Ri­cken­ba­cker 4001

Rock & Folk - - Culte des objets - Pou­ren­sa­voir­plus:www.ri­cken­ba­cker.com

VE­TE­MENT, INS­TRU­MENT OU BI­BE­LOT DE LE­GENDE...

même mi­cro en fer à che­val. Mais, vers 1940, Beau­champ est las­sé de ces échecs com­mer­ciaux et se dé­tache de la so­cié­té. Il meurt d’une crise car­diaque l’an­née sui­vante au cours d’une par­tie de pêche. Adolph Ri­cken­ba­cker, beau­coup moins in­ves­ti dans l’in­dus­trie mu­si­cale que son as­so­cié, pour­suit tant bien que mal la pro­duc­tion d’Elec­tro Strings jus­qu’en 1953, lors­qu’il vend la so­cié­té à Fran­cis C Hall (1909-1999), qui la re­bap­tise Ri­cken­ba­cker Elec­tric Gui­tars. Hall est à l’époque le pa­tron de RTEC, dis­tri­bu­teur des pro­duits Fen­der ; l’en­seigne, grâce à lui, a pu tis­ser un ré­seau de re­ven­deurs à tra­vers tout le pays avec le suc­cès que l’on sait. Au mi­lieu des an­nées 1950, le temps des gui­tares ha­waïennes est dé­fi­ni­ti­ve­ment ré­vo­lu, et le rock’n’roll de­vient la nou­velle ten­dance. Ai­dé du jeune lu­thier al­le­mand Ro­ger Ross­meisl et de Paul Barth, ac­tion­naire his­to­rique d’Elec­tro Strings et di­rec­teur de l’usine, Hall lance les mo­dèles Com­bo 600 et 800, tou­jours équi­pés de l’élec­tro­nique mai­son. En juin 1957, un tout nou­veau mo­dèle de basse élec­trique ap­pa­raît. Ce­lui-ci com­porte une in­no­va­tion ma­jeure pour l’époque : un manche en aca­jou qui tra­verse tout l’ins­tru­ment et un corps consti­tué de deux ailes aux larges échan­crures en érable col­lées de chaque cô­té de cette co­lon­ne­ver­té­brale. Ce pro­cé­dé va per­mettre un ac­cès aux ai­gus et un sus­tain ex­cep­tion­nels. Le mo­dèle, dis­po­nible en fi­ni­tion na­tu­relle (Ma­ple­glo), se­ra pro­po­sé à par­tir de 1958 en Fi­re­glo (dé­gra­dé de ver­nis rouge). Fa­bri­qué jus­qu’en 1984, il va peu à peu lais­ser la place à la vraie star de la marque : la basse 4001, qui voit le jour en 1961. Elle est équi­pée de deux mi­cros, de re­pères tri­an­gu­laires na­crés sur le manche et se­ra dé­cli­née en des tas de ver­sions pour ne cé­der la place qu’en 1983 à son évo­lu­tion, la 4003, tou­jours au ca­ta­logue au­jourd’hui. Lors du concert au Hol­ly­wood Bowl d’août 1964, Paul McCart­ney se fait of­frir une 4001S pour gau­cher et com­men­ce­ra à dé­lais­ser sa fa­meuse Höf­ner 500/1 ( cf R&F 566) à l’époque de “Re­vol­ver” pour cette basse net­te­ment plus pun­chy. Par­mi les afi­cio­na­dos du mo­dèle, on peut éga­le­ment ci­ter les re­gret­tés Ch­ris Squire (Yes) et Lem­my Kil­mis­ter (Motö­rhead) qui, avec McCart­ney, ont (ou ont eu) cha­cun leur mo­dèle si­gna­ture chez Ri­cken­ba­cker.

Jet­glo

En 1975 Ri­cken­ba­cker 4001

SMIC men­suel brut en 1975 = 192 €

(neuve) :

En 2016 Ri­cken­ba­cker 4001 de 1975

Ri­cken­ba­cker 4003

(en par­fait état) : (neuve) :

Com­bien ça coû­tait ?

Com­bien ça coûte ?

Une Ri­cken­ba­cker 4001SB de 1980, en fi­ni­tion

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.