Pauw

Rock & Folk - - Disque - “Ma­cro­cosm Mi­cro­cosm”

CA­RO­LINE En­core du nou­veau aux Pays-Bas. Ici, le groupe Pauw, trio dont le nom si­gni­fie Paon en néer­lan­dais et qui sort son pre­mier al­bum. On lance le disque : au­cun doute, ces ga­mins collent par­fai­te­ment à l’air de temps psy­ché/ ré­tro/ pop/ prog (les termes com­mencent à man­quer) en vi­gueur. On est évi­dem­ment frap­pé par l’abon­dance de so­no­ri­tés ré­fé­ren­tielles (Mel­lo­tron, syn­thés tri­pants, dou­ze­cordes, voix pas­sées dans des filtres louches...). Beau­coup des mor­ceaux de ces jeunes che­ve­lus sont ba­sés sur ce groove de basse bat­te­rie, cer­ti­fié hyp­no­tique de­puis “To­mor­row Ne­ver Knows”. On ne s’en plaint pas mais, après Temples, Foxy­gen et quelques autres, la formule em­ployée par Pauw est fi­na­le­ment as­sez ba­li­sée, ce qui n’est pas le but pre­mier d’un disque psy­ché. Fort heu­reu­se­ment, Rens Ot­tink (bat­te­rie), Eszl du Vois (basse et cla­viers) et Brian Pots (chant et gui­tare) font tout ce­la très bien. Les chan­sons ont de l’am­bi­tion et laissent de­vi­ner chez ces Ba­taves un pen­chant pro­bable pour le Floyd et les ci­ga­rettes de chanvre. L’équi­libre entre chan­sons pop (“In­tents”, “To­day Ne­ver Ends”) et rock pla­nant (“Shamb­ha­la”, qui sonne comme un mor­ceau bo­nus du “Lo­ne­rism” de Tame Im­pa­la) est main­te­nu avec grâce et fi­nesse.

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