Ul­ri­ka Spa­cek

Rock & Folk - - Disque - “The Al­bum Pa­ra­noia”

TOUGHLOVE/DIF­FER-ANT Ne pas s’y trom­per. Mal­gré le nom d’ap­pa­rence fé­mi­nine, Ul­ri­ka Spa­cek est un groupe an­glais mon­té par cinq jeunes hommes ver­sés dans le psy­ché­dé­lisme et le shoe­gaze. Les deux têtes pen­santes du groupe, Rhys Ed­wards et Rhys Williams — con­seil : si on veut que son fils de­vienne mu­si­cien, le nom­mer Rhys semble être por­teur — se sont ren­con­trés à Ber­lin, où leur pas­sion com­mune pour So­nic Youth et My Bloo­dy Va­len­tine les a in­ci­tés à for­mer un groupe. De re­tour à Londres, c’est dans leur ap­par­te­ment qu’ils ont en­re­gis­tré ce pre­mier al­bum, en mode do it your­self to­tal. “The Al­bum Pa­ra­noia”, avec sa po­chette aus­tère et son titre dé­pri­mant, n’est pas un al­bum aus­si sombre que son em­bal­lage vou­drait le faire croire. On y en­tend un groupe, dont les in­fluences sont mul­tiples mais bien as­si­mi­lées, qui réus­sit à se for­ger une iden­ti­té sans ja­mais tom­ber dans la simple co­pie : “I Don’t Know” évoque à la fois Neu! et Spa­ce­men 3, “Por­ce­lain” sonne comme Tame Im­pa­la re­pre­nant du Black Re­bel Mo­tor­cycle Club, “Straw­ber­ry Glue” et “NK” rap­pellent les Dan­dy Wa­rhols pre­mière pé­riode, tan­dis que “Be­ta Male” té­moigne d’un in­té­rêt du groupe pour le shoe­gaze le plus hea­vy qui puisse exis­ter.

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