James Hunter

Rock & Folk - - Disque - “Hold On !”

DAPTONE/DIF­FER-ANT On ne s’éton­ne­ra guère que James Hunter pu­blie son nou­vel al­bum sur Daptone : le chan­teur bri­tan­nique et le la­bel new-yor­kais par­tagent la même fas­ci­na­tion pour la soul vin­tage, à ce­ci près que le pre­mier n’a au­cun in­té­rêt pour ce qui put ad­ve­nir après 1963. Lui voue tout son amour au rhythm’n’blues clas­sieux d’avant les Beatles, bande-son d’un monde au­tre­ment plus op­ti­miste. Pour ap­pré­cier l’art de ce lad an­glais de­ve­nu soul sin­ger, il faut ad­mettre ce blo­cage tem­po­rel, et en­suite sa­vou­rer. La fa­çon dont les riffs de saxo­phones cou­lissent avec l’orgue sur “A Truer Heart” ou “Free Your Mind (When You Still Got Time)”, les choeurs mur­mu­rés en contre­points sur la bal­lade “So­me­thing’s Cal­ling”, la lé­gè­re­té du pia­no sur la bal­lade chuin­tante “In The Dark”, le swing constant de la sec­tion ryth­mique, qui rap­pelle qu’on est ici en pré­sence d’une mu­sique de danse. On peut dé­cor­ti­quer ain­si cha­cun des dix titres (30 mi­nutes au to­tal) et s’émer­veiller de cette science de l’ar­ran­ge­ment mi­nia­ture, am­pli­fiée par la pro­duc­tion dans l’es­prit — on s’en doute — du boss de Daptone, Ga­briel Roth. Les pa­roles sont à l’ave­nant, en ma­jo­ri­té consa­crées aux joies et aux affres de la sé­duc­tion. Rien de tout ce­la, c’est le mi­racle, ne semble ar­ti­fi­ciel. La qua­li­té

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