Je­sus Volt

Rock & Folk - - Disque - “Je­sus Volt”

NOTEABENE/WA­GRAM Je­sus re­vient. Cin­quième ré­sur­rec­tion, plus une pré­di­ca­tion où le mes­sie parle live à ses apôtres. Pre­mière sur­prise : pas de sa­cri­lège dans la têtière. Même pas de titre. Pour ain­si dire, un pre­mier al­bum. Ju­lien Boisseau, bas­siste : “Le­nom­du­grou­peest­dé­jà,en­soi, une­pro­vo­ca­tion.No­tre­col­la­bo­ra­tion avecMarkO­pitz (pro­duc­teur) était com­meun­nou­veau­dé­part,d’oùl’idée d’unal­bum­ho­mo­nyme.” Se­conde sur­prise : ce pro­dige qui s’ac­com­plit entre John Lee Hoo­ker et Motö­rhead, avec James Brown quelque part sur le tra­jet, est moins bru­tal que les disques pré­cé­dents, presque hu­main. “Fee­land­me­lo­dy”, leur ré­pé­tait Opitz, l’Aus­tra­lien qui s’oc­cu­pait na­guère d’AC/DC et d’INXS. Je­sus cherche en ef­fet da­van­tage la chan­son que le co­ma so­nique, mais on est en­core loin des Beatles : il a tou­jours cet épe­ron de boo­gie go­thique qui creuse ses fon­da­tions de­puis le dé­part, et Je­sus joue tou­jours son mi­racle fa­vo­ri : la mul­ti­pli­ca­tion des pains, basse pro­fonde, frappe mas­sue, riffs ci­saillants, chant à la Pa­zu­zu quand il prend Lin­da Blair pour bon­nette. La mélodie est bri­dée mais elle passe, et le chant de Lord Tra­cy a le poids des sub­stances dan­ge­reuses. Ils sont d’ailleurs tous les quatre gran­dioses — Jacques Mé­hard-Bau­dot et Oli­vier

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