Wil­co

Rock & Folk - - Disques Pop Rock - “Sch­mil­co”

DBPM/PIAS Quand un groupe attaque au­jourd’hui son dixième al­bum, il est fort à pa­rier qu’il a dé­jà fait le tour de ses atouts et qu’il est dé­sor­mais condam­né à se ré­pé­ter avec plus ou moins de grâce. Alors, au­tant s’amu­ser de la si­tua­tion. C’est ce que fait Wil­co, en bas­cu­lant corps et âme dans le mi­ni­ma­lisme, avec un al­bum de 37 mi­nutes. Titre sug­gé­rant l’au­to­dé­ri­sion, po­chette pous­sant à l’ab­surde (pour mieux l’élec­tro­cu­ter) l’ap­pel­la­tion de da­drock qui a col­lé un temps aux basques du groupe de Chi­ca­go, et douze com­po­si­tions mi­nia­tures. L’an der­nier, “Star Wars”, plus brui­tiste, re­po­sait dé­jà sur le même dé­pouille­ment ins­tru­men­tal. Cette an­née, ce n’est ni “L’Em­pire Con­treAt­taque” ni “L’Attaque Des Clones”, mais une collection pop, où Jeff Twee­dy dé­balle un mo­tif en ap­pa­rence simple pour mieux lais­ser ses aco­lytes le tri­tu­rer et le cor­rompre en ar­rière-plan. “Nope” bas­cule dis­crè­te­ment du folk blue­sy au riff de hard en moins de deux mi­nutes, la bat­te­rie de Glenn Kotche dé­tourne “Cry All Day” sans avoir l’air d’y tou­cher, et la basse de John Stir­ratt s’ap­pro­prie par ses ron­deurs “So­meone To Lose”. On est certes sou­vent plus proche de l’es­quisse fa­çon pre­miers al­bums de McCart­ney que des somp­tuo­si­tés de “Yan­kee Ho­tel Fox­trot”

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