The Pri­so­ners

Rock & Folk - - Rééditions - “THE WISERMISERDEMELZA”

Big Beat (im­port Gi­bert Jo­seph) Après la sé­pa­ra­tion des Jam en 1983, les mods du re­vi­val, or­phe­lins, se trou­vèrent de nou­veaux hé­ros, au mo­ment où la scène de­ve­nait de plus en plus pu­riste et ré­tro­grade. Les Pri­so­ners, pe­tits frères des Milk­shakes de Billy Chil­dish, hé­ros de la clique Med­way, étaient d’autres mods, sauf qu’ils se contre­fou­taient des Jam, des par­kas et des scoo­ters, et ne son­naient ab­so­lu­ment pas comme tous les tâ­che­rons du re­vi­val de 1979 (qui fai­saient gé­né­ra­le­ment du punk light ou de la po­wer pop ra­tée) : leur truc à eux, c’est le bri­tish beat des Pret­ty Things, les ins­tru­men­taux des Small Faces du dé­but, et pas mal de ga­rage clas­sique amé­ri­cain. Leur pre­mier al­bum, “A Taste Of Pink”, fit sen­sa­tion à sa sor­tie, tan­dis que la ner­vo­si­té du groupe et l’orgue de James Tay­lor (fu­tur James Tay­lor Quar­tet) firent ra­pi­de­ment ou­blier Paul Wel­ler et les siens. “The Wisermiserdemelza”, sor­ti en 1983 et pro­duit par Phil Che­vron des Ra­dia­tors (et bien­tôt, des Pogues), bien qu’en­re­gis­tré en six jours, de­vait cor­ri­ger l’ama­teu­risme de “A Taste Of Pink”. Au ni­veau so­nore, ce fut un pas en avant, même si la voix de Gra­ham Day — for­cée à mort — n’est pas tou­jours fa­cile à en­cais­ser et que ses com­po­si­tions sont ra­re­ment in­ou­bliables. Le groupe compte néan­moins beau­coup de fans, qui se pro­cu­re­ront cette énième ré­édi­tion en­ri­chie d’une di­zaine de bo­nus.

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