Mi­chael Nau

Rock & Folk - - Disques Poprock - “Mo­wing”

FULLTIMEHOBBY/PIAS Pre­mier al­bum d’un mec sor­ti de nulle part (en gros, de la cam­pagne états-unienne, d’un peu par­tout et de n’im­porte où), sur le­quel on n’a rien à ra­con­ter. Juste de la mu­sique à écou­ter et à dé­crire... Dur pour les afi­cio­na­dos du re­co­piage de dos­sier de presse. Même pas peur. Pre­mière évi­dence : at­ten­tion, soft rock ! C’est le grand re­tour du doux, du mou, du gen­til. Le punk n’a ja­mais exis­té. On est à peu près en 1973, là. Pour­quoi pas ? Doit-on n’ai­mer qu’un style de mu­sique ? N’a-t-on pas le droit à un peu de contra­dic­tions ? Mer­ci. Du dé­but à la fin, on est ber­cé par une sim­pli­ci­té acous­tique et une évi­dence mé­lo­dique proches d’un McCart­ney 1970 (“In There”). La voix, un peu gen­tillette, nous en­gour­dit to­ta­le­ment... très douce, qui évoque quel­qu’un du pas­sé, mais qui ? On n’ar­rive pas vrai­ment à mettre la main des­sus. Steve For­bert ? Ian Mat­thews ? Ce genre de gars que l’his­toire of­fi­cielle n’a pas re­te­nus... Car c’est la voix de Mi­chael Nau qui nous plonge dans les an­nées 1970 (“So, So Long”), pas uni­que­ment le Mel­lo­tron (il y en a aus­si). Et puis les construc­tions har­mo­niques, un peu de Len­non, de Beach Boys (sans les choeurs !). C’est bru­meux, on n’ar­rive pas à re­te­nir une seule mé­lo­die, ni le moindre bout de texte, tout se confond va­gue­ment, il n’y

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