Nos chers zom­bies

Rock & Folk - - Video Games -

“CALL OF DU­TY : IN­FI­NITE WARFARE”, chez Ac­ti­vi­sion, pour PS4, XboxOne et PC, et pré­cé­dé d’une cam­pagne mar­ke­ting type rou­leau com­pres­seur, avec Axl Rose au mi­cro braillant “Wel­co­me­to­theJungle”, marque la suite de la fran­chise dé­diée au car­nage to­tal. Trei­zième épi­sode pour le FPS le plus plé­bis­ci­té au monde, qui aban­donne ici les guerres pas­sées et pré­sentes pour une plon­gée dans un fu­tur d’apo­ca­lypse, pro­met­tant des af­fron­te­ments épiques. On in­carne le lieu­te­nant Reyes, pi­lote d’une uni­té d’élite, qui va de­voir re­pous­ser les in­ten­tions bel­li­queuses de la Set­tle­ment De­fense Force, as­so­cia­tion à but ré­so­lu­ment non hu­ma­niste. Un scé­na­rio qui as­sume son ma­ni­chéisme. Car ici la seule chose qui compte, c’est de s’y croire. C’est de mon­ter au front avec les mains moites et les tripes nouées. On se dé­chire au sol, évi­dem­ment, “Call Of Du­ty” a construit sa lé­gende sur ce type de pro­gres­sion, mais dé­sor­mais éga­le­ment dans les Cieux en pi­lo­tant un vais­seau spa­tial der­nier cri. Mis­sions prin­ci­pales, mis­sions se­con­daires, une map du sys­tème so­laire per­met­tant de choi­sir à vo­lon­té sa des­ti­na­tion, cette dé­cli­nai­son em­pêche tout en­nui et as­sure de longues heures de flin­gage hys­té­rique aux ama­teurs de conflits gé­né­ra­li­sés. Dy­na­mique, violent, dense et dé­me­su­ré, cet épi­sode d’an­ti­ci­pa­tion ne tra­hit pas l’es­prit COD — on re­trouve d’ailleurs nos chers zom­bies — et as­sure à la fran­chise guer­rière de squat­ter, une énième fois, le haut des clas­se­ments des ventes. Et pour les ga­mers pos­sé­dés, Ac­ti­vi­sion pro­pose même une édi­tion Legacy, com­pre­nant le jeu ain­si que le “Call Of Du­ty Mo­dern Warfare Re­mas­te­red”, avec cam­pagne et dix cartes mul­ti­joueur. Mer­ci qui ? Tou­jours au rayon flin­gage dé­men­tiel et fu­tu­riste, EA ba­lance “TITANFALL 2”, pour PS4, XboxOne et PC. Moins ins­tal­lé que son grand frère “Call Of Du­ty”, ce FPS ro­bo­tique pos­sède quand même bien des atouts pour s’ins­crire dans la du­rée. Après un pre­mier vo­let qui avait su fé­dé­rer les adeptes de bas­tons bur­nées, le titre re­vient avec une vraie cam­pagne so­lo et des en­vies tan­gibles de ti­tiller la concur­rence. La trame est vé­ri­ta­ble­ment anec­do­tique : deux camps, deux vi­sions, une vic­toire à dé­cro­cher. Le hé­ros, Jack Coo­per, trou­fion lamb­da, se glisse dans la peau mé­tal­lique d’un Ti­tan et dé­gomme tout ce qui bouge. C’est in­tense, sou­vent, ex­plo­sif, tout le temps, et par­fois même ju­bi­la­toire. Et il y a éga­le­ment quelques (bonnes) sur­prises qui per­mettent à l’en­semble de se dé­mar­quer, comme cette pos­si­bi­li­té of­ferte au joueur de voya­ger dans le temps. Et JoeyS­tarr prête sa voix ro­cailleuse à l’un des per­son­nages dans la ver­sion fran­çaise. Pas mal. Elle ex­plore le monde de­puis vingt ans dé­jà et elle n’a pas pris une ride. Tou­jours aus­si sexy et ama­zone, mo­ti­vée et in­dé­pen­dante, La­ra Croft compte bien souf­fler ses bou­gies comme il se doit. “RISE OF THE TOMB RAIDER : 20e AN­NI­VER­SAIRE”, chez Square Enix/ Crys­tal Dy­na­mics, pour PS4, XboxOne et PC, n’est pas qu’une énorme ma­de­leine de Proust, non. Ce n’est pas qu’un nou­veau re­boot des aven­tures de l’hé­roïne qui col­lec­tionne le plus de cou­ver­tures de ma­ga­zines dans l’his­toire du jeu vi­déo et qui peut re­ven­di­quer 46 mil­lions d’exem­plaires écou­lés. C’est avant tout l’as­su­rance de pou­voir pro­lon­ger une ex­pé­rience unique dé­bu­tée à l’époque où le grunge si­gni­fiait en­core quelque chose... La­ra ex­plore la Si­bé­rie en ver­sion gon­flée, avec un nou­veau mode so­lo in­ti­tu­lé “Les Liens Du Sang”, un nou­veau mode En­du­rance en co­op, des nou­veaux conte­nus et tous les DLC ! Les amou­reux de l’aven­tu­rière aux formes pro­met­teuses vont se pros­ter­ner. Les autres pré­fè­re­ront sans doute at­tendre une vé­ri­table suite, 100 % in­édite... “THE ELDER SCROLLS V : SKYRIM SPECIAL EDI­TION”, chez Be­thes­da Soft­works, pour tous sup­ports, c’est le grand re­tour d’un épi­sode phare du jeu culte d’he­roic fan­ta­sy, cinq ans après sa sor­tie, adap­té pour les consoles nou­velle gé­né­ra­tion. Et c’est une claque. Une vraie ! Du Tol­kien sous tes­to­sté­rone, des dra­gons de par­tout, une sa­ga hors norme, une ré­créa­tion ver­ti­gi­neuse, of­frant des cen­taines d’heures de quête, au coeur d’un monde ima­gi­naire de toute beau­té, en at­ten­dant un sixième épi­sode. Im­pres­sion­nant. En­fin, comment ne pas ver­ser une larme de bon­heur nos­tal­gique de­vant la console NINTENDO CLAS­SIC MI­NI : NINTENDO ENTERTAINMENT SYS­TEM ? La firme ja­po­naise res­sus­cite la console lé­gen­daire, la fa­meuse NES que les post-ado­les­cents de la fin du 20e siècle ont tant vé­né­rée. Le mo­dèle contem­po­rain res­semble à l’ori­gi­nal mais tient dans la main. À l’in­té­rieur, les plus grands clas­siques de l’époque pré-ins­tal­lés (et avec la pos­si­bi­li­té de sau­ve­gar­der ses pro­gres­sions !): Su­per Ma­rio, Me­troid, Zel­da, Don­key Kong, Double Dra­gon, Ghosts’n Go­blins, Pac-Man, Cast­le­va­nia... For­mi­dable !

116 R&F JAN­VIER 2017

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