Mark Eit­zel

Rock & Folk - - Disques Pop Rock - “Hey Mr Fer­ry­man”

DECOR/LABALEINE En 2001, l’homme réa­li­sait l’un des meilleurs al­bums de sa dis­co­gra­phie — aus­si bien en so­lo qu’à la tête de son groupe Ame­ri­can Mu­sic Club. Seize ans après, son titre, “The In­vi­sible Man”, re­vêt la même di­men­sion au­to­bio­gra­phique, tant le manque de re­con­nais­sance de ce Ca­li­for­nien frô­lant la soixan­taine — après avoir frô­lé la mort en 2011 — file le blues. Pour­tant, à l’ins­tar de son com­pa­triote Josh Rouse ou du cou­sin aus­tra­lien Pe­ter Mil­ton Walsh, c’est dans d’autres cou­rants mu­si­caux que Mark Eit­zel puise avec brio son ins­pi­ra­tion, ti­raillé entre la sé­ré­ni­té du folk, la dou­ceur du jazz (op­tion Chet Ba­ker), la cha­leur de la soul et les sou­bre­sauts du rock. A prio­ri, rien ne le pré­des­ti­nait à croi­ser la route de Ber­nard But­ler, ex-gui­ta­riste flam­boyant de Suede de­ve­nu pro­duc­teur émé­rite (Duf­fy, Black Kids, Ben Watts...). Leur ren­contre tient d’ailleurs de ce ha­sard qui fait par­fois bien les choses. Pour preuve, les onze chan­sons de “Hey Mr Fer­ry­man”, par­mi les plus élé­gantes com­po­sées par l’Amé­ri­cain et sur les­quelles l’An­glais joue de (presque) tous les ins­tru­ments. Entre joie conte­nue et mé­lan­co­lie me­su­rée, d’une voix en­chan­te­resse, Eit­zel jongle avec les sen­ti­ments, signe une belle ou­ver­ture pop (“The Last Ten Years”, im­pa­rable), plonge dans une

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