Gold­frapp

Rock & Folk - - Disques Pop Rock -

“Sil­ver Eye” MUTE/PIAS

Quatre ans de ré­flexion pour les duet­tistes et quatre ans d’abs­ti­nence pour les fans, le point de vue di­verge tou­jours quand le dé­lai d’at­tente de­vient trop pré­oc­cu­pant. Une nou­velle fois, Ali­son Gold­frapp et Will Gre­go­ry évitent soi­gneu­se­ment de re­faire tout à fait la même chose que le pré­cé­dent al­bum. Là, l’en­semble donne dans l’elec­tro at­mo­sphé­rique qui pour­rait ser­vir de bande-son à n’im­porte quel film de Pe­ter Jack­son. La pro­duc­tion est d’une am­pleur im­pres­sion­nante même sur des titres un peu plus in­ti­mistes comme “Beast That Ne­ver Was” qui per­met de bien ap­pré­cier les ar­ran­ge­ments in­tel­li­gem­ment dis­po­sés en ar­rière-plan tout au long du titre. C’est du bel ou­vrage qui in­cite en­core à pio­cher dans la ré­fé­rence ci­né­ma­to­gra­phique mais, ce coup-ci, du cô­té de chez Jacques Ta­ti tant cet al­bum est truf­fé de titres qui in­citent l’au­di­teur à plon­ger dans les en­ceintes pour s’im­mer­ger com­plè­te­ment dans le su­jet. Là où l’au­di­teur s’aper­çoit que le son est vrai­ment énorme, c’est en se fo­ca­li­sant sur la note d’in­tro ré­pé­tée de “Eve­ry­thing Is Ne­ver Enough”. Au dé­part, on a presque l’im­pres­sion que la suite s’an­nonce ché­tive avant d’être, pro­gres­si­ve­ment, em­por­té par l’ef­fet de ma­rée mon­tante élec­tro­nique qu’est la suite du mor­ceau. Pa­reil pour le bien nom­mé “Ocean” qui clôt l’al­bum. Pour ce qui est du reste, les ama­teurs d’elec­tro plus conven­tion­nelle pour­ront tou­jours se rac­cro­cher à des titres comme “Any­more” ou “Ti­ger­man” à la construc­tion moins com­plexe mais tout aus­si ef­fi­cace pour ce qui est d’ob­te­nir du dé­han­che­ment sur la piste de danse. Au fi­nal, une at­tente sans doute longue mais un ré­sul­tat très lar­ge­ment au-des­sus de la moyenne. ✪✪✪✪ GEANT VERT

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