GUILLAUME CA­NET

En in­ti­tu­lant son film “Rock N Roll”, l’ac­teur ci­néaste de­vait bien s’at­tendre à ce qu’on dé­barque dans sa dis­co­thèque.

Rock & Folk - - Sommaire 596 - Be­noît Sa­ba­tier

At­ten­tion, le titre du film est un faux ami : “Rock N Roll” ne traite pas du cas Chuck Ber­ry, sa bande ori­gi­nale n’in­clut au­cun El­vis ou Jer­ry Lee Le­wis, pas de ré­fé­rence au bi­naire fif­ties ; il ne s’agit pas non plus de re­la­ter une épo­pée mu­si­cale gor­gée de ré­bel­lion et sub­ver­sion ; ni de convo­quer un es­prit qui ren­ver­rait aux Stooges ou Guns N’Roses, une sau­va­ge­rie pé­trie de sexe & drogues ; ni même d’un film à l’es­thé­tique lor­gnant sur les Clash, Ra­mones ou Stray Cats. “Rock N Roll” n’est pas pour au­tant une grande es­cro­que­rie : dé­jà, parce que le terme, dans ce film du même nom, est pris dans un sens qui jus­te­ment doit beau­coup au rock’n’roll : la jeu­nesse. Guillaume Ca­net, ac­teur et réa­li­sa­teur de 43 ans, joue Guillaume Ca­net, un per­son­nage en pleine crise qua­dra. Cette co­mé­die dé­cape, dé­rape, pro­voque hi­la­ri­té, ré­flexion, an­goisse, et sou­lève ces di­lemmes : comment, pas­sé un cer­tain âge, gar­der sa niaque, sa co­oli­tude, une dé­sin­vol­ture rock’n’roll ? Comment pas­ser entre les gouttes de la rin­gar­di­sa­tion ? Comment res­ter dé­si­rable dans un monde où vieillir c’est perdre toute at­trac­ti­vi­té, sexap­peal ? Des ques­tions qui se posent aus­si pour le rock’n’roll lui-même, ce vieux pé­pé de 63 ans, in­ter­ro­ga­tion trai­tée dans le film à tra­vers une scène (poi­lante) met­tant en scène John­ny Hal­ly­day. Ce long mé­trage est rock’n’roll comme “Ça Plane Pour Moi” de Plas­tic Ber­trand est punk : de fa­çon pa­ro­dique, et fi­na­le­ment jouis­sive. La dif­fé­rence, c’est que contrai­re­ment à Plas­tic c’est vrai­ment Guillaume Ca­net qui chante ce tube dans son film, c’est aus­si vrai­ment lui qui l’a écrit, joue de­dans, le réa­lise, et nous parle ici des disques de sa vie.

R&F : Des al­bums pro­duits par Phil Spec­tor...

Guillaume Ca­net : Oui ! Dans mon film “Blood Ties”, j’ai uti­li­sé “Then He Kis­sed Me” des Crys­tals... Spec­tor, on le voit dans “Ima­gine”, le do­cu. Un film qui m’a beau­coup ins­pi­ré, qui m’a aus­si don­né en­vie de faire du ci­né­ma. Il y a cette scène où un mec est en bas du per­ron de Len­non, il est en train de lui ex­pli­quer qu’il sait que Len­non parle pré­ci­sé­ment de lui dans ses chan­sons, Len­non es­saie de lui dire que pas du tout, que ce ne sont que des coïn­ci­dences, que ça n’a rien à voir, et puis on les voit dans la cui­sine, le mec est en train de bouf­fer, et la ma­nière dont ils se re­gardent tous les deux, c’est dingue... Len­non est lié à ma vie, j’ai tous ses al­bums, j’adore aus­si “Mind Games”, avec ce mor­ceau splen­dide, “Bring On The Lu­cie (Fre­da Peeple)”... R&F : Donc à la ques­tion Beatles ou Stones, vous êtes obli­ga­toi­re­ment Beatles ? Guillaume Ca­net : Sauf que je n’ai ja­mais com­pris cette op­po­si­tion. J’ai vu plein de do­cu­men­taires sur les deux groupes, on voyait à quel point ils étaient potes. A la base, oui, j’étais très Beatles — entre 13 et 16 ans. Mais à par­tir de 17-18 piges, j’ai vrai­ment com­men­cé à ai­mer les Stones. R&F : Après votre pre­mière ac­qui­si­tion, Len­non, qu’est-ce qu’il y a eu ? Guillaume Ca­net : Le deuxième al­bum que j’ai ache­té, ça de­vait être Led Zep­pe­lin, le “II”, avec “Whole Lot­ta Love”. En­suite, il y a eu Scor­pions, Ste­vie Won­der... J’ado­rais “Love Is All”, par le bas­siste de Deep Purple, Ro­ger Glo­ver, avec ce clip, un des­sin ani­mé avec une gre­nouille. R&F : Qui vous gui­dait dans vos choix ? Guillaume Ca­net : Ça vient beau­coup de mes pa­rents. Mon père en­re­gis­trait sur bandes tous les vi­nyles qu’on avait à la mai­son, parce que tous les week-ends à par­tir d’avril, quand il com­men­çait à faire beau, il y avait une cin­quan­taine de per­sonnes, avec leurs en­fants, qui dé­bar­quaient à la mai­son, un pa­villon à Plai­sir dans les Yve­lines, et on fai­sait la fête tout le week-end, sur la bande que pas­sait mon père, du Earth, Wind & Fire, Bo­ney M, Ste­vie Won­der, ça dan­sait toute la nuit... R&F : Et le jour ? Des clas­siques se­ven­ties, comme “The Dark Side Of The Moon”, “Har­vest” ? Guillaume Ca­net : Pink Floyd, oui... Mais ce­lui qui m’a le plus mar­qué, c’est Van Mor­ri­son, l’al­bum “Moon­dance”, avec le mor­ceau “Ca­ra­van”.

Une de ses chan­sons que je pré­fère, c’est “Sweet Thing”, sur “As­tral Weeks”, su­blime. Je vou­lais l’uti­li­ser dans un de mes films, mais im­pos­sible d’ob­te­nir les droits, je ne m’en suis tou­jours pas re­mis. Il y avait aus­si à la mai­son plein d’al­bums de Bob Dy­lan. Je connais par coeur “Blo­win’ In The Wind”, “Mr Tam­bou­rine Man”, “Just Like A Wo­man”, “Like A Rol­ling Stone”, “I Want You”...

R&F : Vous avez joué dans un film réa­li­sé par un proche de Dy­lan... Guillaume Ca­net : Oui, dans “The Day The Po­nies Come Back” de Jer­ry Schatz­berg. C’est lui qui a fait la po­chette de “Blonde On Blonde” ! Il a pris plein d’autres pho­tos de Dy­lan, su­blimes... Il m’a ra­con­té ses aven­tures avec Dy­lan, mais aus­si Ji­mi Hen­drix... R&F : Dy­lan jouait avec The Band, un groupe que vous ai­mez...

Guillaume Ca­net : Que j’adore ! Je suis de­ve­nu très pote avec Rob­bie Ro­bert­son, le gui­ta­riste du groupe, je suis un fan ab­so­lu. J’ai uti­li­sé “The Weight” dans “Les Pe­tits Mou­choirs”. “The Last Waltz”, le film de Scor­sese sur le Band, c’était la plus grande claque de ma vie, un mo­ment d’an­tho­lo­gie pour moi. Je me suis re­trou­vé à New York il y a sept ans pour jouer dans un film qui s’ap­pelle “Last Night”, avec Kei­ra Knight­ley et Eva Mendes, pro­duit par Nick Wechs­ler. Je parle avec ce der­nier, je lui dis que je suis fan de “The Last Waltz” et Rob­bie Ro­bert­son, il se marre, je ne com­pre­nais pas pour­quoi... Et le len­de­main, on frappe à la porte de ma loge : c’était Ro­bert­son ! Car en fait, Rob­bie est le par­rain de la fille de Wechs­ler ! J’ai pas­sé la jour­née avec lui, il m’a ra­con­té plein d’anec­dotes, sur le conflit de “The Last Waltz” op­po­sant Bob Dy­lan et Van Mor­ri­son, Dy­lan ne vou­lait pas chan­ter à la fin parce que Van Mor­ri­son était là, les em­brouilles avec les pro­mo­teurs, les sa­la­diers de coke, plein d’his­toires dé­men­tielles !

Je trip­pais sur le 45 tours

R&F : C’est sur­tout votre père qui a fait votre édu­ca­tion mu­si­cale quand vous étiez pe­tit ? Guillaume Ca­net : Ma mère aus­si m’a trans­mis sa pas­sion : elle, c’était El­vis. Quand j’étais tout ga­min, elle écou­tait El­vis sans ar­rêt, donc moi aus­si. On avait la VHS d’un film dans le­quel il joue et chante, “King Creole”, je le re­gar­dais en boucle. “Sus­pi­cious Minds”, c’est ex­tra­or­di­naire. J’adore sa pé­riode se­ven­ties, les concerts à Las Ve­gas. R&F : Quand vous avez 14 ans, ce sont les an­nées new wave, The Cure, Depeche Mode, New Or­der...

Guillaume Ca­net : J’ai plein de potes qui étaient à fond là-de­dans, mais moi, bi­zar­re­ment, pas du tout, je n’ac­cro­chais pas. J’étais plus rock, blues, voire coun­try, gui­tares... Je n’ai ja­mais été très mu­sique élec­tro­nique, même si plus tard, j’ai ai­mé Mas­sive At­tack et Por­ti­shead. Daft Punk, OK, mais les concerts, je pré­fère voir l’in­ter­pré­ta­tion, des ins­tru­men­tistes, les live elec­tro, je me fais un peu chier. R&F : Dans la bande-son de “Rock N Roll”, vous avez quand même mis de la new wave, du OMD, du Al­pha­ville... Guillaume Ca­net : Al­pha­ville, “Fo­re­ver Young”, c’est parce que le thème colle to­ta­le­ment à l’his­toire du film. Et puis ce mor­ceau me rap­pelle les an­nées 80, c’est lié à plein de sou­ve­nirs. Je vou­lais qu’on sente ça, que mon per­son­nage blo­quait dans ces an­nées-là, comme la sé­rie fa­çon “Mag­num” dans la­quelle il joue. R&F : Ni­veau an­nées 80, vous ai­mez U2 ?

Guillaume Ca­net : Sur­tout un al­bum : “Rat­tle And Hum”. Un chef-d’oeuvre. Comme, à la même pé­riode, “Let Love Rule” de Len­ny Kra­vitz, un al­bum par­fait, ex­tra­or­di­naire, du pre­mier au der­nier titre. Il y a de­dans du Len­non, du Lou Reed, tout ce que j’aime. “Rat­tle And Hum”, je l’ai ré­écou­té il n’y a pas long­temps en vi­nyle, il est dé­ment. “The Jo­shua Tree” aus­si est su­per. J’ai pris “With Or Wi­thout You” dans “Ne Le Dis A Per­sonne”. De cette pé­riode, j’aime éga­le­ment Crow­ded House, le mor­ceau “Don’t Dream It’s Over” me rap­pelle plein de sou­ve­nirs, ça m’a ins­pi­ré une scène...

R&F : Vous vous sou­ve­nez du pas­sage du vi­nyle au CD ?

Guillaume Ca­net : Com­plè­te­ment. Je trip­pais sur le 45 tours vi­nyle de “Still Lo­ving You”, de Scor­pions, avec cette na­na à che­val sur un mec, qui la ta­touait, c’était sexe, j’étais ga­min. Quand on est pas­sés au CD, on a per­du ça, ni­veau vi­suel. Alors qu’on pen­sait que c’était gé­nial, pour le son, mais pas du tout. Alors au­jourd’hui on aime re­ve­nir aux vi­nyles. La mu­sique com­plè­te­ment com­pres­sée sur les té­lé­phones, c’est flip­pant.

Pour la blague

R&F : Au ly­cée, en 1989-1990, vous écou­tez quoi, c’est la pé­riode Pixies, REM ? Guillaume Ca­net : Ah oui, je me rap­pelle bien REM ! Mais j’écou­tais sur­tout Guns N’Roses, puis Nir­va­na. Et puis des trucs plus vieux, les Clash... R&F : Nir­va­na, c’était un choc ? Guillaume Ca­net : Un raz-de-ma­rée, un vrai phé­no­mène, avec une po­chette mar­quante, ce bé­bé dans l’eau qui veut cho­per le billet, j’ai ache­té le disque illi­co.

R&F : Vous avez 21 ans quand sort “Grace” de Jeff Bu­ck­ley. Vous uti­li­se­rez “Li­lac Wine” dans votre film “Ne Le Dis A Per­sonne”...

Guillaume Ca­net : Très grand fan de cet al­bum. Au-de­là de l’as­pect mu­si­cal, il y a une di­men­sion spi­ri­tuelle dans sa mu­sique, dans son his­toire aus­si, avec son père qui est mort d’une over­dose, et lui qui s’est noyé... Il fal­lait ab­so­lu­ment que j’aie “Li­lac Wine”, ça ajoute une charge émo­tion­nelle in­croyable à la scène. Sa voix est tel­le­ment pure, ma­gique ! J’adore aus­si Ra­dio­head : dès le pre­mier al­bum, “Pa­blo Ho­ney”, avec “Creep”. La voix de Thom Yorke, ça tend vers le di­vin, il y a une même di­men­sion que chez Jeff Bu­ck­ley, un truc cris­tal­lin vrai­ment dingue. R&F : Vous chan­tez dans “Rock N Roll”, vous faites une re­prise de “Ça Plane Pour Moi”... Guillaume Ca­net : Il est gé­nial, ce mor­ceau ! Il avait été re­pris par

So­nic Youth, c’est la ver­sion qu’en en­tend d’abord dans le film, et puis on a dé­ci­dé nous aus­si de le re­prendre, pour le gé­né­rique de fin. Avec Mat­thieu Ché­did, il y avait Yo­de­lice, Pa­trice Ren­son, JEJ, on a pas­sé un après-mi­di en stu­dio, on s’est écla­tés ! Le mor­ceau est tel­le­ment bien. Ça m’a rap­pe­lé mon ado­les­cence, quand j’avais 14-15 ans, on avait mon­té un groupe avec des potes pour se mar­rer, on s’ap­pe­lait The Sha­dows, on fai­sait sur­tout des re­prises — nos mor­ceaux à nous étaient tout bi­don. J’étais à la gui­tare, on re­pre­nait les Beatles, les Stones, Cree­dence Clear­wa­ter Re­vi­val...

R&F : Cree­dence Clear­wa­ter Re­vi­val, vous avez uti­li­sé “For­tu­nate Son” dans “Les Pe­tits Mou­choirs”...

Guillaume Ca­net : J’adore ce groupe ! J’écou­tais “For­tu­nate Son” tous les jours quand je jouais au théâtre, avant de mon­ter sur scène. Quand le ri­deau était en­core fer­mé, je pre­nais pos­ses­sion de la scène en écou­tant ça à fond. Je dan­sais, en transe, avant de com­men­cer la pièce. On était en tour­née, c’était pour moi une ma­nière de m’ap­pro­prier la scène, comme un ta­ré, à fond. “For­tu­nate Son” me met­tait dans l’am­biance.

R&F Ties”...: Vous avez aus­si mis du Vel­vet Un­der­ground, dans “Blood Guillaume Ca­net : Oui, “He­roin”, une scène en rap­port avec ce titre... Sa­chant que c’est mon al­bum pré­fé­ré du Vel­vet, ce­lui avec la ba­nane, “The Vel­vet Un­der­ground & Ni­co”. J’ai tou­jours ado­ré Lou Reed, sa voix, les pa­roles, la mu­si­ca­li­té... R&F : Il y a un run­ning gag dans “Rock N Roll” concer­nant De­mis Rous­sos : c’est pu­re­ment mo­queur ? Guillaume Ca­net : Mais non ! J’adore vrai­ment les Aphro­dite’s Child . Je vais pas­ser pour un gros rin­gard, mais “Rain And Tears”, “It’s Five O’Clock”, ce sont des chan­sons splen­dides, et le mec chante ma­gni­fi­que­ment. R&F : Quels sont les concerts qui vous ont le plus mar­qué ? Guillaume Ca­net : La pre­mière par­tie de Len­ny Kra­vitz, as­su­rée par Ro­bert Plant, à Ber­cy, en 1993 : pfff ! J’en ai pris plein la gueule. J’ai vu aus­si Cal­vin Rus­sell, un grain de voix, une su­per gui­tare, très mar­quant. Der­niè­re­ment, j’ai vu John­ny, John­ny Hal­ly­day, à la Ro­chelle : qu’on aime ou pas, c’est dingue à 73 ans d’en­voyer du bois comme ça. R&F : C’était une évi­dence de lui faire jouer son propre rôle, dans “Rock N Roll” ?

Guillaume Ca­net : C’est quand même un mec qui a fait beau­coup pour le rock en France. Ça me fai­sait mar­rer que mon per­son­nage, quand une na­na lui dit qu’il n’est pas rock’n’roll, aille trou­ver John­ny pour avoir des conseils ! Il se re­trouve face à John­ny qui lui ex­plique que le rock est mort, qu’être ro­cker, péter une chambre d’hô­tel, ça ne veut plus rien dire, c’est rin­gard ! Que main­te­nant, les ro­ckers mangent bio et font

“Je me rap­pelle bien REM ! Mais j’écou­tais sur­tout Guns N’Roses”

du sport, comme Bo­no ! S’ils fument, c’est en ca­chette. C’est lui qu’il fal­lait pour ce rôle, alors qu’il n’y a pas de doute : John­ny, il est rock. J’adore “Der­rière L’Amour”, son mor­ceau de 1976 (il se met à chan­ter). Chez les Fran­çais, j’aime les clas­siques, Du­tronc, Gains­bourg, et puis Ba­shung, le roi, “Osez Jo­sé­phine”, su­per clip — sa­chant que son al­bum que je pré­fère, c’est peu­têtre son der­nier, “Bleu Pé­trole”. R&F : Dans vos bandes-son, on voit clai­re­ment votre pas­sion pour la soul...

Guillaume Ca­net : Oui, j’ai mis des clas­siques, Mar­vin Gaye, Otis Red­ding, Gla­dys Knight, O’Jays, Is­ley Bro­thers, et d’autres moins connus : j’adore Lee Moses, le mor­ceau “Bad Girl”, quelle voix ! Il y a aus­si One Way, “You Can Do It”. Et mes pré­fé­rés : To­wer Of Po­wer. Leur al­bum “To­wer Of Po­wer”, qui date de 1973, avec “What Is Hip ?”, est ex­tra­or­di­naire, com­plè­te­ment dingue, my­thique. La bande-son de “Blood Ties”, il y a aus­si du Al Wil­son, “Do What You Got­ta Do”, du Do­ris Troy, Bet­tye LaVette, je me suis fait plai­sir, j’ai mis tout ce que j’ai­mais. Pas seule­ment de la soul : j’étais tel­le­ment heu­reux d’uti­li­ser “Crim­son And Clo­ver” de Tom­my James And The Shon­dells.

R&F : Ces der­nières an­nées, quels groupes vous ont in­té­res­sé ?

Guillaume Ca­net : Les White Stripes. J’ai des potes, Alex et Mar­tin, qui ont fait beau­coup de leurs clips. Les White Stripes, dans la voix, les gui­tares, la com­po, on re­vient à tout ce que j’aime. Il y avait aus­si Franz Fer­di­nand, j’adore leur pre­mier al­bum, avec “Take Me Out”, mais après, je n’ai pas sui­vi leur par­cours. R&F : Jus­te­ment, quels sont les ar­tistes que vous avez tou­jours sui­vis, sur la lon­gueur ? Guillaume Ca­net : On a dé­jà par­lé de Ba­shung. Il y a aus­si Bo­wie, bien sûr. “Zig­gy Star­dust”, avec “Moo­nage Day­dream”, c’est mon al­bum pré­fé­ré, mais j’ai tou­jours écou­té les disques qu’il sor­tait. R&F : Pour ter­mi­ner, si vous n’aviez droit qu’à un al­bum à em­por­ter sur une île dé­serte ?

Guillaume Ca­net : La BO de “Il Etait Une Fois En Amé­rique”, d’En­nio Mor­ri­cone. Non seule­ment la mu­sique est su­blime, et en plus, elle me re­mé­mo­re­ra le film : une fa­çon d’avoir du son et des images, au plus haut ni­veau ar­tis­tique. Film “Rock N Roll” (ac­tuel­le­ment en salles)

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