The Spen­cer Da­vis Group

“TAKING OUT TIME - COMPLETE RE­COR­DINGS 1967-1969”

Rock & Folk - - Rééditions - RPM (im­port Gi­bert Jo­seph)

Lors­qu’en 1967, le pro­di­gieux Steve Win­wood quit­tait le Spen­cer Da­vis Group pour fon­der Traf­fic après avoir connu plu­sieurs suc­cès mons­trueux (“Gimme Some Lo­vin’ ”, “I’m A Man”, “Keep On Run­ning”), l’ave­nir du groupe ne s’an­non­çait pas ra­dieux. Il ne le fut pas. Bien que ma­ni­fes­te­ment in­ca­pable de re­trou­ver l’ivresse des charts, le groupe conti­nua néan­moins à en­re­gis­trer, avec un nou­veau gui­ta­riste ve­nu des ex­cel­lents Fleurs De Lys et un or­ga­niste chan­teur échap­pé de A Wild Un­cer­tain­ty, le très cor­rect Ed­die Har­din (Ro­bert Plant avait un temps été en­vi­sa­gé pour rem­pla­cer Win­wood). Mais le per­son­nel de­vait en­core chan­ger avec le dé­part de Har­din, rem­pla­cé par le fu­tur bat­teur d’Elton John (Nigel Ols­son) et l’ar­ri­vée d’un nou­veau bas­siste. Du­rant trois pe­tites an­nées, entre 1967 et 1969, le groupe hé­si­ta entre les in­évi­tables genres à la mode de l’époque : psy­ché­dé­lisme, soul pop, rock hea­vy. Sans au­cun mor­ceau ca­pable de ri­va­li­ser avec la puis­sance de “Gimme Some Lo­vin’ ”, le Spen­cer Da­vis Group en­re­gis­tra quand même une en­fi­lade de mi­gnar­dises sixties très af­frio­lantes, comme le montre ce cof­fret de trois CD réunis­sant les titres of­fi­ciels ain­si que de nom­breuses ra­re­tés, dont les titres réa­li­sés pour le film culte “Here We Go ’Round The Mul­ber­ry Bush”, des singles en al­le­mand (as­sez co­miques) et des séances pour la BBC. Ef­fi­cace.

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