Cir­ca Waves

Rock & Folk - - News - “Dif­ferent Crea­tures”

VIRGIN/EMI Chaque si­tua­tion a ses phrases bien à elle. Pour un ma­riage on a sou­vent “oui ”,“un dis­cours un dis­cours” et le trop fré­quent“dé­so­lé j’ avais trop bu” du lendemain. Pour un disque, c’est pa­reil, tous les groupes ont pro­non­cé une fois dans leur vie :“On n’ a ja­mais rien écrit d’ aus­si bon ”,“Ça va être to­ta­le­ment dif­fé­rent” ou en­core “On­va­re­ve­ni­raux ra­cines” qui marche aus­si en BEP coif­fure. En gé­né­ral, ce n’est pas to­ta­le­ment vrai, mais il faut bien créer une sorte d’ex­ci­ta­tion parce que dire “Bah, on a fait pa­reil” n’est pas idéal pour at­ti­ser un feu. Sauf que par­fois, ces belles pe­tites pro­messes se concré­tisent ! Cir­ca Waves avait pro­mis un al­bum plus lourd, plus rock que le pré­cé­dent qui était ac­cro­cheur certes mais as­sez en­fan­tin. Le titre est donc bien trou­vé puisque ef­fec­ti­ve­ment cette ga­lette montre que le quar­tette de Li­ver­pool est une créa­ture en évo­lu­tion, un peu comme un en­fant qui passe à l’ado­les­cence : plus agres­sif, plus re­belle, plus sûr de lui. Les 3 pre­miers mor­ceaux de l’al­bum, ur­gents et abra­sifs, donnent l’im­pres­sion d’avoir été en­re­gis­trés à la suite, sans pause Snap­chat. En­suite, la créa­ture mue en­core un pe­tit peu et se di­ver­si­fie. On na­vigue entre Strokes (la très pro­bante chan­son-titre), Killers et Miles Kane sur­tout à cause de la voix de Kie­ran, ju­melle de l’amou­reux d’Alex Tur­ner. N’était une bal­lade su­per­flue (“Love’s Run Out”), la patte Cir­ca Waves se re­trouve sur la plu­part des chan­sons : gui­tares sau­tillantes, re­frains ju­vé­niles (le single se nomme “FeuQuiB­rûle”), pro­duc­tion ac­cro­cheuse et éner­gie ad­mi­rable.

1/2 SA­CHA ROSENBERG

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