Le Der­nier Face A Face

Rock & Folk - - Série Du Mois -

Wild Side

Trois grands Ser­gio ont oeu­vrés dans le ci­né­ma ita­lien. Ser­gio Leone, bien sûr, que tout le monde connaît... Mais aus­si Ser­gio Cor­buc­ci, réa­li­sa­teur de “Djan­go”, re­ma­ké par Quen­tin Ta­ran­ti­no (et du “Spé­cia­liste” avec John­ny !) et qui a droit jus­qu’à fin juillet à un hom­mage à la ci­né­ma­thèque. Et, en­fin, le tout aus­si gé­nial Ser­gio Sol­li­ma. Dis­tri­bué fur­ti­ve­ment dans les salles de quar­tiers pa­ri­siennes en mars 1969 sous le titre “Il Etait Une Fois En Ari­zo­na” (his­toire de pro­fi­ter du suc­cès de Ser­gio Leone), son “Der­nier Face A Face” est un wes­tern spa­ghet­ti (comme on di­sait vul­gai­re­ment à l’époque) par­mi les meilleurs du genre. No­tam­ment pour sa confron­ta­tion — bour­rée de mé­ta­phores so­ciales et po­li­tiques — entre un ban­dit in­culte (l’incroyable To­mas Mi­lian, l’ac­teur le plus psy­cho­tique du monde) et un in­tel­lec­tuel don­neur de le­çons (Gian Ma­ria Vo­lonte, dé­jà pré­sent dans les deux pre­miers wes­terns de la tri­lo­gie du dol­lar de Leone). Quant à En­nio Mor­ri­cone, il com­po­sait au pas­sage un de ses chefs-d’oeuvre avec une mu­sique ser­vant à fond les in­ten­tions au­teu­ri­santes de ce grand wes­tern no­va­teur. Et comme di­sait jus­te­ment Ser­gio Leone à propos de son com­po­si­teur fé­tiche : “En­nio est mon meilleur scé­na­riste !”

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