Fa­tigue ch­ro­nique ? C’est peut-être la thy­roïde...

Ce­la a com­men­cé avec le nuage ra­dio­ac­tif de Tcher­no­byl en 1986, il a été sui­vi d’un dé­fer­le­ment de can­cers de la thy­roïde en Eu­rope. L’in­té­rêt pour la ma­la­die a aug­men­té et les ca­bi­nets d’en­do­cri­no­lo­gie se sont mul­ti­pliés pour le dé­pis­tage, mais ce­la a en

Santé Naturelle - - Sommaire -

Com­prendre les troubles de la thy­roïde

Il est très im­por­tant de com­prendre les mé­ca­nismes thy­roï­diens pour bien se prendre en charge. La thy­roïde, pe­tit noeud pa­pillon si­tué à la base du la­rynx, est com­po­sée de cel­lules fol­li­cu­laires qui pro­duisent quatre hor­mones : la T1, la T2, la T3, et la T4 (thy­roxine), et de cel­lules C pa­ra­fol­li­cu­laires qui contrôlent la ré­gu­la­tion du cal­cium et du phos­phore. La thy­roïde fa­brique sur­tout de l’hor­mone T4. Mais plu­tôt que de nous perdre dans les dé­tails tech­niques, voyons comment se ma­ni­festent les troubles ap­pe­lés hy­po­thy­roï­die ou hy­per­thy­roï­die....

Fa­tigue constante et four­mille­ment des ex­tré­mi­tés, Mou­ve­ments lents et pâ­leur, Cons­ti­pa­tion et crampes mus­cu­laires, par­fois lom­bal­gie,

Perte de la li­bi­do, chan­ge­ments d’hu­meur et épi­sodes fré­quents de dé­prime,

Dif­fi­cul­tés de concen­tra­tion le jour et in­som­nies le soir ve­nu,

Fai­blesse im­mu­ni­taire et in­fec­tions ré­cur­rentes,

Mi­graines fré­quentes in­ex­pli­quées, Paumes et plantes jaunes, Perte de che­veux ou che­veux cas­sants, Pro­blèmes mens­truels, Rai­son­ne­ment lent,

Sé­che­resse ou épais­sis­se­ment cu­ta­né, Ten­di­nites ré­sis­tantes, Troubles de l’au­di­tion et ou de la mé­moire, Ver­tiges ré­cur­rents, Vi­sage fa­ti­gué, bouf­fi, vi­sion floue et voix rauque sou­vent.

Lien entre fa­tigue ch­ro­nique et pro­blèmes de thy­roïde

Nous avons tous deux glandes sur­ré­nales sié­geant au som­met des reins et qui sé­crètent des hor­mones comme le cor­ti­sol, l'adré­na­line et la no­ra­dré­na­line qui ré­agissent aux stress. Ce sont les glandes « coup de feu », leur rôle est de boos­ter le mé­ta­bo­lisme quand le be­soin se fait sen­tir. Mais lorsque celles-ci sont épui­sées par un état de stress ch­ro­nique, elles en­voient des ordres pour mettre l’or­ga­nisme en éco­no­mie énergétique, en ra­len­tis­sant son mé­ta­bo­lisme gé­né­ral. A ce ni­veau, c’est la glande thy­roïde qui a la charge de contrô­ler le mé­ta­bo­lisme, et qui va pour ce faire ra­len­tir l’en­semble du mé­ta­bo­lisme (réduire sa pro­duc­tion des hor­mones T4 et T3). Ain­si, et se­lon des études ef­fec­tuées par Dr. Michael Lam, ex­pert en mé­de­cine nu­tri­tion­nelle et en mé­de­cine an­ti­vieillis­se­ment (Ca­li­for­nie USA), la fa­tigue sur­ré­nale est très sou­vent la cause pri­mi­tive de l'in­suf­fi­sance thy­roï­dienne. Cette éven­tua­li­té est pour­tant né­gli­gée ou igno­rée des mé­de­cins car ils sont peu for­més pour faire cette re­la­tion. Dans ce cas de stress ch­ro­nique, inu­tile donc de prendre un trai­te­ment pour la thy­roïde (ou pire de pro­cé­der à son abla­tion !) car le pro­blème re­monte plus haut, au ni­veau des glandes sur­ré­nales, et en­core plus haut, au ni­veau de votre mode de vie. Le mieux est donc de pro­cé­der à un bi­lan de l'état des sur­ré­nales par le test de la sa­live.

Quelles sont les causes ex­ternes des dé­rè­gle­ments de la thy­roïde ?

Si les causes in­ternes sont éli­mi­nées (état de stress ch­ro­nique et conflit entre sur­ré­nales et thy­roïde), il faut s’in­té­res­ser aux causes ex­ternes. Les mé­taux lourds sont sans conteste la cause prin­ci­pale des dé­rè­gle­ments hor­mo­naux. La thy­roïde est la glande qui capte le plus de mé­taux lourds de notre en­vi­ron­ne­ment. Le corps dé­clenche alors une réaction im­mu­ni­taire di­ri­gée contre sa propre thy­roïde afin d’at­teindre ces mé­taux qui y sont ca­chés. La ca­rence en iode est la deuxième cause la plus fré­quente. Si vous n’avez pas d'iode, vous ne fa­bri­quez pas d’hor­mones thy­roï­diennes, c’est simple. Les ca­rences en iode pro­viennent d’une ali­men­ta­tion trop pauvre en cal­cium d’ori­gine ma­rine (sar­dines, algues) mais aus­si (ce qui est plus rare) de la consom­ma­tion ex­ces­sive d’ali­ments in­hi­bi­teurs de la glande comme le chou, le chou-fleur, le ru­ta­ba­ga ou le na­vet.

Mé­di­ca­ment al­lo­pa­thique ou so­lu­tions na­tu­relles ?

Mal­heu­reu­se­ment, la plu­part des pa­tients se di­rigent vers les mé­di­ca­ments de syn­thèse. Des mil­liers de pa­tients souffrent d’ef­fets se­con­daires liés à la thy­roxine de syn­thèse, prin­cipe ac­tif du mé­di­ca­ment de ré­fé­rence au­jourd’hui pour les ty­roï­do-dé­pen­dants. Ce­lui-ci peut même aug­men­ter les risques car­diaques et en­traî­ner des ca­rences en fer et cal­cium. Ce­ci par op­po­si­tion à l’an­cien pro­duit uti­li­sé avant quelques an­nées, la Thy­roï­dine, et qui ve­nait di­rec­te­ment du porc, vue la grande proxi­mi­té bio­lo­gique que nous avons avec cet ani­mal. No­tam­ment concer­nant la ty­roïde. Ce que vous ne sa­vez peut être pas, c’est que, même si elle n’est plus ven­due en France, vous pou­vez tou­jours vous pro­cu­rer de la Thy­roï­dine clas­sique hors fron­tières, en Bel­gique ou en Al­le­magne. Vous pou­vez aus­si op­ter pour la phy­to­thé­ra­pie. Il existe dif­fé­rents pro­duits sur le mar­ché qui sont d’une plus ou moins grande ef­fi­ca­ci­té pour la ré­gu­la­tion thy­roï­dienne. Il faut sur­tout sa­voir que c’est l’hy­giène de vie glo­bale qui vous per­met­tra de vous en sor­tir.

Exemples de so­lu­tions na­tu­relles

Il y a dif­fé­rentes fa­çons de sou­te­nir les glandes sur­ré­nales d’une fa­çon na­tu­relle et res­pec­tueuse de l’in­té­gri­té or­ga­nique, comme l’ho­méo­pa­thie, la phy­to-aro­ma­thé­ra­pie, etc. Le chlo­rure de ma­gné­sium est no­tam­ment très in­di­qué pour boos­ter les sur­ré­nales fa­ti­guées. Vous pou­vez l’uti­li­ser sous forme d’ap­pli­ca­tion lo­cale, par mas­sage au ni­veau des reins. Il y a éga­le­ment dif­fé­rentes huiles es­sen­tielles qui per­mettent de boos­ter les sur­ré­nales. L’huile es­sen­tielle de menthe poi­vrée est pro­ba­ble­ment une des plus ef­fi­caces, il y a aus­si celle du ci­tron (un peu plus chère), ou en­core de ro­ma­rin. Le ro­ma­rin est un ex­cellent ré­gu­la­teur du mé­ta­bo­lisme.

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