George V, le pre­mier Windsor

Le plus tra­di­tio­na­liste sans doute des mo­narques an­glais du xxe siècle est à l’ori­gine de la plus spec­ta­cu­laire évo­lu­tion de la mo­nar­chie. L’adop­tion, en pleine Pre­mière Guerre mon­diale, du pa­tro­nyme Windsor. L’acte d’un mo­narque pa­triote que les An­glais

Secrets d'Histoire - - AU COEUR DE L’HISTOIRE - Par Béa­trice Dang­van

Se­cond fils du roi Édouard VII, George V se des­tine à une car­rière mi­li­taire dans la ma­rine quand le dé­cès de son frère aî­né, Al­bert Vic­tor, bou­le­verse son des­tin. Il doit mettre un terme à son en­ga­ge­ment dans la Royal Na­vy où il est en­tré à l’âge de 12 ans. Et c’est pour lui un crève-coeur que re­non­cer à sa pas­sion des voyages en mer. Il a dé­jà par­cou­ru une bonne par­tie de l’Em­pire, de la Ca­raïbe à l’Afrique du Sud en pas­sant par l’Aus­tra­lie. Il s’est ren­du en Amé­rique du Sud, aux États-Unis, en Asie, au Ja­pon. De sa vie en mer, il gar­de­ra tou­jours un par­ler un peu rude et le sur­nom de « roi ma­rin ». Quand son frère dis­pa­raît en 1892, George a 27 ans. Il se sait dé­sor­mais ap­pe­lé à suc­cé­der un jour à son père Édouard VII, et montre très vite qu’il a le sens du de­voir. Il ac­cepte ain­si d’épou­ser celle qui avait été fian­cée à son frère, Ma­ry de Teck, une cou­sine al­le­mande de la li­gnée des Wur­tem­berg, ar­rière-pe­tite-fille du roi George III. La jeune femme plaît beau­coup à sa grand-mère, la reine Vic­to­ria !

Les jours heu­reux Contre toute at­tente, cette union ar­ran­gée est un ma­riage réus­si.

Ma­ry que l’on sur­nomme « May » par­tage avec le fu­tur roi le sens de l’ordre, le goût d’une vie simple et rou­ti­nière. Ils ont six en­fants et ne sont ja­mais plus contents que lors­qu’ils sé­journent dans leur ré­si­dence de York Cot­tage,

Le roi George V et la reine Ma­ry sont les grands-pa­rents pa­ter­nels de la reine Éli­sa­beth II.

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