« Wal­lis Simp­son a été vic­time d’un os­tra­cisme to­tal »

Secrets d'Histoire - - AU COEUR DE L’HISTOIRE - His­to­rienne et écri­vaine, Laurence Ca­ti­not-Crost est l’au­teur de Wal­lis la ma­gni­fique ! aux édi­tions At­lan­ti­ca.

Le prince de Galles avait eu beau­coup de maî­tresses avant Wal­lis Simp­son. Com­ment ex­pli­quez-vous la sé­duc­tion qu’elle exer­ça sur lui ?

Il avait un com­plexe d’in­fé­rio­ri­té de­puis l’en­fance et souf­frait d’une sen­si­bi­li­té à fleur de peau. Ti­mide, ré­ser­vé, so­li­taire, il dé­tes­tait la pompe, le poids des tra­di­tions royales, le car­can du pro­to­cole. Wal­lis com­prit ce­la. Le prince de Galles était en­chan­té par sa conver­sa­tion, il ad­mi­rait sa pres­tance, son an­ti­con­for­misme. Son hu­mour le fai­sait rire aux éclats.

Wal­lis Simp­son a-t-elle sin­cè­re­ment ai­mé le prince de Galles ?

Oui, et elle veillait sur lui avec des at­ten­tions amou­reuses et presque ma­ter­nelles. Il se dé­lec­tait de sa pré­sence. Elle était son rayon de so­leil. Mais elle fut dia­bo­li­sée. Tout fut or­ches­tré pour lui édi­fier une image né­ga­tive et né­faste. Une haine fé­roce se dé­chaî­na contre elle, as­sor­tie de me­naces de mort.

Par­lez-nous de la femme élé­gante que le Tout-Pa­ris a cé­lé­brée…

Le duc de Windsor vou­lait que les vê­te­ments et les bi­joux la mettent en va­leur, qu’on ne voit qu’elle puis­qu’on avait re­fu­sé de l’ac­cep­ter comme son épouse et la re­con­naître comme Al­tesse Royale. Wal­lis Simp­son avait son style à elle, un sens ex­tra­or­di­naire de la per­fec­tion et un contrôle de soi que peu de femmes pos­sèdent. Elle di­ra : « Mon ma­ri a re­non­cé à tout pour moi, si tous les re­gards se tournent dans ma di­rec­tion quand je rentre quelque part, mon ma­ri peut se sen­tir fier de moi. C’est mon de­voir nu­mé­ro un ! »

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