LE PETIT COUP DE BLANC

POLY­VA­LENCE ET FA­CIL­ITÉ

Ski Magazine - - Sommaire - Par Boris DU­FOUR

Le re­tour de notre rubrique qui s’assied au coin d’une ta­ble pour par­ler neige, cette fois-ci avec

le dandy Julien Regnier.

L’an­cien skieur de bosses olympiques, pilier des pre­mières an­nées du ski freestyle et back­coun­try, créa­teur de skis chez Ar­mada et Black Crows, or­gan­isa­teur du LineCatcher, s’af­fiche dé­sor­mais avec des fixations Dynafit Beast sur ses gros skis et par­ticipe à des films où la ran­don­née, voire la pente raide, tient une bonne place. Cette poly­va­lence haut de gamme ne pou­vait qu’at­tiser la cu­riosité de Ski Mag­a­zine, nous sommes donc al­lés lui de­man­der com­ment on passe, avec au­tant de réus­site, des cabri­oles aux peaux de pho­ques…

Julien Rég­nier en mode « à la ville ». © E. Sir­paranta

Une fréquen­ta­tion as­sidue du Ski Club de la Plagne a propulsé Julien en équipe de France de bosses pen­dant trois saisons, avec de belles réus­sites en coupe du monde et une par­tic­i­pa­tion aux jeux de Nagano. S’en­suivit un choix cru­cial et his­torique avec l’ar­rêt des com­péti­tions de bosses pour se con­sacrer au ski freestyle nais­sant, no­tam­ment avec son pote JP Au­clair de la Cana­dian Air Force. Dans cette dy­namique créa­tive, Julien a passé de nom­breux hivers à filmer outre-At­lan­tique pour les vidéos ma­jeures de l’époque, et par­ticipé à l’élab­o­ra­tion des premiers skis à dou­bles spat­ules comme le Pow’air et le Scratch de Ros­sig­nol. Puis ce fut la créa­tion des skis Ar­mada, avec l’em­blé­ma­tique JJ pour le freestyle back­coun­try, et en­fin Black Crows qu’il a re­joint l’an dernier. Son dernier bébé, le Nocta, af­fiche de belles men­su­ra­tions dédiées à une glisse moderne et ef­fi­cace en poudre. Par­al­lèle­ment, il a pu af­firmer sa vi­sion du sport en créant le con­cept du LineCatcher, mélange spec­tac­u­laire de freestyle et de freeride, à son im­age.

Ski Mag­a­zine : On sent que le pas­sage des bosses au freestyle a été fon­da­teur.

Julien Regnier : J’ai dé­cou­vert le freestyle back­coun­try à travers des vidéos de snow­board, sans compétition, unique­ment en poudreuse. Je n’aimais pas l’am­biance ex­ac­er­bée des com­péti­tions. Quand je suis ar­rivé en équipe, j’étais le petit con chi­ant et doué, sélec­tionné olympique dès la pre­mière an­née et rapi­de­ment sur le podium en coupe du monde. Je dérangeais les vieux. Le jour où j’ai dé­cou­vert que je pou­vais faire du sport autrement, garder cet esprit com­péti­tif mais unique­ment con­tre moi-même, pas face aux autres ; pra­ti­quer avec des amis avec un fort esprit de ca­ma­raderie, ça a tout changé. Nous avions de vrais ob­jec­tifs de per­for­mance, comme la créa­tion des seg­ments vidéo, si JP fai­sait un gros truc j’es­sayais sim­ple­ment de faire mieux ou aussi bien, mais l’élé­va­tion ne se fai­sait plus par op­po­si­tion, elle se fai­sait par com­plé­men­tar­ité.

Ski : Dès le début du freestyle, tu as eu l’idée de créer des skis spé­ci­fiques pour soutenir la pra­tique ?

Julien : Oui, je pen­sais qu’il fal­lait ven­dre des skis pour que la dis­ci­pline vive, con­traire­ment au ski de bosses qui ne vendait rien. Il fal­lait des pra­ti­quants pour que les élites ne restent pas dans une marginal­i­sa­tion délétère. Ce qui est im­por­tant, ce ne sont ceux qui passent à la télé, mais ce sont les gens qui se font plaisir le di­manche. Les jeux Olympiques peu­vent prof­iter à un cham­pion, mais n’ap­por­tent pas grand-chose à la dis­ci­pline elle-même. J’ai tra­vaillé avec les gens du ser­vice snow­board chez Ros­sig­nol, pour avoir des skis ar­rondis, avec des chants in­clinés. Je voulais aussi des skis larges, puisqu’on pas­sait le plus clair de notre temps en poudre.

Ski : Les skis de freestyle larges sont sou­vent util­isés en freeride, le Pocket Rocket a été le pre­mier ex­em­ple de cette am­biguïté…

Julien : C’est jus­ti­fié ! Les Nocta c’est un peu ça aussi, ce sont des skis de freestyle BC, mais la ma­jorité des gens qui les achè­tent font du freeride avec et ils ont com­plète­ment rai­son. En freestyle BC, on recherche une ex­trême poly­va­lence. On a be­soin d’être hy­per­stable à 100 à l’heure pour un élan, et aussi en switch à 70 à l’heure pour bien con­trôler. Il faut un ski bien sur le dur et qui fonc­tionne par­faite­ment en poudreuse, avec beau­coup de pivot, qui ac­croche quand même, sans les lignes de cotes com­plète­ment ex­ac­er­bées du ski de carv­ing. Donc un ski su­per pour tout faire tout le temps, qui freine bien, sta­ble à haute vitesse, qui vire en douceur. On a aussi be­soin de ma­ni­a­bil­ité donc on cherche à gag­ner du poids, surtout aux ex­trémités. Au fi­nal, tu mets Mon­sieur-tout-le-monde dessus, et ça marche. Sauf que c’est un ski de freestyle, alors les gens n’y croient pas. C’est le Spat­ula de Mc Con­key qui a ou­vert cette voie… Chez Ar­mada, on a al­longé un peu la longueur de cam­bre plat pour retrou­ver de l’ac­croche pour faire le JJ.

Ski : Com­ment ré­sumerais-tu ce ski moderne ?

Julien : En gros, ce sont des spat­ules fines et faciles et une base qui per­met de skier vite et fort. Tech­nique­ment, il y a des vari­antes su­per-in­téres­santes. Par ex­em­ple avec des rock­ers légers tu retrou­ves la longueur de carre une fois que le ski est sur l’an­gle. C’est bien en neige molle tout en gar­dant une ski­a­bil­ité sat­is­faisante sur le dur. Mais tous les de­signs ont du bon et du mau­vais, en­suite c’est au skieur de choisir ce qu’il veut. Moi je préfère être un peu moins sta­ble sur piste et être su­per-facile et ef­fi­cace dans la pro­fonde, le car­ton ou la soupe. Il y a tou­jours cette cri­tique très très mar­rante « Ah ! Mais ces skis sont trop faciles ». Ben oui, mais cette fa­cil­ité ap­porte de la per­for­mance : tu dépenses moins d’én­ergie pour le même niveau de per­for­mance, donc tu peux en dépenser plus pour faire autre chose, être créatif. Tu gardes les jambes fraîches pour un trick…

JE VEUX JOUER AVEC LE TER­RAIN, MET­TRE DES SAUTS, DES SLASHS... ET SI POUR ÇA IL FAUT UN SKI FACILE, JE PRENDS !

Ski : Et ça per­met aux gens de skier à des en­droits plus dif­fi­ciles ?

Julien : Oui, tu as be­soin de moins d’én­ergie pour te met­tre en travers, pour être en sécu­rité. Quand je dis­cute avec les bons freerideurs, ils ont du mal à changer, ils veu­lent leur gros talon plat très sta­ble. Il faut pren­dre le temps de s’habituer à ces nou­veaux shapes, mais après ça te rend ca­pa­ble de faire des trucs. Sur le FWT, il com­mence à y avoir des rock­ers, alors qu’il y a qua­tre ans per­sonne n’en voulait. Ça ap­porte un con­trôle sur la vitesse, tu peux piv­oter plus rapi­de­ment, changer de di­rec­tion. Tu peux t’ar­rêter si tu es en panique. Alors qu’avec un 195 cm droit, talon plat, tu ne t’ar­rêtes pas facile­ment parce que c’est dur à met­tre en travers, même avec de bonnes cuisses. Tu es sur des rails et tu peux aller très vite, mais tu n’as pas le droit à l’er­reur, il faut con­naître par­faite­ment la ligne. Moi j’aime avoir un ski qui me laisse changer de plan si ça ne se passe pas comme prévu, je pense que tu n’es ja­mais sûr à 100 % du ter­rain que tu ren­con­tres. Et puis c’est une manière de skier. J’ai une vi­sion de ce que je veux faire très pré­cise, je veux jouer avec le ter­rain, met­tre des sauts, des slashs, et si pour ar­river à ça il faut un ski facile, je le prends !

Pas­sage à fond dans un raidil­lon bien en­gagé, his­toire de faire voler la neige comme un pro de l'im­age. © B. Du­four

Ski : C’est cet esprit de poly­va­lence qui t’at­tire main­tenant en pente raide ?

Julien : Dans l’idée, j’ai mon ski « Alaska » et mon ski « Cha­monix ». C’est une autre ap­proche. En Alaska, il te faut un ski per­for­mant et rapide pour des lignes moyen­nement en­gagées où tu vas skier flu­ide. Tout va très vite, tu passes en cinq min­utes de la cou­ette à l’hélico et à un som­met mal repéré… Tu ne vas pas dans des en­droits cagneux parce que ça ne passe pas à la caméra. À l’in­verse en pente raide, c’est très lent, c’est un run par jour. Tu as une idée du temps qui est très dif­férente, tu as un con­tact in­time avec la pente que tu vas skier, tu con­nais la neige, tu as le temps d’ap­précier ce que tu vas faire, c’est calme, je trouve ça su­per. J’ap­pré­cie énor­mé­ment, tu peux pren­dre le temps de partager avec les co­pains, d’ap­précier la mon­tagne, de savoir où tu es. Je ne skie pas tous les jours, ça ne me dérange pas de laisser passer des ses­sions. Mais quand je sors j’ai be­soin d’avoir des ob­jec­tifs et de skier de manière per­for­mante. Faire du grand tourisme, ça ne m’in­téresse pas, j’aime faire quelque chose de fort. En Alaska en fin de trip, on al­lait faire des free-runs. C’était bien, mais il n’y avait plus cette in­ten­sité du shoot qui pousse à skier bien et pro­pre, du coup je me fai­sais vrai­ment moins plaisir.

Ski : En rando, tu ap­pliques ce principe d’ob­jec­tif sur autre chose que le ski, par ex­em­ple la réus­site d'une pente ?

Julien : J’ai skié des pentes en Alaska, dif­fi­cile de faire mieux. Alors ce n’est pas la qual­ité du ski qui m’at­tire en mon­tagne. Je n’en ai pas fait énor­mé­ment, je ne suis pas un ran­don­neur, je n’ai pas une caisse de mon­tag­nard, j’ai du matériel lourd… Le couloir Angélique aux Cour­tes, avec JP, c’était un peu « les freestyleurs qui par­tent en mon­tagne », on s’est déchirés. Ce n’était pas une prom­e­nade, au mi­lieu de la pente, je pen­sais que je n’y ar­riverais ja­mais. Mais on l’a fait, c’était l’hor­reur. Mais c’est une su­per-ex­péri­ence. Le Mal­lory, les con­di­tions étaient lim­ites, on ne savait pas trop com­ment ça al­lait être. On a vu des skieurs dedans alors on y est

J’AIME CETTE ÉTHIQUE SPORTIVE FONDAMENTALE QUI EST DE FAIRE DU SPORT POUR SE DÉPASSER SOI-MÊME...

allé, ce n’est pas la meilleure manière de faire. Mais bon, en mon­tagne, si tu ne veux pas pren­dre de risques, tu n’y vas pas.

Ski : Con­sid­ères-tu les risques de la même manière en sta­tion ?

Julien : Je suis plutôt pru­dent. C’est une er­reur fondamentale de se presser, mais on le fait sou­vent, et générale­ment ça passe. Le prob­lème, c’est que ça in­cite à se dire « ça a marché », mais en fait ce n’est pas une bonne chose. Et la fois où ça ne marchera pas, ce sera trop tard pour revenir en ar­rière. Je me suis beau­coup doc­u­menté sur la nivolo­gie, j’ai quelques con­nais­sances sur le su­jet, mais il y a trop de paramètres, c’est im­pos­si­ble de dire « il n’y a au­cun dan­ger ». Alors je préfère choisir mes lignes et mes échap­pa­toires, et la manière de les skier. Les grands it­inéraires comme la face nord à la Plagne, ne m’in­téressent pas pour skier, et surtout pas dans des con­di­tions dan­gereuses. De toute façon, je ne peux pas en­chaîner les 1 500 mètres de dénivelé alors je préfère tourner plusieurs fois de suite sur des pe­tits runs moins en­gagés.

Ski : Donc tu dif­féren­cies les pentes pour skier et les it­inéraires « aven­ture » ?

Julien : Oui, je vais dans les grands it­inéraires en faisant très at­ten­tion. C’est tou­jours un peu ex­posé, avec des bar­res rocheuses où tout le groupe est dans la pente en même temps. Je ne suis pas un acharné. En mon­tagne il y a trop de fac­teurs pour com­plète­ment ra­tio­naliser

l’équa­tion. Dans le do­maine ski­able, il y a aussi des dan­gers, il ne faut pas faire n’im­porte quoi non plus. Le matériel de sécu­rité, c’est im­por­tant, mais avant tout il ne faut pas se met­tre dans l’avalanche. Quand tu con­nais le ter­rain, tu peux mieux abor­der la ligne, re­garder la pente, les échap­pa­toires, et suivre les pro­to­coles.

Ski : Tu es allé sur « la Haute Route » filmer avec JP Au­clair et Seth Mor­ri­son. Quelle est la mo­ti­va­tion pour ce pro­jet ?

Julien : La répu­ta­tion de l’it­inéraire est im­por­tante car c’est le su­jet du film, mais on ne va pas faire les pentes clas­siques. On prend le temps de chercher les belles pentes qui nous font en­vie au mo­ment où on les voit. Ce n’est pas le nom ou « la croix » qui me mo­tive. Mais si un nom est connu, c’est sou­vent que le truc est in­téres­sant, qu’il marche bien. C’est vrai pour cer­tains gaps en freestyle, et aussi pour des it­inéraires en mon­tagne. Je ne suis pas trop aven­turier, je n’ai pas beau­coup d’ex­péri­ence, donc j’y vais douce­ment. Je trou­vais que le film de Seth était vrai­ment sympa pour ça, parce que pour des Améri­cains, ils avaient une ap­proche vrai­ment hum­ble. Ils sont venus pour ap­pren­dre, ils n’ont pas fait de pre­mière, mais ils savent filmer et racon­ter une his­toire. C’est un peu dom­mage que les Cha­mo­ni­ards ne fassent pas ce genre de choses. S’ils étaient aussi bons à filmer qu’à skier, ils pour­raient faire des su­per­films. Faire des films, ça de­mande du temps et de l’én­ergie, mais ça fait du bien au sport aussi. À Cham’, il y a des gens qui pour­raient faire des trucs gé­ni­aux, pour­tant je n’ai pas beau­coup vu de très bons films sur la pente raide…

Ski : Com­ment une icône du freestyle comme toi est ar­rivée à la ran­don­née ?

Julien : En fait pour filmer en freestyle, on utilise prin­ci­pale­ment le ski­doo, qui oblige à marcher énor­mé­ment pour aller chercher des lignes. Tu mets les skis sur l’épaule, tu marches 30 min­utes pour chaque run, con­traire­ment à ce qu’on pour­rait penser, ce n’est pas un truc de fainéant ! Il y a trois ans, j’ai fait un trip à Whistler, dans une val­lée qu’on ex­ploitait en ski­doo avant, fer­mée aux en­gins mo­torisés depuis les JO. Pour y re­tourner on a passé cinq jours sous tente, avec des Duke et des peaux pour aller chercher les pil­lows. Quand on fait des im­ages, on ne peut pas faire de sac­ri­fice sur le matériel parce qu’on se doit de skier à notre meilleur niveau. Mon­ter en­v­i­ron une demi­heure pour chaque ligne, c’est fais­able avec ces fixations sur des gros skis et de vraies chaus­sures de ski. J’ai dé­cou­vert que c’est aussi un su­per-outil pour faire de la rando de prox­im­ité, des mon­tées cour­tes pour aller chercher du ter­rain vierge au mo­ment où c’est bon. C’est moins dan­gereux que de faire la course pour les pre­mières traces. Pour des ran­don­nées plus longues, c’est vrai que des fixs légères comme la Beast et la Vulcan vont mieux,

ON A PASSÉ CINQ JOURS SOUS TENTE, AVEC DES DUKE ET DES PEAUX POUR ALLER CHERCHER DES PIL­LOWS...

même sur des gros skis comme les Nocta. C’est léger, le mou­ve­ment est agréable, la ski­a­bil­ité ex­cel­lente. C’est très poly­va­lent, à moins de skier en Alaska ou en gros freestyle, je pour­rais les utiliser tous les jours.

Ski : Comme tu le racon­tais, le freestyle a grandi sur la base de l’ému­la­tion en­tre les skieurs. Est-ce que tu retrou­ves le même principe avec les ran­don­neurs ?

Julien : En tout cas les guides ont l’air con­tents de nous voir ar­river, mo­tivés pour ap­pren­dre la mon­tagne. On a été mo­teurs dans le ski pen­dant des an­nées, main­tenant on s’in­téresse à eux, il y a des échanges d’én­ergie. On ne le fait pas comme des mer­ce­naires, on sait qu’on ne sait rien, on écoute beau­coup. Pour me met­tre sur du Dynafit ça a été dur, mais je ne re­grette pas. Et puis c’est dans l’air du temps. Je pra­tique de manière sportive, avec des ob­jec­tifs sur lesquels j’es­saye de per­former, donc je choi­sis les bons out­ils. Et je me re­pose tran­quille­ment au som­met pour être à 100 % à la de­scente. J’aime cette éthique sportive fondamentale qui est de faire du sport pour se dépasser soi-même. En ski freestyle et en freeride, il n’y a pas de mesure ob­jec­tive de la per­for­mance. C’est ça qui sauve nos dis­ci­plines, on se réfère à des rè­gles im­plicites, à des codes tech­niques comme la valeur d’un grab ou d’une ro­ta­tion, ou des codes es­thé­tiques comme l’obli­ga­tion de re­pla­quer un saut. Ce sont les pra­ti­quants qui ont eux-mêmes défini et fait évoluer ces codes. Pour les déra­pages en couloir ou les rap­pels en pente raide, c’est la même chose, il faut juste con­naître et re­specter ces codes pour savoir la valeur de notre per­for­mance.

Sur la Haute Route.

© E. Sir­paranta

Jeu de lu­mière et de

ter­rain à la Plagne, par­fait pour lâcher les

Nocta. © B. Du­four

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