PLAN DU LO­CAL

Ski Magazine - - Sommaire - PAR Wil­liam CO­CHET

Dans ce numéro, Wil­liam Co­chet nous em­mène à Verbier,

la star des 4 Vallées.

Retrou­vez dans chaque numéro un do­maine vu par les yeux d’un lo­cal qui nous raconte son spot comme il l’aime, de la piste d’échauf­fe­ment du matin au meilleur hors-piste de fin de journée.

Verbier, la ville-vil­lage à l’en­trée du Valais suisse of­fre un ac­cès à l’un des plus beaux do­maines de ski du monde. Une des sta­tions ma­jeures de la carte mon­di­ale, c’est bien sûr la mai­son de l’Xtreme de Verbier, mythique compétition de freeride sur les faces de l’im­posant Bec des Rosses. Ici, il y a tout, les pistes au cordeau, l’art de vivre à la suisse (croûte au fro­mage et toi­lettes nickel) et re­mon­tées ex­press dans tous les sens. Ajou­tons la vue, à couper le souf­fle, et la di­ver­sité des do­maines re­liés, on ob­tient une desti­na­tion qu’il serait dom­mage de ne pas vis­iter dans une vie de skieur.

PISTES DU MATIN 1. At­te­las

Rien de tel que cette piste pour se chauf­fer les jambes. Du pur bon­heur alors qu’elle est fraîche­ment damée avec sa mul­ti­tude de mou­ve­ments de ter­rain et les vi­rages à 90° al­ter­nants avec pente franche et re­plat pour décélérer. On pourra repren­dre le Fu­nis­pace ou le TSD6 At­te­las pour un 2e ser­vice.

2. Mé­dran

On peut aussi pour­suivre la piste des At­te­las sur celle de Mé­dran et de se met­tre ainsi 400 m de dénivelé en plus dans les gam­bettes. Ce qui fait, si on prend depuis le som­met des At­te­las, un bon 1 000 m au to­tal !

POINTS DE VUE 3. Mont Fort

Que ce soit depuis la ter­rasse de l’ar­rivée du téléphérique ou du som­met ac­ces­si­ble à pied, 20 m plus haut, c’est l’une des plus belles vues depuis une sta­tion. Les 4 000 m du Grand Com­bin droit de­vant et tous ses grands frères valaisans un peu plus loin vers l’est vous domi­nent : Cervin, Weis­shorn, Ober Ga­bel­horn. On pourra aussi se laisser im­pres­sion­ner par la pente et le dénivelé de la piste de KL.

4. Sav­o­leyres HORS-PISTES BAL­ISÉS 5. Tortin

6. Val­lon d’Arbi

Tous les points de vue sont beaux à Verbier. Mais depuis Sav­o­leyres, on peut voit toute la plaine du Rhône valaisanne, les falaises du Haut de Cry de l’autre côté de la val­lée, les Dents de Mor­cles et le glacier des Di­ablerets dans les Alpes vau­doises. Tout le monde vient à Verbier pour « faire Tortin », un beau hors-piste ac­ces­si­ble à tous. Certes, le spot ressem­ble vite à une piste noire fon­cée plus qu’à un hors-piste, mais c’est du grand ski. Du col des Gen­tianes, il n’y a qu’à suivre les pi­quets jaunes et noirs qui vous em­mè­nent jusqu’à Tortin sur 1 000 m de dénivelé. L’it­inéraire est très large du début jusqu’à la fin avec peu d’ob­sta­cles mais une pente soutenue à cer­tains en­droits avant le schuss fi­nal pour franchir le petit plat qui ramène au téléphérique. L’it­inéraire com­mence depuis le lac des Vaux en longeant sur la droite. Il est bal­isé quand on passe le grand filet rouge qui per­met de fer­mer quand le hors-piste n’est pas prat­i­ca­ble. Ce run est très varié et com­mence par suivre un petit val­lon avant de pren­dre un chemin damé qui longe une falaise. Après avoir plus ou moins poussé 200 m, la paroi dis­paraît et il est temps de virer à droite sur un grand champ de poudreuse jusqu’à la lim­ite de la forêt. On a la pos­si­bil­ité de se lancer dans le Val­lon d’Arbi à peu près d’où l’on souhaite sur la tra­verse qui con­tinue en sachant que plus on s’éloigne, moins on trou­vera de traces, mais plus court sera le run égale­ment… Une fois dans la forêt, il faut con­tin­uer à de­scen­dre jusqu’à re­join­dre le fond du val­lon et suivre sur le chemin qui mène à la Tzouma où la télé­cab­ine vous at­tend.

7. Col des Mines

8. Chas­soure

9. Mont Gelé

Après avoir suivi la pre­mière par­tie du val­lon d’Arbi (voir ci-dessus), le col se pro­file à gauche au bout de la tra­verse. On domine alors Verbier de 1 000 m sur les al­pages. Un run cool et pépère, sans en­com­bre ma­jeur, mag­nifique en fin de journée avec les lu­mières de­scen­dantes. Il faut repren­dre le chemin de Mé­dran qui se pro­file plus bas à gauche pour rat­traper les re­mon­tées mé­caniques ou tirer tout droit sur Car­refour pour se retrou­ver di­recte­ment au cen­tre du vil­lage où les bus vous at­ten­dent. Peut-être mon préféré, le run est long et la ro­ta­tion rapide. Depuis Chas­soure où ar­rive la télé­cab­ine du même nom, il faut bas­culer sur Tortin et suivre les jalons dans l’axe. Ce qu’il y a de bien ici, c’est que la neige y est tou­jours agréable à skier. En poudreuse bien en­tendu mais même quand la neige est dur­cie par le vent qui souf­fle sou­vent en re­mon­tant pour don­ner une belle pente lisse. Plus bas, le chemin prend le re­lais mais il est aussi pos­si­ble d’aller jouer sur les côtés, de couper les épin­gles… Du grand ski en­core ! La pe­tite télé­cab­ine du mont Gelé vous mène à 3 000 mètres d’où au­cune piste à pro­pre­ment par­ler ne re­descend. Vous trou­verez ici unique­ment des hors-pistes sérieux et deux beaux it­inéraires bal­isés. On préfér­era celui qui mène à Tortin, le sec­ond étant très rarement ou­vert car plein sud. Le panorama est sub­lime de là-haut et on peut y ad­mirer le Bec des Rosses de manière im­pres­sion­nante. On est tout de suite dans du plus en­gagé dès le début avec des rochers un peu partout. Avis à ceux qui veu­lent se laisser pousser des ailes ! Après ce pre­mier bout et un re­plat, on re­bas­cule sur Tortin.

HORS-PISTE SÉRIEUX

Notre lo­cal vous con­seille sa bonne adresse pour rider ac­com­pa­gné, guidé et en sécu­rité : www.war­ren­smith-ski­a­cademy.com

10. Banane

C’est peut-être LE couloir de la sta­tion ou plutôt les couloirs, car il se sé­pare avec plusieurs vari­antes. Du large ou du très serré, avec ou sans gaz, un pro­gramme de quoi qu’il en soit 1 000 m de dénivelé ! Au som­met du mont Gelé, on suivra la crête en rider gauche en longeant avant de mon­ter sur le som­met

11. L’At­te­las

12. Dog­leg Couloir

rocheux en face. La marche à pied se fait 30 m avant une ca­bane de gazex. La mon­tée est as­sez périlleuse. Après 10 mn à pied, il faut rechausser pour longer en­core la crête en sur­plomb avant d’ar­river à l’en­trée du couloir prin­ci­pal. La de­scente com­mence là, avec une vari­ante étroite quasi­ment tout de suite à droite, pour un beau couloir bien pentu au som­met en forme de… banane ! Une bonne demi-douzaine de couloirs don­nent sur la sta­tion de Verbier sous le fu­nis­pace des At­te­las. Du bien raide en haut tout en étroitesse puis un grand champ bien dé­gagé en bas. Il est facile de repérer sa ligne donc son couloir depuis le bas du fu­nis­pace. Aux At­te­las, il faut re­join­dre par grav­ité l’une des en­trées pos­si­bles vers le Y, Rock and Roll ou en­core Peppo. Les en­trées sont pentues mais sans grand risque en cas de chute. Je préfère pour ma part le Peppo, tout à droite quand on re­garde la face, bien rec­tiligne et pro­gres­sif, du bon­heur en pre­mière trace… (At­ten­tion, c’est du très sérieux pour les skieurs ex­péri­men­tés, on ne le met là qu’à titre in­di­catif et on ne le con­seille cer­taine­ment pas, NDLR) La mon­tagne qui ac­cueille chaque an­née l’Xtrême de Verbier n’est pas une mince af­faire ! À faire plutôt à par­tir de fin mars. Depuis le som­met du Mont Fort, on voit le Bec des Rosses sur la droite, une belle pente nord très pentue. Le but est d’at­tein­dre le col qui sé­pare les deux mon­tagnes en suiv­ant la crête puis en bas­cu­lant à gauche pour ar­river 100 m sous le col. En­suite, il faut mon­ter une bonne heure par la crête pour at­tein­dre le som­met, à plus de 3 000 m. Une fois en haut, il est im­pos­si­ble de voir le bas de la mon­tagne dans l’axe telle­ment c’est ver­tig­ineux, c’est pour cela qu’il est plus sim­ple de de­scen­dre sur la droite. L’en­trée de la face est à 45° et le sluff est om­niprésent. Il faut as­sez vite tirer à droite sur un grand pan moins raide avant de repar­tir dans l’axe dans le Dog­leg couloir.

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