LES DIF­FÉRENTS TYPES D’EN­NEIGEURS

Ski Magazine - - Enquête -

Il ex­iste deux gran­des familles d’en­neigeurs : les « fixes » (qui se présen­tent es­sen­tielle­ment sous forme de perches, et qu’on ap­pelle en­neigeurs haute pres­sion) et les « mo­biles », qu’on ap­pelle en­neigeurs-ven­ti­la­teurs ou en­neigeurs basse pres­sion. En France, lors de l’hiver 2008-09, on comp­tait 15 000 « perches » et 1 100 « ven­ti­la­teurs » (Selon le rap­port Neige de cul­ture, état des lieux et im­pacts en­vi­ron­nemen­taux et so­cio-économique, rendu en juin 2009 par le Con­seil général de l’en­vi­ron­nement et du développe­ment durable (un or­gan­isme rat­taché au Min­istère de l’écolo­gie)). Vin­cent Douil­let, le di­recteur général de la mar­que ital­i­enne d’en­neigeurs Snow­star, nous ex­plique les avan­tages et in­con­vénients des deux sys­tèmes. «L’en­neigeur-ven­ti­la­teur dé­marre plus tôt en tem­péra­ture que les perches, dès -2°C ou -3°C. Même s’il fait 1°C avec 50% d’hu­mid­ité (ce qui cor­re­spond à du -2,2°C hu­mide), il peut fonc­tion­ner. En­tre -2°C et -4°C hu­mide, il a des plus gros vol­umes de pro­duc­tion que la perche. On peut aussi le poser sur une tour, de 4 à 6 mètres de haut, ce qui per­met d’avoir une plus grandesur­face de pro­jec­tion, d’au­tant qu’il est équipé d’un sys­tème de bal­ayage in­té­gré – comme sur un ar­rosage au­toma­tique de jardin – qui va de 0 à 90 de­grés. Ça fa­cilite ainsi le tra­vail des dameuses pour ré­par­tir la neige de cul­ture. Le prin­ci­pal atout de la perche est sa fa­cil­ité d’util­i­sa­tion. Elle né­ces­site aussi moins de main­te­nance qu’un ven­ti­la­teur, con­somme moins d’én­ergie et est net­te­ment moins coû­teuse (8 à 10 fois moins chère qu’un ven­ti­la­teur). En re­vanche, elle a une pro­duc­tion moins im­por­tante en vol­ume et da­van­tage lo­cal­isée, d’où plus de tra­vail der­rière pour les dameuses.» Il n’y a donc pas d’en­neigeur idéal. «Au­jourd’hui,il est in­téres­sant d’avoir une gamme d’en­neigeurs as­sez éten­due : perche de 12 mètres de haut (qui per­met de mieux prof­iter du froid et d’avoir un flo­con qui reste plus longtemps en l’air, d’où une meilleure qual­ité de neige) ou de 6 mètres de haut (très pra­tique pour en­neiger un chemin étroit), ven­ti­la­teurs mon­tés sur tour ou non. Ça per­met ainsi d’op­ti­miser la pro­duc­tion de neige de cul­ture, en répon­dant au mieux à des at­tentes qui peu­vent être dif­férentes selon l’époque de l’hiver et la lo­cal­i­sa­tion de l’en­neigeur sur le do­maine ski­able» , ré­sume Jean-Yves Rémy, prési­dent du groupe La­belle­mon­tagne.

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