CET AP­PAREIL A MAR­QUÉ L’ÉVO­LU­TION DE LA STA­TION, PASSÉE RAPI­DE­MENT DE L’AR­TI­SANAT À L’IN­DUS­TRIE DU SKI.

Ski Magazine - - Lepetitcoupdeblanc -

passé avec suc­cès ces con­trôles, et n’a ja­mais connu d’in­ci­dent en ex­ploita­tion. Même si c’était un des ap­pareils les moins em­prun­tés de la sta­tion en rai­son de la dif­fi­culté des pistes qu’il dessert, il a vail­lam­ment trans­porté plus de 314 000 skieurs en 500 heures de marche en 2013. Pour les us­agers, le niveau de con­fort était dis­cutable, déjà lim­ite lors de sa con­struc­tion, dé­passé à notre époque. L’em­bar­que­ment fou­et­tait les mol­lets, les chutes étaient nom­breuses au débar­que­ment. Sim­ple­ment cet ap­pareil a mar­qué l’évo­lu­tion de la sta­tion, passée en quelques dé­cen­nies du niveau des al­pages à celui des arêtes rocheuses, de l’ar­ti­sanat à l’in­dus­trie du ski. Robert Mu­solesi, l’actuel chef d’ex­ploita­tion, fai­sait par­tie des équipes qui ont con­struit le Pouta et l’Our­sière en 1987, lors d’un été pourri et en­neigé. Trente ans plus tard, en as­sis­tant au dé­mon­tage de « son » télésiège, il peut être fier du tra­vail réal­isé. Qua­tre autres em­ployés des 7 Laux ont égale­ment traversé l’his­toire de la sta­tion, élec­triciens ou mé­canos in­vestis depuis les débuts. Une bonne par­tie des em­ployés plus je­unes sont aussi des lo­caux, présents toute l’an­née, qui res­teront sans doute longtemps à re­garder passer les saison­niers et les touristes. Cette fidél­ité des hommes est une des qual­ités cachées de la « pe­tite sta­tion » de Belle­donne. Ils lui in­suf­flent son esprit et son am­biance, par­fois rugueuse, mais loin des stan­dards com­mer­ci­aux de celles qu’on ap­pelle des « usines à ski » . L’esprit 7 Laux a survécu à la mod­erni­sa­tion du do­maine jusqu’à main­tenant, ga­geons qu’il sur­vivra égale­ment à l’évo­lu­tion du Pouta.

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