STATISKI

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Notre ex­pert @globeskieur aime les chiffres, et il les partage ! Dans ce numéro, les plus beaux, les plus

gros in­vestisse­ments de l’hiver.

Chaque été en sta­tion, c’est le chantier ! Que ce soit un sim­ple coup de lasure sur les vo­lets ou la con­struc­tion d’une nou­velle télé­cab­ine, il y a un ob­jec­tif ab­solu : que tout soit prêt à temps pour l’ou­ver­ture de la sai­son. Au menu des nou­velles re­mon­tées cette an­née : 145 M€ in­vestis à travers l’en­sem­ble des mas­sifs français – même la Corse, l’île nous réser­vant une sur­prise de toute beauté – dont une grosse télé­cab­ine pour améliorer l’ac­cès à un spot mythique, un télésiège 8 places pour dé­con­ges­tion­ner la plus grosse sta­tion du monde, un 6 places pour achever la réno­va­tion d’une célèbre sta­tion de prox­im­ité et des magic car­pets par cen­taines de mètres… Que ce soit un re­nou­velle­ment com­plet, une réno­va­tion par­tielle ou une sec­onde main, les nou­velles re­mon­tées mé­caniques ne passent ja­mais in­aperçues. Elles sont la par­tie la plus vis­i­ble des in­vestisse­ments sur les do­maines ski­ables, car elles ap­por­tent con­fort, sécu­rité et ra­pid­ité. Mais il ne faut pas ou­blier les ef­forts fi­nanciers con­sen­tis par les sta­tions pour dévelop­per leurs réseaux de neige de cul­ture très sou­vent as­so­ciés à des travaux de pistes ( ex : 8 M€ in­vestis à l’Alpe d’Huez cet été pour en­neiger la piste de Sarenne), ni la main­te­nance courante du do­maine ski­able, qui représente un poste budgé­taire im­por­tant avec les in­spec­tions ré­gle­men­taires et le change­ment des câbles ( ex : 2e tronçon à La Grave, TC Val­lée Blanche à Cha­monix) ; les re­mon­tées françaises sont sûres, et cela a un prix. De même, il faut men­tion­ner les com­munes- sup­ports des sta­tions qui con­stru­isent d’im­pres­sion­nants cen­tres aqualudiques ( Mont­genèvre, Les Arcs, Les Saisies, Courchevel par ex­em­ple). En moyenne ces cinq dernières an­nées, les sta­tions ont in­vesti 300 mil­lions d’euros chaque an­née. De ce mon­tant, en­v­i­ron la moitié est générale­ment af­fec­tée aux nou­velles re­mon­tées mé­caniques. Les su­per­lat­ifs sont sou­vent em­ployés à tort et à travers. Pour les ren­dre in­con­testa­bles, il con­vient donc d’as­seoir leur au­torité sur des critères ob­jec­tifs. On pense donc im­mé­di­ate­ment au mon­tant de l’in­vestisse­ment : une re­mon­tée im­por­tante est avant tout une re­mon­tée onéreuse. Mais s’il donne une in­di­ca­tion, il peine à dé­partager par manque de nu­ance. Il peut en ef­fet y avoir très peu de dif­férence en­tre un télésiège six places « cher » et une télé­cab­ine « nor­male » . Par ex­em­ple, le nou­veau télésiège débrayable 6 places à bulles de la Forêt à Courchevel ( 7,5 M€) coûte même 2 M€ de plus que la nou­velle télé­cab­ine 8 places des Vil­lards aux Arcs ( 5,5 M€). On déter­mine l’im­por­tance d’une re­mon­tée grâce à un in­di­ca­teur aussi mé­connu du grand pub­lic que cen­tral dans l’in­dus­trie des re­mon­tées mé­caniques : le mo­ment de puis­sance. Le mo­ment de puis­sance d’une re­mon­tée mé­canique est le pro­duit du dénivelé ( en kilo­mètres ou km) par son débit max­i­mal théorique ( en per­son­nes par heure ou p/ h). Cette grandeur con­ven­tion­nelle s’ex­prime en km. p/ h et mesure la ca­pac­ité de faire gag­ner de l’al­ti­tude aux skieurs.

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