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Ski Magazine - - Dreamline -

Pour prévoir l'avenir, il faut con­naître le passé di­s­ait Machi­avel. Le passé du FWT com­mence en 2008, ou plutôt, en 1996. Cette an­née, Ni­co­las Hale- Woods, actuel directeur de FWT Man­age­ment, la boîte der­rière tout ça, fonde l’Xtreme de Ver­bier, dans la droite ligne du King of the Hill en Alaska. Le principe est sim­ple : de­scen­dre la face nord et abrupte du Bec des Rosses sous le re­gard cri­tique de juges pour obtenir la meilleure note. Tout d’abord réservé à nos amis mono­plan­chistes, l’Xtreme s’ou­vre aux skieurs à par­tir de 2004. Trois ans suff­isent pour que le ski de­vi­enne la caté­gorie phare du premier FWT même si, à l’époque, skieurs et skieuses étaient à peine plus nom­breux que snow­boardeurs et snow­boardeuses. Le tour se déroulait alors en­tre Cal­i­fornie, Sochi, Tignes et Ver­bier évidem­ment, de­venu la fi­nale de ce je­une Freeride World Tour dont l’équipe or­gan­isatrice restait basée en Suisse. Qua­tre ans plus tard, le tour a grossi en pop­u­lar­ité et en crédi­bil­ité mais cela ne suffit pas. Les cri­tiques sont nom­breuses sur l’eu­ropéano- cen­trisme des com­péti­tions et des rideurs. En cause, l’ex­is­tence d’un « con­cur­rent » nord- améri­cain, le Freeski­ing World Tour. Celui- ci at­tire les bons rideurs améri­cains et cana­di­ens et fait per­dre en crédi­bil­ité les deux tours qui se tirent mutuelle­ment vers le bas. L’an­nonce en juil­let 2012 d’un parte­nar­iat avec MSI, or­gan­isa­teur de celui- ci et des Masters of Snow­board­ing sem­ble en­tériner le début d’une nou­velle ère où les rideurs nord- améri­cains au­raient en­fin leur mot à dire dans l’his­toire. Au pas­sage, le FWT gagne en spon­sor­ing et s’ap­pelle doré­na­vant le Swatch Freeride World Tour by The North Face. La première sai­son de l’al­liance transatlantique sera un test, la sec­onde sa fos­soyeuse.

L’AMI­TIÉ HELVÉTICO- AMÉRI­CAINE

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