Par Alex GOSTELI

Ski Magazine - - Ski Nature / Toutes Neiges -

Les Pyrénées sont une chaîne mon­tag­neuse avec une iden­tité pro­pre, rem­plie de pe­tits spots freeride. Cette an­née, la sta­tion de Vall­nord sera la troisième étape du Freeride World Tour. C’est pourquoi la cu­riosité des freerideurs en­vers cette sta­tion ne cesse de croître. Vall­nord se com­pose de trois secteurs : les deux premiers, Arin­sal et Pal sont re­liés par une télé­cab­ine, tan­dis que le troisième, Ar­calís, se situe à l’écart, à quelques kilo­mètres des cen­tres urbains de la prin­ci­pauté. C’est sans au­cun doute ce qui a per­mis à ce secteur de main­tenir une iden­tité pro­pre, chère aux freerideurs. La zone d’Ordino-Ar­calís est la vallée la plus préservée de l’An­dorre, ce qui lui con­fère un ca­chet très pyrénéen. C’est, égale­ment, le secteur où on voit la plu­part des skieurs de rando, freerideurs et mon­tag­nards du pays. Son ac­cès se fait par une pe­tite route se­condaire, sou­vent en­neigée, qui peut dé­courager les moins en­t­hou­si­astes les journées de poudreuse. Mais ce sont pré­cisé­ment son éloigne­ment, son horo­gra­phie, son ori­en­ta­tion nord et sa dif­fi­culté d’ac­cès qui en ont fait un spot mythique du hors-piste dans les Pyrénées. Aussi la sta­tion, con­sciente de son iden­tité freeride, a passé les dernières an­nées à mod­i­fier son of­fre pour fa­voriser cette pra­tique. Ar­calís est une pe­tite sta­tion, avec des « som­mets de di­men­sion hu­maine » comme on dit par ici. Il ne faut donc pas s’at­ten­dre à des rides très longs mais plutôt à des pe­tits secteurs par­fois agres­sifs. Il ex­iste de nom­breuses zones de freeride à côté des pistes. Cepen­dant, c’est le secteur supérieur de La Coma qui re­tient notre at­ten­tion, car c’est ici que se trou­vent les hors-pistes avec le meilleur ac­cès. Il ex­iste deux zones his­toriques auxquelles on ac­cède par le télésiège de Creussans qui est ex­clu­sive­ment réservé au hors-piste. En sor­tant du télésiège à gauche, on trouve le secteur de Cabey­rou. C’est ici que se déroulera pour la pre­mière fois cette an­née la troisième étape du FWT. Il s’agit d’un secteur tech­nique rem­pli de ravins et de couloirs. Il faut donc ex­trême­ment bien étudier les lignes avant de s’en­gager. À droite, tou­jours en sor­tant du télésiège, se trouve le secteur de Tris­taina. C’est une large vallée glaciaire qui of­fre d’am­ples pentes finis­sant au bas de la sta­tion. C’est une ex­cel­lente zone où faire des vi­rages larges et à grande vitesse dans la poudreuse. Pour les rideurs plus ex­péri­men­tés, il ex­iste deux autres zones plus agres­sives. Ce sont les zones du pic de Cat­a­perdís et le Port del Rat, auxquelles on ac­cède depuis Portelles. Là, il fau­dra charger les skis sur le dos et marcher une demi-heure avant d’ar­river aux crêtes. Une fois sur les som­mets, on a le choix en­tre plusieurs de­scentes suiv­ant le niveau d’en­gage­ment. Le matériel de sécu­rité (DVA, pelle et sonde) et un guide ne sont pas de trop par ici. De plus, la sta­tion vous of­fre aussi la pos­si­bil­ité de pra­ti­quer la recherche DVA sur un site prévu à cet ef­fet. Il s’agit d’une zone d’ap­pren­tis­sage à l’utilisation du dé­tecteur, en­cadré par des ex­perts et gra­tu­ite.

Slash poudreux au pic de Cabey­rou, Vall­nord.

© Alex Gosteli

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