STA­TION

Ski Magazine - - Station -

Sam est un pur pro­duit lo­cal, élevé et éduqué à Zer­matt où il a été guide et moni­teur. Lui et ses frères ont écumé tous les coins de la sta­tion. On dit que Zer­matt n’a pas un passé très freeride, qu’en penses-tu ? À la base, ce n’est sûre­ment pas une sta­tion freeride, les gens qui skient ici sont très « suisses alle­mands » dans le genre plutôt sur du ski alpin. Et puis il y a une grande tra­di­tion de guides, qui sont des freerideurs, mais qui ne sont pas très ou­verts au « nou­veau freeride », ce que je peux com­pren­dre, car c’est très dur à guider. Ici, c’est un ter­rain très alpin, tu es vite sur des glaciers, avec des bar­res, des coins dan­gereux... Et pour­tant il y a eu la Skier’s Cup, un événe­ment claire­ment freeride ? C’est Ni­co­las Hale-Wood (or­gan­isa­teur du Freeride World Tour) et moi qui avons amené cet événe­ment à Zer­matt, et je peux dire que ça n’a pas été facile, on a eu du sou­tien, mais pas in­croy­able, de la part de la sta­tion. Je pense qu’ils sen­tent qu’il y a un marché freeride, mais ils poussent quand même plutôt le ski de piste. Alors pourquoi est-ce une sta­tion qui a une telle répu­ta­tion freeride ? Je pense que c’est d’abord lié à l’im­age du Cervin. Après, c’est aussi une sta­tion unique dans les Alpes : ici, on a 53 in­stal­la­tions de re­mon­tées mé­caniques, avec deux sta­tions liées en plus, Cervinia et Val­torenche. C’est im­mense et ça per­met d’aller, en plein coeur des Alpes, sur des pentes nord ou sud. C’est ça que voient les étrangers, la taille, le dénivelée, et ils pensent donc à une Mecque du freeride. Pour moi, ce qui rend Zer­matt unique, ce sont les dif­férentes al­ti­tudes. C’est un peu comme Cha­monix, avec en plus ici un glacier ski­able toute l’an­née. À Zer­matt, tu peux avoir de la su­per poudre au mois de juin... Quelle est la meilleure péri­ode pour venir ? En décem­bre, jan­vier et février, je skie dans les ar­bres, et après je monte plus haut, quand les glaciers sont en con­di­tion. Il y a un po­ten­tiel in­croy­able. Mais le meilleur mo­ment de l’an­née pour moi, c’est avril, car tu peux aller à 4 000 m et de­scen­dre jusqu’au vil­lage avec plus de 2 000 m de dénivelée, de la poudre

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