J’AP­PRENDS BEAU­COUP EN VOY­ANT LES AUTRES, C’EST UN PEU MON ÉCOLE DU SKI

Ski Magazine - - Actus -

beau­coup de chance, j’ai chaque fois été en­touré des per­son­nes que je voulais. Car sans eux ja­mais je n’au­rais pu fi­naliser le pro­jet, j’au­rais sure­ment loupé bien des descentes. Vu que je vis en­core chez mes par­ents, chaque soir j’ai pu dis­cuter avec mon beau-père, Raphaël Richard, qui est guide et qui va beau­coup en mon­tagne. Il me ra­me­nait des pho­tos, il me di­s­ait « écoute je suis passé là-bas, ça a l’air bien en con­di­tions, ça a collé sur la glace un peu plus à gauche, alors cette face doit être bonne... » Il y a aussi Sam An­thamat­ten, qui re­gar­dait au­tour de chez lui à Zer­matt où il y avait pas mal de som­mets que je voulais faire. Et puis pour la caméra, Guido Per­rini a tou­jours répondu présent de la veille pour le lende­main. On ne pou­vait ja­mais prévoir 2-3 jours à l’avance, c’était chaque fois à la dernière minute. Moi je m’équipais dans mon coin, je réfléchis­sais à com­ment j’al­lais la skier, qu’est-ce qu’il me fal­lait comme matériel, et c’est seule­ment quand j’al­lais me coucher pour me lever su­per tôt le lende­main matin que je pen­sais à ap­peler pour aver­tir le pho­tographe et le caméra­man. Et ça a marché à chaque fois, ce qui est in­croy­able. SM : Tu en as fait com­bien au fi­nal ? J. H. : 10 ou 11 et, en tout, on en a 15 ou 16, avec d’autres it­inéraires de pentes raides, car pen­dant que les 4000 n’étaient pas en con­di­tions j’avais quand même en­vie de skier. Donc j’al­lais faire d’autres faces très es­thé­tiques qu’on a au­tour de chez nous, et c’est aussi dans le film, pour il­lus­trer cette évo­lu­tion du ski. SM : À part l’Ober­ga­bel­horn, il y a d’autres faces qui t’ont par­ti­c­ulière­ment mar­qué ? J. H. : J’ai eu un prob­lème sur le Grand Com­bin. On est mon­tés la pre­mière journée, on a in­stallé un camp de base au fond de la face, sur le glacier. Nuit courte, beau­coup de vent, on se réveille le matin, la face restait ski­able, mais la neige avait pas mal tra­vaillé. Avec mon pote José Caron, qui est

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