C’EST FACILE DE SE FAIRE AT­TIRER PAR CE QUE J’AP­PELLERAIS « LE CÔTÉ FUN DU SKI »

Ski Magazine - - Actus -

bien en­tourées, en­trainées, avec un niveau in­croy­able, et ça leur est ar­rivé. Il y a tout le temps cette pe­tite par­tie qu’on ne peut pas maitriser. C’est la mon­tagne. Le seul moyen de dompter un peu ça et de voir les pièges qui nous sont ten­dus, c’est sim­ple­ment d’y aller, mais on ne peut pas griller les étapes. C’est en de­venant plus vieux et en pra­ti­quant la mon­tagne que cette ex­péri­ence vient et que ces sur­prises de­vi­en­nent de plus en plus min­imes. Ça mon­tre que ça peut ar­river à tout le monde. C’est une fa­tal­ité. Moi, je pense que de skier vite, passer moins de temps sur la mon­tagne, ça aide. À 15-16 ans, j’ai eu une mau­vaise ex­péri­ence. Avec ma famille, pen­dant une rando, on s’est fait chop­per par une avalanche, une plaque à vent. Ça m’a vrai­ment rendu at­ten­tif à ce phénomène de l’avalanche. D’avoir la vitesse, l’in­er­tie avec toi, si ce piège-là a échappé à ton an­a­lyse, ta seule chance de t’en sor­tir c’est d’aller plus vite qu’elle. Marco Siffredi ou Syl­vain Sau­dan ont défriché le 8000, ça t’in­spire pour la suite ? J. H. : Marco Siffredi ça m’in­spire beau­coup, Sau­dan bien sûr que c’est un mod­èle. Marco n’est pas revenu, ils ne l’ont même pas retrouvé... C’est vrai­ment une autre di­men­sion. Skier comme je skie dans les Alpes en Hi­malaya, comme dit mon beau-père, tu en­gages vrai­ment la viande. Et tu as de bonnes chances que ça ne marche pas, il faut suivre les mous­sons, tu n’as pas qu’un hiver. Le tim­ing parait presque im­pos­si­ble, tu dois passer un mois d’ac­cli­mata­tion, puis tu peux rester un mois sur place avant d’en avoir marre d’at­ten­dre. Il y a aussi l’as­pect al­ti­tude, tu n’es pas au meilleur de ta forme for­cé­ment là-haut. De skier comme on fait avec Sam, ça de­mande un en­traine­ment spé­ci­fique. Il y a telle­ment de points à éclair­cir, c’est clair que c’est une en­vie, mais ça me parait très loin, main­tenant en tout cas. Pour la suite, je sais très bien ce dont j’ai en­vie, mais je ne veux pas en par­ler. C’est une autre ap­proche, du ja­mais fait jusqu’à main­tenant, aller un peu à l’in­connu, il faut se pré­parer un peu. Pour l’in­stant, c’est juste une idée que j’ai dans la tête, une en­vie. Mais ce que je peux te dire c’est qu’il n’y aura pas une « Liste 2 », par ex­em­ple. Est-ce que La Liste s’adresse à un pub­lic large ou c’est du ski porn ? J. H. : Non non, j’ai hor­reur du ski porn et je ne veux ja­mais faire ça. Ce que j’avais en tête, même si c’est Guido le pro­duc­teur et que je ne suis que l’ini­ti­a­teur du pro­jet, c’était de ren­dre hom­mage à ces précurseurs et mon­trer cette évo­lu­tion du ski de pente raide. C’est ça que j’aimerais mon­trer dans mon film. Dans notre film. Le but c’est vrai­ment de toucher plus que le monde du ski.

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