PLANTÉ DE B­TON 2.0 LES NOUVEAUX VENDEURS DE VIRAGE

Ski Magazine - - ENQUÊTE - Par Martin Léger

Cet hiver, l’École du ski français lance des of­fres ciblées pour les adultes (freeride, rando, skat­ing, etc.) bap­tisées « l’ESF autrement ». Ces nouveaux pro­duits té­moignent de l’évo­lu­tion de l’en­seigne­ment du ski en France depuis le début des an­nées 2000, avec en fil rouge une per­son­nal­i­sa­tion des presta­tions pro­posées par les moni­teurs de ski, et ce dans toutes les écoles. Pour au­tant, l’ap­pren­tis­sage de la glisse est-il fon­da­men­tale­ment dif­férent d’il y a quinze ou vingt ans ? Ski Mag­a­zine a mené l’enquête.

Ils at­tendaient avant tout une pro­gres­sion tech­nique. Au­jourd’hui, même s’ils veu­lent tou­jours s’améliorer sur les skis grâce aux cours, ils ont aussi d’autres ex­i­gences. No­tam­ment du dé­payse­ment. Ils es­pèrent que le moni­teur leur per­me­tte de dé­cou­vrir l’en­vi­ron­nement mon­tag­nard, de s’im­prégner de la cul­ture lo­cale. Et les no­tions de plaisir, de con­vivi­al­ité et de per­son­nal­i­sa­tion sont aussi de­v­enues de plus en plus im­por­tantes » , ex­plique Olivier Bu­loz, di­recteur de l’ESF des Car­roz d’Arâches. C’est pourquoi, dans ses cours col­lec­tifs « de base », l’ESF a en moyenne ré­duit le nom­bre de clients de 12 à 8. « C’est ainsi plus facile de don­ner des con­seils per- son­nal­isés. C’est très im­por­tant, surtout avec les adultes, qui ont sou­vent be­soin d’être ras­surés. L’adulte est fréquem­ment ca­pa­ble de de­scen­dre une piste plutôt dif­fi­cile, mais n’en est pas con­scient jusqu’à ce que le moni­teur le lui dise. D’où l’im­por­tance d’avoir un moni­teur plus disponible pour chaque client » , pour­suit Olivier Bu­loz. Avec l’évo­lu­tion du matériel et de la pré­pa­ra­tion des pistes, il est év­i­dent que le con­tenu tech­nique des cours a évolué. « Il y a 20 ans, on en­seignait la tech­nique de Sten­mark, avec une grosse com­plex­ité du mou­ve­ment et la né­ces­sité de lever le ski, de faire un ef­fort en piv­ote­ment. On pou­vait passer trois jours sur le planté de bâ­ton. Au­jourd’hui, c’est de­venu ac­ces­soire. À par­tir du mo­ment

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