Pla­quer son job pour par­tir skier, voi­là bien un concept peu en phase avec le mar­ché du tra­vail hexa­go­nal. Pour­tant, cer­tains l’ont fait. Et pas qu’une fois les bougres ! Par­tage d’ex­pé­rience(s) avec un groupe d’amis pas comme les autres.

TOUT PLA­QUER POUR SKIER

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QUIT­TER LE QUO­TI­DIEN ET SON TRAIN-TRAIN POUR AS­SOU­VIR UNE PAS­SION ET S’OF­FRIR UNE PA­REN­THÈSE ENCHANTÉE, LAIS­SANT DER­RIÈRE SOI SON JOB, SA MAI­SON ET SES HA­BI­TUDES: BEAU­COUP EN ONT RÊ­VÉ, PEU L’ONT FAIT. SYL­VAIN, ROMAIN ET MA­NU ONT FRAN­CHI LE CAP, PAR­FOIS EN­SEMBLE, PAR­FOIS EN SOLO, AVEC TOU­JOURS LE MÊME BUT, SKIER PLUS QUE DE RAI­SON ET POUR­SUIVRE LA FA­MEUSE QUÊTE DU « END­LESS WIN­TER ». APRÈS UNE DI­ZAINE D’AN­NÉES À VOYA­GER PLUS OU MOINS LOIN ET LONG­TEMPS, IL NOUS SEM­BLAIT IN­TÉ­RES­SANT DE FAIRE UN RE­TOUR D’EX­PÉ­RIENCE AVEC EUX…

Si vous êtes des fi­dèles de Skieur Ma­ga­zine, vous avez dé­jà vu des images de ce col­lec­tif bap­ti­sé Chas­seurs d’images, soit le temps de dé­cou­vrir une sta­tion, soit au fil d’un trip, d’une his­toire qui pour­rait se ré­su­mer par « je n’ar­rête pas de suivre mes spa­tules juste pour voir où elles me mènent... ». Nul be­soin d’être le meilleur skieur au monde pour s’em­bar­quer dans une telle aven­ture, la preuve, ces trois in­gé­nieurs, qui se sont ren­con­trés au ly­cée pour cer­tains et sur les bancs de l’ENI de Saint-Étienne pour d’autres, s’adon­naient au snow­board avant d’avoir eu be­soin de peaux de phoque pour avan­cer et donc, de bas­cu­ler sur les skis. Bons skieurs comme il y en a tant, ils ont en re­vanche la pas­sion de la mon­tagne et de la suite dans les idées, une vo­lon­té cer­taine de voir leurs rêves se réa­li­ser. Leur cô­té in­gé­nieur sû­re­ment : « Mais comment ça marche ce rêve ? » Et d’en trou­ver la clé. C’est là que l’his­toire de­vient fran­che­ment in­té­res­sante car elle se joue avec des ac­teurs comme vous et moi, des skieurs « nor­maux » qui sont par­ve­nus à réa­li­ser leurs rêves et as­sou­vir leur pas­sion mieux que l’énorme ma­jo­ri­té des skieurs. Quel mé­ca­nisme se­cret fait que cer­tains par­viennent à par­tir quand les autres conti­nuent à dis­cu­ter sans fin du jour J au­tour d’une bière ? Puisque c’est pos­sible pour cha­cun d’entre nous, pour­quoi ne som­mes­nous pas tous dé­jà par­tis loin et long­temps ? Est-ce un manque de cou­rage, de dé­ter­mi­na­tion ou la lâ­che­té d’avoir à se re­trou­ver face à l’in­con­nu et donc, un peu face à soi-même ? Ce vaste dé­bat, je le laisse en sus­pens, à cha­cun de trou­ver ses ré­ponses. En re­vanche, par­ta­geons l’ex­pé­rience de Syl­vain, Ma­nu et Romain au tra­vers des ques­tions sui­vantes, eux qui ont at­tra­pé le vi­rus à force de par­tir pour de courtes du­rées en au­to­no­mie com­plète, dans leurs ca­mions amé­na­gés. Ca­mions qui, pour l’anec­dote, res­taient la se­maine dans un ga­rage loué à Cham­bé­ry avant de par­tir chaque week-end là où la neige avait fait des siennes. Tou­jours le même ri­tuel : sau­ter dans le train tous les ven­dre­dis à 22 h pour ar­ri­ver le sa­me­di à l’aube puis re­par­tir le di­manche à 23 h et ar­ri­ver le lun­di ma­tin tout juste à temps pour prendre une douche avant de re­par­tir bos­ser ! Eh oui, il y a une nuance entre avoir en­vie de skier et avoir vrai­ment en­vie de skier...

Skieur : Qu’est-ce qui vous a unis ?

Chas­seurs d’images : La pas­sion de la glisse et l’en­vie d’être en mon­tagne. Nous n’étions pas dans les mêmes cercles d’amis mais on s’est agré­gé pe­tit à pe­tit après une sor­tie de ski à La Grave. Pa­ra­doxa­le­ment, on est vrai­ment de­ve­nus amis après que nos che­mins sco­laires se sont

sé­pa­rés plu­tôt que lors­qu’on ci­rait les bancs de la même école d’in­gé­nieur.

Skieur : Faire le choix de la médiatisation, ce n’est pas se prendre un peu pour un autre ?

Chas­seurs d’images : Ce­la n’a ja­mais été une dé­marche égo­cen­trique mais une no­tion de « bon plan » as­sez ma­té­ria­liste, c’est-à-dire que ce­la per­met de ré­duire les coûts d’un sé­jour au ski ou d’un voyage, voire de se faire équi­per en ma­tos. En re­vanche, on a tou­jours fait des images pour nous, bien avant d’être pu­bliés. Car pour faire des pho­tos, il faut être plu­sieurs et avoir le même ob­jec­tif si­non c’est ga­lère ! Ça s’est fait sans cy­nisme, par plai­sir et le reste a sui­vi. Quand tu fais des pho­tos, tu skies moins donc il faut être en phase. Syl­vain aime faire des images, Ma­nu et Romain aiment avoir des sou­ve­nirs et se voir skier, ça ne va pas plus loin. On ne cherche pas à être des ca­dors mais à par­ta­ger du plai­sir. Ça fait des jour­nées longues mais ça nous convient. C’est aus­si une ex­cuse pour al­ler voir ailleurs, sor­tir de notre zone de confort. Aux 7 Laux, pen­dant des an­nées, on dé­rou­lait tou­jours la même rou­tine, le même en­chaî­ne­ment de hors­pistes. C’était bien mais sans sur­prise. Il fal­lait pas­ser à autre chose, dé­cou­vrir d’autres sta­tions, d’autres mon­tagnes. Et quand tu cherches l’iti­né­raire que t’as re­pé­ré, que tu trouves le bon re­tour sur la carte, quoi qu’il ar­rive, tu skies moins que sur ton spot mais tu es heu­reux. Dans ces condi­tions, faire des pho­tos ne change pas grand-chose si ce n’est qu’on a des sou­ve­nirs... pu­bliables ! En prime, ga­lé­rer parce qu’on s’est trom­pés, parce qu’on a ra­té l’échap­pa­toire pour ne pas des­cendre trop bas ou parce que les condi­tions de neige et de sé­cu­ri­té l’im­posent, ça forge l’ami­tié...

Skieur : Comment passe-t-on du rêve de tout pla­quer à la réa­li­té du dé­part ?

Chas­seurs d’images : Ça com­mence tou­jours au­tour d’une bière, avec de longues dis­cus­sions qui dé­rivent et dé­clenchent une étin­celle, un truc ap­pa­rem­ment im­pro­bable mais qui va ger­mer

au fil des mois. Après, il faut pas­ser beau­coup de temps à cher­cher des in­fos pour op­ti­mi­ser le voyage, ne pas perdre de temps bê­te­ment ni de l’ar­gent. La pre­mière fois, on avait glo­ba­le­ment fait cette dé­marche pen­dant nos études, à coup de job d’été et de pe­tits bou­lots. Pour la se­conde, on sa­vait alors qu’il nous fal­lait d’abord tra­vailler quelques an­nées pour rem­plir les caisses d’une part mais aus­si pour mettre une ligne sur le CV, se for­ger une pe­tite ex­pé­rience.

Skieur : Avec une fa­mille, vous se­riez par­tis ?

Chas­seurs d’images : La ques­tion ne s’est pas po­sée, on était tous cé­li­ba­taires mais c’est vrai que lorsque Syl­vain a vou­lu par­tir la se­conde fois, il avait pré­vu une an­née com­plète de voyage sauf qu’il a ren­con­tré sa com­pagne ac­tuelle juste deux mois avant de s’en­vo­ler... Du coup, il a quand même skié six mois, puis elle l’a re­joint pour deux mois sup­plé­men­taires. C’est sûr qu’avec des en­fants, par­ti­cu­liè­re­ment en ski trip, ce­la semble très très com­pli­qué... Rien que pour nous, à l’époque libres comme l’air, on s’or­ga­ni­sait un tronc com­mun dans le voyage, quelques mois en­semble avec un ob­jec­tif, mais cha­cun tra­çait sa route en fonc­tion de sa dis­po­ni­bi­li­té ou de ses en­vies. Si­non, c’est trop de contraintes. C’est la bonne for­mule car il y a cette no­tion de par­tage et d’en­traide mais sans trop d’obli­ga­tions, avec de la sou­plesse. De l’autre cô­té, par­tir tout seul de­mande du cou­rage et une réelle force de ca­rac­tère. Être li­vré à soi-même, en hi­ver avec tout le ma­tos de ski, c’est contrai­gnant mais ça pousse à al­ler vers les autres... En plus, en ski, on dé­pend vrai­ment des condi­tions mé­téo donc même si on pré­pare mi­nu­tieu­se­ment le voyage, c’est im­pos­sible de tout gra­ver dans le marbre. Il faut de la sou­plesse, de l’ini­tia­tive, bref, être à deux ou trois ap­pa­raît plus confor­table.

Skieur : C’est quoi le plus dif­fi­cile lors­qu’on dé­cide de pla­quer sa vie pour al­ler skier : re­ve­nir ?

Chas­seurs d’images : Non, pas vrai­ment. Sur ce point, on a vé­cu le ou les re­tours de ma­nières un peu dif­fé­rentes. Ma­nu au­rait ai­mé res­ter, Syl­vain était content de ren­trer et Romain est tou­jours en train de re­par­tir de l’en­droit où il vient d’ar­ri­ver ! Glo­ba­le­ment, il faut se rendre compte que c’est quand même fa­ti­gant de tou­jours chan­ger de place et cher­cher les bons en­droits pour skier. Alors, si c’est tou­jours un peu triste d’ar­ri­ver au bout d’un voyage, c’est aus­si agréable de re­voir ceux qui sont res­tés en France, sa fa­mille, de re­trou­ver un confort. L’or­ga­ni­sa­tion d’un trip et par­tir, c’est que de l’ex­ci­ta­tion. Re­ve­nir, c’est un peu une dé­com­pres­sion, un mo­ment un peu bi­zarre, mais c’est pas mal non plus. Bon, après, on a tou­jours ten­dance à ne se sou­ve­nir que des bons mo­ments car dé­mé­na­ger, stop­per tous ses abon­ne­ments, gé­rer l’ad­mi­nis­tra­tif ou sto­cker des bouts de meubles ici ou là, c’est un peu ga­lère quand même !

Skieur : Est-ce plus fa­cile de tout quit­ter lors­qu’on est in­gé­nieur ?

Chas­seurs d’images : Pas sûr... En­fin, ce n’est pas plus dif­fi­cile à coup sûr ! En re­vanche, un ar­ti­san, une pro­fes­sion li­bé­rale ou un in­dé­pen­dant, sans par­ler de la fonc­tion pu­blique, a au moins les mêmes « avan­tages » que nous. Fi­na­le­ment, on est de simples sa­la­riés avec l’avan­tage d’avoir un di­plôme qua­li­fiant et des pro­fils re­cher­chés. L’in­té­rêt, c’est de ne pas être trop stres­sé pour

re­trou­ver du bou­lot même si un trou dans un CV, ça fait tou­jours un peu tache. Dé­mis­sion­ner de son taf, ce n’est pas ano­din quand même ! Der­nier point, on est sû­re­ment pas trop mal struc­tu­ré pour faire des dos­siers, des bud­gets, etc. mais pour le reste, c’est comme pour tout un cha­cun : un pe­tit saut dans l’in­con­nu !

Skieur : Réa­li­ser son rêve d’« end­less win­ter », c’est en­ri­chis­sant ou dé­ce­vant, voire dé­mo­ra­li­sant une fois ren­tré ?

Chas­seurs d’images : C’est bien ! Car­ré­ment même ! C’est que du bon­heur même s’il faut veiller à re­trou­ver quelque chose de mo­ti­vant après, à créer une nou­velle dy­na­mique avec son tra­vail par exemple. Pour nous, il s’agis­sait de voya­ger pour skier, pas d’une quête per­son­nelle. On n’avait pas pré­vu de chan­ger de vie ou de trou­ver la lu­mière... Notre seule quête, ça a été celle de la neige et des bonnes condi­tions. C’était des grandes-grandes va­cances, la ré­com­pense du tra­vail ef­fec­tué du­rant nos études et du­rant les pre­mières an­nées de taf. On a tou­jours voya­gé avec une forme d’in­sou­ciance, avec la vo­lon­té de pro­fi­ter, pas de re­mettre en cause nos vies.

Skieur : Le ski de­vient-il une rou­tine lors­qu’on pra­tique toute l’an­née ?

Chas­seurs d’images : Ça dé­pend des per­sonnes et du contexte. Par exemple, après 3 mois à ne voir que des sa­pins et du mau­vais temps, Syl­vain en avait un peu marre du Ca­na­da mais Ma­nu pro­fi­tait de chaque jour­née, avec tou­jours l’en­vie d’al­ler voir der­rière la pro­chaine crête. Pas de rou­tine, ce qui ne veut pas dire que c’est chaque jour du grand ski. Par­fois, tu marches des heures pour fi­na­le­ment bas­cu­ler dans un cou­loir ver­gla­cé et pour­ri : c’est dé­ce­vant en termes de ski mais ça n’em­pêche pas d’être content d’être là. Glo­ba­le­ment, on est tou­jours heu­reux d’être là où on est, même si les condi­tions sont dif­fi­ciles. C’est la mon­tagne qui dé­cide... En Ma­cé­doine, on était tom­bés sur une équipe de Field Pro­duc­tions : les gars ne fai­saient que se plaindre de tout, de la neige pour­tant bien, du cha­let sans pro­blème, etc. On a sen­ti un vrai dé­ca­lage entre les pros qui ont la pres­sion et nous, tou­jours contents, comme l’énorme ma­jo­ri­té des autres voya­geurs que l’on a pu croi­ser. Du coup, ça brise un peu le mythe même si en l’oc­cur­rence, ils tra­vaillaient donc avaient un stress de bou­lot. C’était juste cu­rieux à voir et ça ne fai­sait pas en­vie...

Skieur : En voyage, c’est quoi le plus sur­pre­nant ?

Chas­seurs d’images : Au-de­là des cultures dif­fé­rentes in­hé­rentes au voyage en gé­né­ral, le dé­ca­lage pour le ski en par­ti­cu­lier se fait sur­tout sur le ma­té­riel, qu’il s’agisse des skis ou des re­mon­tées mé­ca­niques... C’est par­fois vrai­ment rus­tique, comme dans une en­clave serbe du Ko­so­vo avec un té­lé­siège tel­le­ment mi­teux que le res­pon­sable don­nait un coup sur chaque siège pour tes­ter leur so­li­di­té. Ré­gu­liè­re­ment, il stop­pait l’em­bar­que­ment et il fal­lait prendre le siège sui­vant. Cu­rieu­se­ment, per­sonne n’a ja­mais dis­cu­té ! Mais le plus ma­gique c’est que, quelles que soient les condi­tions, les gens sont heu­reux de skier, de glis­ser sur la neige. Au Ko­so­vo, nous avons eu plai­sir à par­ta­ger des ses­sions avec des lo­caux qui ri­daient avec des skis qu’on n’au­rait même pas en­vi­sa­gé vendre sur une bro­cante. À l’in­verse, au Ca­na­da, on était les seuls à skier avec des fats de 100 ou 110 mm au pa­tin : tous les lo­caux avaient au moins 120 mm. Pour­quoi pas d’ailleurs...

Il y a vrai­ment un truc ma­gique qui se joue avec la neige et peu im­porte où l’on se trouve sur la pla­nète, c’est pa­reil par­tout !

Skieur : Et la neige, c’est tou­jours la même ?

Chas­seurs d’images : On n’a pas trou­vé d’énormes dif­fé­rences mais on n’est ja­mais al­lés en Alas­ka par exemple, ni au Ja­pon, deux des­ti­na­tions ré­pu­tées pour of­frir des neiges aty­piques. Si, évi­dem­ment, la neige est sou­vent souf­flée en Amé­rique du Sud mais par exemple, on a trou­vé de la pou­dreuse aus­si lé­gère à Cré­voux, dans les Hautes-Alpes, que n’im­porte où au Ca­na­da. La dif­fé­rence pro­vient sur­tout de la cul­ture, des pay­sages aus­si, comme les for­ma­tions de glace en­tre­mê­lées au som­met des vol­cans du Chi­li qui par­fois em­pêchent de pou­voir skier de­puis le top. Lors­qu’on dé­cide de skier pen­dant six mois ou un an, on fait avec les condi­tions de neige du mo­ment. Ce­lui qui n’at­tend que les jours par­faits risque de s’en­nuyer !

Skieur : Quels conseils pou­vez-vous don­ner à ceux qui vou­draient prendre une an­née sab­ba­tique pour skier ?

Chas­seurs d’images : De le faire dé­jà, car c’est une ex­pé­rience vrai­ment en­ri­chis­sante ! Et sur­tout, de le faire le plus tôt pos­sible, avant d’avoir une fa­mille, des cré­dits, bref, des bou­lets en plus aux che­villes... Pour nous, il faut aus­si par­tir en voyage sans avoir be­soin de tra­vailler sur place si­non, tu de­viens sai­son­nier. Pour­quoi pas pour ap­prendre une langue étran­gère mais ce n’est pas la même vo­ca­tion, ce n’est plus un ski trip. Dans le même es­prit, on au­rait pu bos­ser dans le ski, à la R&D par exemple mais on a tous pré­fé­ré avoir un job qui nous pas­sionne d’un cô­té et gar­der le ski comme un loi­sir, une pas­sion et donc, évi­ter de lier les deux. Un ski trip, c’est exac­te­ment cette phi­lo­so­phie : si tu pars, c’est pour skier tous les jours (ou presque...), pas pour tra­vailler !

À droite : Ma­nu sur les bancs de notre école.

Val­lon du Pra, 7 Laux En haut : Pay­sage ty­pique de la Pow­der

High­way, BC, Ca­na­da.

À droite : Ma­nu, tou­jours mo­ti­vé

quand il s'agit de dro­per! En haut : Il y a foule pour mon­ter

sur le TS mi­teux de Bré­zo­vi­ca!

À droite : Bi­vouak au Chi­li, sous les Arau­ca­rias. Ci-des­sous : Re­fuge en Ar­gen­tine, dans les alen­tours de Las Leñas.

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