EN­VOYÉ SPÉ­CIAL AU

Je suis par­ti en en­voyé spé­cial au Ja­pon avec les meilleurs ri­deurs mon­diaux, à la dé­cou­verte du Ho­ly Bowly, un des évè­ne­ments les plus fous, in­no­vants et mys­té­rieux de la pla­nète snow­board.

Snow Surf - - Reportage -

" Au pays du so­leil le­vant en fin de sai­son, les Bowls sont une vraie ins­ti­tu­tion !", m’ex­pli­quait Ted­dy Koo, notre guide et fa­meux ri­deur ja­po­nais. Ils sont sha­pés à la main par des crews de lo­caux pen­dant sou­vent plus d’une semaine.

“AU­CUN STRESS, DES GENS CO­OL, JE NE PENSE PAS QUE QUEL­QU’UN PUISSE DIRE QU'IL N'A PAS AI­MÉ.” WILL LA­VIGNE

Le but étant, comme dans un bowl de skate, de créer un par­cours per­met­tant des lignes propres à la créa­ti­vé de cha­cun. Une ses­sion de fin de sai­son dans la soupe et sous un so­leil de plomb, du fun, du fun et en­core du fun entre potes, un es­prit skate/ surf qui vous trans­porte droit à l’époque des Z- Boys et tous les meilleurs ri­deurs mon­diaux pour être sûr de bien dé­chi­rer le spot. Les ri­deurs s’en donnent à coeur joie, tout le monde se lâche et c’est bien ce­la qui fait le suc­cès de l’évè­ne­ment, tous les mo­dules sont abor­dables et c’est un vrai plai­sir. “Le Ho­ly Bowly n’est pas un contest, mais une “jam” ses­sion qui ral­lie des styles de ride très va­riés.”, comme l’ex­plique Ben Bilocq. Les Ja­po­nais avec leur style de sur­feur et les Nord Amé­ri­cains qui eux ont une ap­proche beau­coup plus free­style, s’in­fluen­çaient chaque jour de plus en plus. Il n'y a pas de ga­gnant et per­sonne n’es­saie d'être le meilleur, pour une fois c’est vrai­ment la créa­ti­vi­té qui fait la dif­fé­rence ! “Les gens rident et il n'y a pas de pres­sion, c'est vrai­ment que du plai­sir. Tu dé­cides quand tu dropes, si tu veux faire un run mo­lo c'est cor­rect ! Et si tu veux en­voyer un truc plus " tech" c'est co­ol aus­si. C'est mon genre d'évè­ne­ment plus que n'im­porte quel autre.”, ex­plique Will La­vigne, ri­deur que­bec­quois. Ils se jettent par équipe de 2, 3, 6, 10, 20 tels des feux d’ar­ti­fices, tout le monde y va de sa pe­tite touche per­son­nelle, un miller flip par- ci, un trans­fert par- là. Du coup les tricks pleuvent de tous les co­tés, il y a presque au­tant de mé­dia ( pho­to­graphes, ca­me­ra­men, ma­ga­zines) que de ri­deurs ( quoi que j'étais le seul Eu­ro­péen à être pré­sent). Ce qui per­met d’édi­ter un nombre in­cal­cu­lable de pod­casts, de pho­tos et autres re­ports dans les ma­ga­zines du monde en­tier. Si vous me de­man­diez un tricks qui m’a mar­qué, je se­rais presque in­ca­pable de vous en don­ner un tel­le­ment j’en ai pris plein les mi­rettes. Je ci­te­rais quand même le trans­fert en 720 front tail grab de Fo­rest Bai­ley, le BS air de Will La­vigne, les handplants de Pat Bridges qui n’est autre que l’édi­teur en chef du fa­meux ma­ga­zine Snow­boar­der US. Pour ma part j’ai tel­le­ment pris de plai­sir à ri­der que j’étais presque in­ca­pable de m’ar­rê­ter pour faire des pho­tos. En fin de jour­née et à mi­di, juste avant d’al­ler s’en­voyer une soupe jap’ ou une es­ca­lope de pou­let pa­née sauce cur­ry à la ca­fet’, tout le monde s’ar­rê­tait de ri­der pour re­sha­per et sa­ler le bowl. Il est très dif­fi­cile de conce­voir un mo­dule de cette am­pleur, le point clé est de ne pas perdre de vi­tesse tout au long de la ligne, ce qui per­met de pou­voir en­chaî­ner plu­sieurs courbes et trans­ferts dans une même des­cente. Pour le shape, on a pu comp­ter sur la main ex­perte d’une ar­mée de 20 ka­mi­kazes ja­po­nais qui ont tes­té et

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