Les ca­méos de mu­si­ciens les plus im­pro­bables

So Film - - ~ L’ouvreuse~ -

1. DA­VID BO­WIE

La Der­nière ten­ta­tion du Ch­rist ( Mar­tin Scor­sese, 1988) À l’ori­gine, le cas­ting avait de la gueule : Ai­dan Quinn en Jé­sus, Ray Da­vies en Ju­das Is­ca­riote et Sting en Ponce Pi­late. Scor­sese te­nait à des ac­teurs qui au­raient des ac­cents dif­fé­rents pour les Juifs (Amé­ri­cains) et les Ro­mains (An­glais), une idée pom­pée à Ben-Hur. Fi­na­le­ment, Sting cède sa place à Bo­wie – dont Scor­sese est fan – et en­file la toge du traître, dans un rôle de bu­reau­crate me­su­ré à des an­nées-lu­mière de Zig­gy Stardust.

2. JACK WHITE

Walk Hard: The De­wey Cox Sto­ry ( Jake Kas­dan, 2007) John An­tho­ny Gillis (de son vrai nom) aime beau­coup le ci­né­ma. Au point d’ap­pa­raître dans la ba­ga­telle de douze films, qua­si­ment à chaque fois en tant que lui-même. Sauf dans Retour à Cold Moun­tain, où il joue de la man­do­line à Re­née Zell­we­ger, et dans Walk Hard, donc, gros pas­tiche de Walk the Line et du bio­pic mu­si­cal en gé­né­ral, avec John C. Reilly dans le rôle-titre.

3. MI­CHAEL JACK­SON

Men in Black 2 ( Bar­ry Son­nen­feld, 2002) En 2002, MJ n’a dé­jà plus l’air très hu­main. Après avoir re­fu­sé le pre­mier opus, le King of Pop fi­nit par voir le film dans un ci­né­ma pa­ri­sien. Il en est ému aux larmes. Son­nen­feld pré­cise, au cas où, qu’il s’agit d’une co­mé­die, et le fait ap­pa­raître dans la suite à la condi­tion express de por­ter un cos­tume noir. Le ré­sul­tat : un ca­méo où l’agent M est en vi­déo­con­fé­rence avec l’Agent Zed, le tout sur fond de ban­quise pleine de pin­gouins.

4. TOM JONES

Mars At­tacks! ( Tim Bur­ton, 1996) Le croo­ner gal­lois em­barque ses trois vo­ca­listes, qui au­ront l’in­signe hon­neur de se faire dé­zin­guer par les Mar­tiens en plein It’s Not Unu­sual. La Sex Bomb de­vra aus­si sur­vivre aux mau­vaises ma­nières d’un Dan­ny DeVi­to ten­tant de lui ar­ra­cher un au­to­graphe en se trom­pant de titre de chan­son, mais au bout du compte, il sor­ti­ra vi­vant de l’invasion. Sacré prouesse.

5. FLEA

The Big Le­bows­ki ( Ethan et Joel Coen, 1998) Chez les Red Hot Chi­li Pep­pers, c’est Flea qui ac­cuse la fil­mo la plus char­gée et même la plus hon­nête ( Less Than Ze­ro, Retour vers le fu­ture II et III, My Own Pri­vate Ida­ho). Sans ou­blier son rôle de ni­hi­liste kid­nap­peur dans The Big Le­bows­ki, aux cô­tés de Peter Stor­mare et de Tors­ten Voges. Un Aus­tra­lien, un Sué­dois et tout de même un Al­le­mand, donc.

6. OZ­ZY OS­BOURNE

Trick or Treat ( Charles Mar­tin Smith, 1986) Le scé­na­rio de ce film d’hor­reur re­gorge de n’im­porte quoi : un chan­teur de mé­tal mort la veille de Hal­lo­ween et de la sor­tie de son nouvel al­bum re­vient han­ter le­dit disque pour gros­so mo­do tuer tout le monde. Oz­zy y est mé­con­nais­sable en té­lé­van­gé­liste vo­ci­fé­rant contre les dé­pra­va­tions dia­bo­liques de la mu­sique rock. En gros, exac­te­ment ce que la té­lé­vi­sion re­pro­chait à Black Sab­bath et consort. Jo­li coup. Le plus beau mu­let des ni­ne­ties joue l’amant de la femme d’Adam Ke­sher. Et il n’est pas si mau­vais ac­teur que ce­la. Il ob­tient dans la fou­lée le rôle prin­ci­pal de la série Doc, où sa fille Mi­ley fe­ra ses dé­buts de co­mé­dienne, avant de fi­nir en pop star lé­cheuse de gros mar­teau. Pas du tout au goût de pa­pa, qui en veut beau­coup à Lynch : « S’il n’y avait pas eu Lynch, Mi­ley n’au­rait ja­mais été Han­nah Mon­ta­na. » Et toute la fa­mille se­rait sen­si­ble­ment plus pauvre. « Non ! »

7. BO DIDDLEY

Un fau­teuil pour deux ( John Lan­dis, 1983) Quand le ban­quier fau­ché (Dan Ay­kroyd) entre chez un prê­teur sur gage pour ten­ter de vendre sa montre, c’est Bo Diddley qui se trouve au comp­toir, lé­gende du R&B s’il en est, por­tant comme bien sou­vent lu­nettes de soleil et cha­peau or­né. Bo fi­ni­ra par lui re­four­guer un pis­to­let, on ne peut plus lo­gique quand on a sor­ti un al­bum in­ti­tu­lé Bo Diddley Is A Guns­lin­ger.

8. ALICE COO­PER

Prince des té­nèbres ( John Car­pen­ter, 1987) Dans ce trip apo­ca­lyp­tique de Car­pen­ter, Alice est à la me­sure de lui-même : un mar­gi­nal schi­zo pos­sé­dé par le diable. Au dé­tour d’une ruelle sombre, il em­pale un pauvre bi­no­clard avec le cadre d’un vé­lo (comme lors de ses concerts), le tout sur fond de mu­sique épo­nyme créée pour l’oc­ca­sion. Alice au pays des mer­veilles.

9. BILLY RAY CY­RUS

Mul­hol­land Drive ( Da­vid Lynch, 2001)

10. DAVE

La Ci­té de la Peur ( Alain Ber­be­rian, 1994) Serge Ka­ra­ma­zov : « Euh… Odile Deray ? » Dave : Par Charles Alf La­fon

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