Tel est Rea­li­ty

So Film - - ~ Enquête~ - Texte et photo : Vincent Berthe

Sans l’avoir an­ti­ci­pé, Richard San­der­son est de­ve­nu l’homme du slow ul­time, ce­lui qui sent les an­nées 1980 et les pre­miers bai­sers avec la langue et l’ap­pa­reil den­taire. Son nom : Rea­li­ty, scie pop au coeur du film La Boum. Mais avant, pen­dant et après, la vie de San­der­son au­rait aus­si pu faire un ex­cellent long mé­trage, avec, de­dans, des ga­lères, des filles ita­liennes fa­ciles et un peu de dope.

IL AU­RAIT PU

lui cas­ser la gueule, mais cette fois il a re­te­nu ses nerfs. Dans le mi­lieu, la règle est pour­tant claire : « Quand on se fai­sait en­tu­ber par un pro­duc­teur, le mi­ni­mum était de lui rendre une pe­tite vi­site. Mais lui, j’ai pas vou­lu, il avait des che­veux gris. Mon père m’a tou­jours dit qu’il ne faut pas ta­per les vieux. » Alors, en ce mois d’août 1980, lorsque Pierre Jau­bert ap­pelle Richard San­der­son, ce der­nier l’écoute sans rien dire. Le mau­vais payeur, avec qui il a maintes fois col­la­bo­ré, pousse un ouf de sou­la­ge­ment : « Pu­tain, t’es là ! Tiens-toi bien, j’ai le coup de ta vie ! » Chas­seur de ta­lents pour Gau­mont, le pro­duc­teur a été man­da­té par Vla­di­mir Cos­ma pour mettre la main sur un chan­teur à l’aise en an­glais, ca­pable d’in­ter­pré­ter le titre phare d’un film à pe­tit bud­get, une co­mé­die ro­man­tique in­ti­tu­lée La Boum avec pour unique star Claude Bras­seur. Du cô­té du réa­li­sa­teur Claude Pi­no­teau, on a bien pen­sé au Ste­vie Won­der lo­cal, Gilbert Mon­ta­gné. Oui, mais l’homme qui a « les sun­lights des tro­piques » dans sa tête n’en­tend chan­ter rien d’autre que son ré­per­toire. Le croo­ner ca­li­for­nien Mi­chael Franks, alors ? La Gau­mont re­fuse de payer les billets d’avion. Le frère de Mick Jag­ger, Ch­ris, au­rait, lui, fait un es­sai. Non concluant. Alors, au point où ils en sont, un in- connu fe­ra bien l’af­faire. « L’in­con­nu », c’est Richard San­der­son. 8 mil­lions de disques ven­dus avec ce qui reste en­core un des vrais tubes pop de l’été, Rea­li­ty. Trente-six ans après, il re­çoit dans son « ap­par­te­ment-home stu­dio-siège de la­bel » si­tué en li­sière de Paris. Pre­mière consta­ta­tion : à 62 ans, l’homme porte beau (che­ve­lure grise, dé­gaine va­gue­ment suave du vieux play­boy ayant bien pro­fi­té). Sans nos­tal­gie, il se ra­conte. Thème du jour : « Mais bon dieu, com­ment de­vient-on le mec der­rière le tube de La Boum ?» Par la grâce d’un fa­meux coup de fil donc, mais San­der­son veut éga­le­ment rem­bo­bi­ner. L’avant, le pen­dant, l’après.

Claude Pi­no­teau et l’ob­ses­sion Gilbert Mon­ta­gné Au dé­but des an­nées 1980, Richard San­der­son n’est pas grand-chose. Un pia­niste et chan­teur sans suc­cès. À l’été 80, il ac­cepte, avec d’autres mu­si­ciens, un en­ga­ge­ment pour une tour­née des boîtes en Es­pagne. Du moins, c’est ce qu’il pense. Comme leurs pa­piers ne sont pas en règle, tous res­tent blo­qués à la fron­tière et fi­nissent par faire la cueillette d’abri­cots à Per­pi­gnan pour se payer le billet de retour. Re­ve­nu à Paris en plein été, San­der­son fait les cent pas dans sa piaule. Le ca­gnard tape.

Richard San­der­son, après l'ex­plo­sion...

Et voi­là que Pierre Jau­bert ap­pelle, lui pro­pose ce qui res­semble à une chance s’il sait bien la né­go­cier. « Vla­di­mir Cos­ma est en ga­lère. Contacte-le au plus vite. » Se re­te­nir de re­faire le por­trait du pro­duc­teur d’abord. Ré­flé­chir en­suite. Enfin, faire cou­rir ses doigts sur le com­bi­né de son té­lé­phone pour sol­li­ci­ter un ren­card avec Cos­ma. Richard San­der­son en res­sort avec la par­ti­tion d’une chan­son : Rea­li­ty. Il pond sa ma­quette en une seule après-mi­di. « C’est là, je crois, que j’ai eu la bonne idée : le mor­ceau était trop mé­ca­nique, son­nait comme du Gilbert O’Sul­li­van, j’y ai ap­por­té des mo­du­la­tions » , in­dique-t-il en fre­don­nant le cé­lèbre re­frain. Dès la pre­mière écoute, Cos­ma aime. Rou­blard, il laisse quand même en­tendre que « ce n’est pas [lui] qui dé­cide » . Les se­maines passent, on le rap­pelle enfin. Di­rec­tion Londres pour en­re­gis­trer le mor­ceau aux stu­dios Trident, où sont no­tam­ment pas­sés les Beatles et El­ton John. Richard San­der­son, de son propre aveu, dé­barque là-bas sans ga­ran­tie et le re­gard lé­gè­re­ment azi­mu­té après une nuit en­tière à snif­fer de la co­caïne avec des amis. Confron­té aux exi­gences d’un Cos­ma qui veut « tout chan­ger » et dans un « état as­sez la­men­table » , il ac­cé­lère le mou­ve­ment, sug­gère d’en­re­gis­trer dans les condi­tions du live. Et ça marche… Pi­no­teau fi­nit par cé­der : « Il blo­quait sur Gilbert Mon­ta­gné, exi­geait que je chante “avec mes tripes”. Der­rière son dos, Cos­ma fai­sait non de la tête. De toute fa­çon, je n’au­rais ja­mais su faire. Mon style, c’est The Kor­gis, pas Ray Charles ! Bref, il a pas mal fait chier au point que Cos­ma a failli tout pla­quer. » À Noël, Richard San­der­son rentre chez ses pa­rents, « fier comme un paon » , le 45 tours sous le bras. « Bon, à la mai­son, ce n’était pas non plus l’ef­fer­ves­cence, le film ve­nait de sor­tir et n’était pas cen­sé être une grosse pro­duc­tion. Un mois plus tard, 30 000 exem­plaires du 45 tours se ven­daient par jour et j’étais n°1, de­vant Bar­bra Strei­sand ! Je ne com- pre­nais plus rien. » Si, à Paris, Richard San­der­son reste un temps in­co­gni­to – du moins jus­qu’à sa pre­mière té­lé ( « Le Col­la­ro Show, où ils avaient pas­ti­ché la scène de La Main Jaune, je chan­tais en­tou­ré de vieillards sur pa­tins à roulettes » ) –, ce n’est pas le cas de sa mère. Dans sa pe­tite ville du Var, à la banque, au su­per­mar­ché ou chez le coif­feur, tout le monde lui donne dé­sor­mais du « Ma­dame Boum ». Et elle sou­rit en retour.

« Mu­si­cien, c’est un mé­tier de crève-la-faim ! », s’éner­vait-elle pour­tant lorsque son fils était adolescent. Elle est une pied-noir de Tu­ni­sie et a le verbe haut. « Ça tombe bien, je n’ai pas beau­coup d’ap­pé­tit » , lui ré­tor­quait-il tout en ob­ser­vant ses frères me­ner de brillantes études. Au­jourd’hui, les deux sont doc­teurs, l’un en phy­sique nu­cléaire, l’autre en hé­ma­to­lo­gie. Son par­cours à lui est plus dé­cou­su. En­fant lé­gè­re­ment boi­teux et donc pri­vé de sport, il se met au pia­no dès l’âge de 5 ans pour com­pen­ser. Jus­qu’à ses 13 ans, c’est l’An­gle­terre et la pen­sion de Mai­den­head dans le Berk­shire. Mais le père, Écos­sais et mi­li­taire de car­rière, prend jeune sa re­traite. Comme tout bon Bri­tan­nique un peu ai­sé, il

“30 000 exem­plaires du 45 tours se ven­daient par jour et j’étais n°1 de­vant Bar­bra Strei­sand ! Je ne com­pre­nais plus rien.”

em­barque sa fa­mille sur la Ri­vie­ra. Un été pas­sé à ap­prendre le fran­çais de ma­nière in­ten­sive et voi­là San­der­son to­ta­le­ment ac­cli­ma­té. « J’avais beau être un grand da­dais à l’ac­cent im­pro­bable, nous étions en 1966, en pleine vague bri­tish pop. J’étais donc po­pu­laire. » Deux ans plus tard, la France s’es­saie à une ré­vo­lu­tion du­rant le mois de mai. Pen­dant qu’à Paris la jeu­nesse ba­lance du pa­vé, Richard San­der­son a, lui, dé­ci­dé qu’il se­rait interdit d’in­ter­dire la glande à la plage. Avec ses potes, il monte un groupe, les Majesty Lords, et claque son pre­mier concert au ca­si­no de Beau­lieu. « C’était du folk à la fran­çaise, j’avais une che­mise à ja­bot blanc, un pan­ta­lon en ve­lours frap­pé or et un gi­let rouge clin­quant cou­su par ma mère, on me voyait à dix ki­lo­mètres ! » Les an­nées 1970 ap­prochent, chan­ge­ment ra­pide de groupe comme de style. Place aux Lo­ver’s Love : « Notre son, c’était du San­ta­na, le chan­teur, on au­rait dit Joe Co­cker et nous jouions très fort du hard rock. C’était une vé­ri­table course à l’ar­me­ment et j’ai été à deux doigts de de­ve­nir sourd ». À l’oc­ca­sion du Mi­dem, le groupe de jeunes fu­rieux ob­tient son Saint Graal – une si­gna­ture en mai­son de disques, chez Vogue – et monte à Paris. Mal­gré un suc­cès d’es­time, la suite est moins re­lui­sante : deux pauvres 45 tours en trois ans et pas mal de pro­blèmes de fric. Reste une fier­té, celle de s’être pro­duit avec le vi­sage pein­tur­lu­ré, bien avant que les hard ro­ckers de Kiss ne po­pu­la­risent cette ten­dance.

« Ton groupe, c’est de la merde, mais toi, j’aime bien… »

1974, Richard San­der­son part pour enfin sa­tis­faire sa mère et s’em­bar­quer dans « un tra­vail nor­mal » . Ça se­ra le Club Med en Es­pagne, aux An­tilles, en Suisse, au Ma­roc. Au pa­ra­dis des bron­zés de la classe moyenne, il est le chef d’or­chestre qui fait se tré­mous­ser les gen­tils membres. Mais pas que… « Je suis res­té là-bas trois ans à pla­ner. Je fu­mais des pé­tards et je bai­sais. J’ai tou­jours été un peu ob­sé­dé par les femmes. Et bon, le Club dans les an­nées 1970, c’était l’en­droit ! Beau­coup de clientes ve­naient pour ça et n’hé­si­taient pas à gueu­ler si ça ne se pas­sait pas comme elles vou­laient. » Un tou­riste, ren­con­tré en Gua­de­loupe, le sort néan­moins de sa lé­thar­gie. Son nom : Shel­ley Ro­sen­berg. « Un juif new-yor­kais, le genre de mec qui sait faire des af­faires et t’ouvre l’es­prit. » Convain­cu du ta­lent de l’épi­cu­rien San­der­son, il l’in­vite à vivre chez lui pour lui « faire ren­con­trer le monde » . « Je lui ser­vais de chauf­feur, his­toire de don­ner le change. Je jouais le soir dans des pia­nos bar, mais une fois, j’ai cé­dé aux avances de sa femme, qu’il dé­lais­sait. Je l’ai tra­hi et, hon­teux, je me suis ti­ré. » Après un dé­tour par l’uni­ver-

si­té de Ber­ke­ley pour une sum­mer class où il étu­die les oeuvres du com­po­si­teur at­ti­tré d’Al­fred Hit­ch­cock, Ber­nard Herr­mann, il rentre en France. De­ve­nu mu­si­cien de ba­loche pour rem­plir le fri­go, il sort un pre­mier al­bum au­to­pro­duit, No Sti­ckers Please, puis, his­toire de suivre le fee­ling de l’époque, s’es­saie sans suc­cès à la dis­co. Sui­vra un groupe avec Gé­rard Berliner, dont le frère est membre du gang des pos­tiches, et la ren­contre, à cette oc­ca­sion, avec le dé­ci­sif Pierre Jau­bert. Ce der­nier le cueille à froid : « Ton groupe, c’est de la merde, mais toi, j’aime bien… »

Au­jourd’hui, Rea­li­ty, c’est 8 mil­lions de disques ven­dus dans le monde. À l’époque, la chan­son comme le film connaissent un suc­cès as­sez in­es­pé­ré, le tube lan­gou­reux est n°1 dans une di­zaine de pays. Mais les contacts entre le chan­teur et les ac­teurs sont rares, Richard San­der­son ne les ren­con­trant que lors de fêtes or­ga­ni­sées par la pro­duc­tion. À l’une d’elles, il se sou­vient avoir dra­gué la co­mé­dienne Bri­gitte Fos­sey et s’être fait gen­ti­ment rem­bar­rer. À une autre, d’avoir dan­sé un slow un peu trop col­lé-ser­ré avec une So­phie Mar­ceau seule­ment âgée de 15 ans. Claude Pi­no­teau était in­ter­ve­nu ra­pi­de­ment pour mettre fin au quart d’heure amé­ri­cain. « Je ne sais pas pour qui il m’a pris ce jour­là, je ne suis pas Jean-Luc La­haye » , s’amuse-t-il en­core. Les dates dans les clubs s’ac­cu­mulent, l’ar­gent aus­si. Richard San­der­son part vivre dans le XVIe ar­ron­dis­se­ment de Paris, où il croise ré­gu­liè­re­ment l’un des se­conds rôles du film, le ca­ma­rade de classe aux culs-de-bou­teille et ap­pa­reil den­taire, de­ve­nu fleu­riste. Il s’achète une Mer­cedes et sort les filles dans les boîtes de nuit pri­sées du show­biz. En 1982, il en­re­gistre « des chan­sons res­tées dans un ti­roir de­puis dix ans » et avec ce nouvel al­bum ju­di­cieu­se­ment ti­tré I’m in Love, part en Italie pour une énorme tour­née. « Là­bas, ce­la n’avait rien à voir, j’étais vrai­ment dans le star sys­tem, je jouais par­fois de­vant 15 000 per­sonnes. » Vrai, mais comme on ne se re­fait pas, Richard San­der­son pro­fite aus­si de son pas­sage au pays de Mo­ni­ca Bel­luc­ci pour en­chaî­ner les conquêtes. Une dif­fé­rente tous les soirs, jus­qu’en Ca­labre, où cette fois, il se fait prendre en chasse par la fa­mille de sa dul­ci­née. Il s’en sort de jus­tesse, mais pas l’un des gars de sa tour­née, qui se fait ta­bas­ser pour l’exemple. « Mon ma­na­ger m’avait pour­tant pré­ve­nu : “Ici, comme en Si­cile, tu touches pas aux filles.” » La vie est douce, mais l’al­bum ne se vend pas tant que ça. Le sui­vant, Sur­prise, pas plus. Et au mi­lieu, il y a le ra­té de La Boum 2, sor­ti sur les écrans deux ans après le pre­mier vo­let. Il est pré­vu qu’il chante le nou­veau single Your Eyes et ait même sa scène à lui dans le film. « C’était par­fait. » Sauf que voi­là : lors­qu’on l’ap­pelle, San­der­son est en tour­née au Ja­pon, « un contrat de 50 000 dol­lars » im­pos­sible à rompre. « Claude Pi­no­teau m’avait dit que je pou­vais y al­ler, qu’il n’y avait pas d’ur­gence et fi­na­le­ment, je re­çois un fax qui me dit d’être à Paris le plus vite pos­sible. » À son retour, les An­glais de Cook Da Books ont fait le bou­lot. Ayant l’im­pres­sion, tout de même, de s’être fait avoir, et pres­sé par Vogue, Richard San­der­son sort une re­prise du même mor­ceau. En re­pré­sailles, il se fe­ra bla­ck­lis­ter dans les mé­dias par le puis­sant Claude Car­rère, qui vient de ra­che­ter à grands frais les droits de La Boum. « Cinq ans après, quand je suis al­lé chan­ter Rea­li­ty à la té­lé al­le­mande et que le titre s’est de nou­veau re­trou­vé en tête du top pen­dant cinq se­maine, le même type me ser­rait dans ses bras. J’ai une culture an­glaise moi, j’ai ja­mais pu blai­rer ces bises des mecs du show­biz. »

« ‘ La Boum’ a fi­ni par sor­tir de ma vie »

Les an­nées passent et mal­gré des disques sor­tis ré­gu­liè­re­ment, sa car­rière ne dé­colle pas vrai­ment. Pas en France, du moins. Fi­na­le­ment, son seul autre gros tube hexa­go­nal, il ne l’au­ra pas chan­té, seule­ment com­po­sé. T’as le look co­co, de La­roche Val­mont, co­écrit avec l’an­cien bat­teur des Lo­ver’s Love, Marc At­ta­li, est bas­ton­né par les ra­dios du­rant l’an­née 1984. Vla­di­mir Cos­ma, avec qui il n’a ja­mais rom­pu, lui fait aus­si en­re­gis­trer les ma­quettes pour la BO du film L’Étu­diante. Mais l’ex­pé­rience ne va pas plus loin. « So­phie Mar­ceau et la scé­na­riste Da­nièle Thomp­son crai­gnaient qu’à m’en­tendre chan­ter, le pu­blic fasse du film une sorte de Boum 3, ce que je peux com­prendre. » Une déception amou­reuse et une dé­pres­sion soi­gnée à grand ren­fort de co­caïne au mi­lieu des an­nées 1980 le poussent à prendre du re­cul. Richard San­der­son part se mettre au vert chez ses pa­rents, se paie une an­née sab­ba­tique, conti­nue de sur­fer sur la vague de son tube unique jus­qu’à la fin de la dé­cen­nie. Et puis ? « La Boum a fi­ni par sor­tir de ma vie » , coupe-t-il avant de re­prendre : « Après Rea­li­ty, je m’ima­gi­nais en El­ton John, mil­liar­daire, des di­zaines d’al­bums à mon ac­tif… Ça n’a pas été le cas, mais j’ai une car­rière et elle m’a nour­ri toute ma vie. » Au­jourd’hui, il donne des cours de chant au conser­va­toire de Sa­vi­gny-sur-Orge, ne crache pas sur quelques ga­las ou émis­sions nos­tal­giques ayant pour thème « les tubes des 80’s », tra­vaille tou­jours pour la té­lé et se dit prêt à « enfin com­po­ser pour un long mé­trage » . Son grand projet. Chez lui, le cour­rier vient d’ar­ri­ver. Une lettre d’Al­le­magne, le tam­pon « Prio­ri­ty/Luft­post » bien vi­sible. « Ce doit être un fan club, frime-t-il un peu avant de se rem­bru­nir à la vue d’une se­conde lettre, plus of­fi­cielle. Je re­çois en­core quelques lettres mais moins que des PV. Merde, c’est le troi­sième en une se­maine, com­ment j’ai fait mon compte ? » Pro­pos reccueillis par VB

Les San­der­son dans La Jour­née de la jupe

Richard San­der­son a aus­si in­ven­té le check

Richard chauffe So­phie

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