Les pires bio­pics

Parce qu’en gé­né­ral, plus la mu­sique est bonne, moins le film est réus­si.

So Film - - ~ Happy End~ -

2. GREAT BALLS OF FIRE ! de Jim McB­ride, 1989 Non content d’être un bio­pic foi­reux, ce film est aus­si une adap­ta­tion de bou­quin ra­tée, en l’oc­cur­rence la bio­gra­phie épo­nyme écrite par My­ra Le­wis, « femme de » dès ses 13 ans et ob­jet du scan­dale. L’im­mense Jer­ry Lee Le­wis ap­pa­rait comme un im­bé­cile fu­rieux, gra­vis­sant à toute vi­tesse les marches du suc­cès avant de dé­grin­go­ler. De toute fa­çon, le Killer dé­teste au­tant le livre que le film. 1. THE DOORS d'Oli­ver Stone, 1991 Ac­cor­dons-nous pour dé­cla­rer que Val Kil­mer est un Li­zard King convain­cant, à l’aise dans son slim mou­lant en cuir et plu­tôt doué der­rière le mi­cro. La faute re­pose qua­si- en­tiè­re­ment sur Oli­ver Stone et sa vo­lon­té de vou­loir ra­con­ter à tout prix une cer­taine idée de l’Amé­rique. À cause de lui, Jim Mor­ri­son n’est plus qu’un mythe brin­que­ba­lant al­coo­li­sé, en­fer­mé dans ses exa­gé­ra­tions gros­sières. 3. THE RU­NA­WAYS de Flo­ria Si­gis­mon­di, 2010 Oui, Kris­ten Ste­wart et Da­ko­ta Fan­ning fi­nissent par s’em­bras­ser sur le Wan­na Be Your Dog des Stooges. Pas vrai­ment une sur­prise : KS­tew en Joan Jett passe son temps à rou­ler des pelles. Si­non, Da­ko­ta Fan­ning a tou­jours 10 ans, Mi­chael Shan­non a beau­coup de ma­quillage, et les deux autres membres du groupe n’ont presque pas le droit de ci­té à cause de ba­tailles ju­ri­diques.

5. BEYOND THE SEA de Ke­vin Spa­cey, 2004 Fan de­vant l’éter­nel, Ke­vin Spa­cey se pen­sait né pour in­ter­pré­ter Bob­by Da­rin. Les stu­dios le trouvent trop vieux ? Qu’à ce­la ne tienne, il achète les droits et réa­lise le film lui-même. Sauf qu’il a 45 ans et que l’au­teur de Mack the Knife est cen­sé avoir 20 piges et faire rê­ver les ado­les­centes. On ne voit fi­na­le­ment plus que lui, es­sayer de vivre la vie dont il a tou­jours rê­vé.

6. LE ROI DANSE de Gé­rard Cor­biau, 2000 Be­noît Ma­gi­mel presque nu, re­cou­vert in­té­gra­le­ment de pein­ture do­rée, or­né de di­vers bra­ce­lets so­laires et d’une pan­carte à l’ef­fi­gie du Roi Soleil. Ra­re­ment une af­fiche au­ra au­tant ré­su­mé un film. Cor­biau fait dans le pom­peux et l’os­ten­ta­toire et n’épargne au­cun cli­ché. Le roi aime dan­ser, Lul­ly aime le roi, et ad­vienne que pour­ra.

4. CLO­CLO de Florent Emi­lio Si­ri, 2012 Une boule à fa­cettes pour mé­na­gères nos­tal­giques, ré­sul­tant d’une ren­contre entre des pro­duc­teurs in­té­res­sés, un réa­li­sa­teur de clips de rap et de films d’ac­tion, le scé­na­riste de Lar­go Winch et un Jé­ré­mie Re­nier exal­té mais pau­mé. Be­noît Poel­voorde est tran­quille.

I10. GET RICH OR DIE TRYIN’ de Jim She­ri­dan, 2005 Comme tou­jours ja­loux d’Emi­nem, 50 Cent a vou­lu son 8 Mile. Il a même réus­si à avoir She­ri­dan pour ce­la, mais pas Sa­muel L. Jack­son, qui a pré­fé­ré ne pas se mouiller. Grand bien lui en a pris : Cur­tis est mort en es­sayant de co­pier le Real Slim Sha­dy. Par Charles Alf La­fon 7. COPYING BEE­THO­VEN d'Agniesz­ka Hol­land, 2006 « Ama­deus, c’était va­che­ment bien quand même. Si on re­fai­sait le coup en chan­geant de com­po­si­teur ? » Voi­là le point de dé­part des scé­na­ristes, qui en ont pro­fi­té pour com­plè­te­ment in­ven­ter les der­nières an­nées du com­po­si­teur al­le­mand. Ils sont même al­lés jus­qu’à mettre « copying » dans le titre, pied de nez ul­time. 8. JER­SEY BOYS de Clint East­wood, 2014 Clint, en manque d’Ita­liens du Bronx, a dé­ci­dé de faire dans l’adap­ta­tion de mu­si­cal à suc­cès de Broad­way. Au pro­gramme, le fal­set­to de Fran­kie Val­li, la ma­fia, un faux Joe Pesci, et un 4e mur al­lè­gre­ment bri­sé. Des Four Sea­sons, c’est la tris­tesse de l’au­tomne qui l’em­porte. 9. NO­TO­RIOUS B. I. G. de George Till­man Jr., 2009 Comme son nom ne l’in­dique pas, le film de Till­man s’in­té­resse bien plus à Ch­ris­to­pher Wal­lace qu’à No­to­rious B.I.G. Pour­quoi pas, mais on tombe bien vite dans le prin­ci­pal écueil du bio­pic : « Je suis par­ti de rien, dans un en­droit pour­ri, pour ar­ri­ver tout en haut en es­sayant de res­ter pur, pour fi­na­le­ment me faire des­cendre. »

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