SENS INTERDIT

So Film - - ~ Portrait~ - Texte et photos par Ma­rous­sia Du­breuil, à Los An­geles

Au dé­but de sa car­rière, Ha­ley Joel Os­ment « voyait des morts » et puis, des an­nées après, il a sur­tout vu pas mal de portes qui se fer­maient. Le jeune hé­ros du Sixième Sens de Shya­ma­lan et du A. I. de Spiel­berg a au­jourd'hui 27 ans. Il a gros­si mais son vi­sage n'a pas chan­gé, il a les mêmes pe­tits yeux bleus per­çants, qui lui donnent un air de bonze sage. Retour sur la fa­brique d'un suc­cès éphé­mère, avec, en guest stars, Tom Hanks, Bruce Willis et Ke­vin Spa­cey. Sous le soleil ca­li­for­nien, Ha­ley Joel Os­ment s'avale gou­lû­ment deux gor­gées de jus de pomme bio pour adou­cir sa gorge, puis ex­plose dans une énorme quinte de toux : « J'ai trop crié la se­maine der­nière » , mur­mure-t-il. En cause ? Son rôle de na­zi mous­ta­chu dans Yo­ga Ho­sers, le deuxième vo­let de la trilogie True North de Ke­vin Smith. « Quand j'ai su qu'il y avait Mi­chael Parks et John­ny Depp au cas­ting du pre­mier opus, je n'ai pas hé­si­té » , avoue-t-il. Pas sûr que cette trilogie gore, qui compte no­tam­ment par­mi les per­son­nages de son pre­mier opus un hor­rible morse, per­mette à Ha­ley Joel Os­ment de re­trou­ver la cé­lé­bri­té qu'il avait ac­quise, il y a quinze ans, grâce au Sixième Sens. Sans doute faut-il da­van­tage mi­ser sur sa ré­cente par­ti­ci­pa­tion à la série sa­ti­rique The Spoils of Ba­by­lon et, sa suite, The Spoils Be­fore Dying avec Will Fer­rell et Kris­ten Wiig.

LA DOUCHE FROIDE, avec les tongs

En 2006, au vo­lant de la Sa­turn fa­mi­liale, Ha­ley Joel Os­ment prend un mau­vais vi­rage. Ses quelques grammes d'al­cool en trop l'ont conduit dans une boîte aux lettres en briques. Bi­lan de l'ac­ci­dent ? Une côte et une épaule frac­tu­rées cô­té droit et de mul­tiples la­cé­ra­tions. L'en­fant qui voyait les morts dans Sixième Sens est-il en train de si­gner pour le même des­tin sor­dide que son pré­dé­ces­seur, Ma­cau­lay Cul­kin, qui avait l'ha­bi­tude de lou­per son avion à Noël ? Éten­du sur sa ci­vière dans la salle d'ur­gence, Ha­ley Joel Os­ment re­voit dé­fi­ler le concert de Muse au­quel il vient d'as­sis­ter, jus­qu'à ce qu'il rouvre les yeux : « Puis-je en­core al­ler à NYU, à la ren­trée ? » , de­mande-t-il à son père, sans se dou­ter en­core qu'avant d'étren­ner les bancs de la fac, il va de­voir se far­cir soixante heures de ré­adap­ta­tion et payer une grosse amende. Sor­ti du cir­cuit hol­ly­woo­dien au dé­but de l'ado­les­cence, après A.I. In­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, il choi­sit de se ré­fu­gier par­mi les étu­diants en théâtre ex­pé­ri­men­tal de la Tisch School of the Arts. As­si­du, il suit les cours de mou­ve­ment ins­pi­rés de la mé­thode de Jer­zy Gro­tows­ki, fait de la danse afro-haï­tienne, ap­prend à écrire des pièces, mettre en scène et même à chan­ter. Au beau mi­lieu de ses études, il tente sa chance à Broad­way dans la pièce de Da­vid Ma­met, Ame­ri­can Buf­fa­lo. An­non­cée comme les grands dé­buts de Ha­ley Joel Os­ment sur les planches, la pièce s'ar­rête après seule­ment huit re­pré­sen­ta­tions et un ar­ticle in­cen­diaire dans le New York Times, qui fait pas­ser l'ac­teur pour le digne re­pré­sen­tant des en­fants Dis­ney. In­quiet, Ha­ley Joel Os­ment re­tâte du pla­teau de ci­né­ma sur des pe­tits films in­dé­pen­dants, pour les­quels il n'est pas ré­mu­né­ré, par­mi les­quels Sex Ed dont le bud­get pla­fonne à quelques mil­liers de dol­lars. Tour­né pen­dant l'été, en Flo­ride, avec les ac­teurs qui dorment dans un hô­tel mi­teux près de l'aé­ro­port. « En clair, je n'ai ja­mais pris une douche là-bas sans por­ter de tongs » , avoue le réa­li­sa­teur, Isaac Fe­der. Dé­gou­li­nant, Ha­ley Joel Os­ment y joue un jeune en­sei­gnant char­gé d'ap­prendre le sexe, sans l'ex­pé­rience re­quise. Avant tout un film de potes.

Du pou­let pour les Gol­den Globes

Ha­ley Joel Os­ment ne se plaint pas. Ja­mais. La rai­son de cette bon­hom­mie ? Sa tra­ver­sée du dé­sert new-yor­kaise lui a per­mis d'ar­pen­ter, en long, en large et en tra­vers, le MoMA, la Neue Ga­le­rie, et de se dé­cou­vrir une pas­sion sin­cère pour le hip-hop un­der­ground de Flying Lo­tus dans les pe­tites salles de concert. Au cours de cette im­mer­sion sal­va­trice au pays du concep­tuel, l'ex-en­fant star fi­ni­ra même sous l'eau avec des sacs de sable ac­cro­chés aux pieds dans une vi­déo du rap­peur blanc poi­lu Jon­wayne. Tout ce­la pour trois francs six sous. Fi­na­le­ment, le seul à s'in­quié­ter de cette re­con­ver­sion, c'est Eu­gene, le père de Ha­ley Joel : « Si quel­qu'un vous dit qu'il ado­re­rait faire des pe­tites vi­déos ou des films in­dé­pen­dants pour le reste de sa vie, il ne fait que se men­tir à lui-même. Car une fois qu'on a connu les grosses pro­duc­tions, avec beau­coup d'ar­gent en jeu, c'est dif­fi­cile d'ac­cep­ter moins. » Vrai. Mais dans le cas d'Os­ment, les choses ont sans doute été en­core plus violentes qu'on veut bien le ra­con­ter. En 2000, à 11 ans, sa pres­ta­tion dans Sixième Sens lui vaut d'être le hui­tième plus jeune can­di­dat à concou­rir pour un Os­car, de­puis Ja­ckie Coo­per en 1931 pour Skip­py. Ses concur­rents au

“Je me fi­chais com­plè­te­ment des prix. Com­ment vou­liez-vous que je me sente en com­pé­ti­tion avec Tom Cruise ?” Ha­ley Joel Os­ment

titre du meilleur se­cond rôle ? Tom Cruise, Jude Law ou en­core Mi­chael Caine, qui rem­por­ta fi­na­le­ment la mise. Lors de la soi­rée des Gol­den Globes, re­be­lote. Au mo­ment où Tom Cruise rem­porte le tro­phée, le jeune ac­teur se met à pleu­rer à sa table. Dans la file de ses conso­la­teurs, Har­ri­son Ford et Si­gour­ney Wea­ver es­sayent de lui dé­cro­cher un sou­rire. « C'est drôle, avouet-il au­jourd'hui, je pleu­rais parce que je m'étais cou­pé le doigt en man­geant du pou­let. J'étais fâ­ché mais je me fi­chais com­plè­te­ment des prix. Com­ment vou­liez-vous que je me sente en com­pé­ti­tion avec Tom Cruise ? » Ha­ley Joel Os­ment vaut alors 2 mil­lions de dol­lars par film. Quelques mois plus tard, Ke­vin Spa­cey plai­sante : « Je vais tour­ner dans un film de Ha­ley Joel Os­ment. » Sur le pla­teau d'Un Monde meilleur, quand son jeune par­te­naire le re­garde avec ses pe­tits yeux per­çants, il l'ap­pelle « le nain de qua­rante ans » .

De Piz­za Hut à For­rest Gump

Mais com­ment a dé­bu­té cette suc­cess sto­ry ac­cé­lé­rée ? Ré­ponse : dans un centre com­mer­cial de Bur­bank, de­vant le ma­ga­sin Ikea. Ha­ley Joel Os­ment, 4 ans, tient la main de sa mère, quand un di­rec­teur de cas­ting lui tire le por­trait au Po­la­roïd. Quelques jours plus tard, l'en­fant est con­vo­qué pour pas­ser des es­sais. Après une bonne heure d'at­tente, un homme pose une ques­tion à Ha­ley : « Quelle est la plus grande chose que tu aies vue ? » Plu­tôt que de mi­ser sur « le Big Mac » ou « la voi­ture de mon père » comme la plu­part de ses concur­rents, Ha­ley voit plus grand : « La salle de ci­né­ma IMAX à l'USC » , avant d'ajou­ter : « parce que l'écran est haut de vingt mètres et fait une tren­taine de mètres de long. » C'est par­ti, Ha­ley Joel Os­ment est choi­si pour tour­ner dans la pu­bli­ci­té de Piz­za Hut. Dès lors, tout s'en­chaîne. Le di­rec­teur de cas­ting de For­rest Gump, qui ne crache pas sur une double ha­waïenne pep­pe­ro­ni, re­marque ce pe­tit bon­homme qui a l'air d'en sa­voir plus que les autres. Lors des es­sais avec Tom Hanks, mal­gré un gros trou de mé­moire, Ha­ley dé­croche le rôle. À l'aise. « Mon au­di­tion a été joyeuse, se sou­vient-il. Pas parce que je ren­con­trais une star mais parce que nous par­tions tout de suite après faire du cam­ping en Ca­ro­line du Sud avec mes pa­rents. » Pen­dant les va­cances, son père tente de lui ex­pli­quer le film, entre deux par­ties de jeu avec ses deux gros ge­ckos léo­pards du Pa­kis­tan, qu'il aime at­tra­per puis re­lâ­cher. Avec ses deux minutes à l'écran dans le rôle de For­rest Ju­nior et les six os­cars que rem­porte le film, Ha­ley Joel Os­ment a po­sé un pied dans le car­ré VIP de la cour des grands.

Le bé­bé dans son couf­fin et la fée poi­lue Der­rière ce pe­tit bon­heur, un homme qui rêve de gloire : son père, Eu­gene Os­ment. Trois ans avant la nais­sance de son fils, il quitte son pays na­tal, Bir­min­gham, en Ala­ba­ma, pour s'ins­tal­ler avec sa femme, The­re­sa, près de Los An­geles, à Pa­sa­de­na. À dé­faut de faire du ci­né­ma, il joue, au sein de la com­pa­gnie Theatre III dont il de­vien­dra di­rec­teur, des pièces du ré­per­toire, de So­phocle à Sha­kes­peare, en pas­sant par les moins an­ciens, Ten­nes­see Williams ou en­core Sam She­pard. À 30 ans, voyant que les portes des stu­dios de ci­né­ma res­tent closes, il se penche sur le couf­fin de Ha­ley et le trouve par­ti­cu­liè­re­ment mi­gnon et calme. Il dé­cide de lui faire suivre le rêve qu'il n'a ja­mais réa­li­sé. Com­ment s'y prend-il ? Lors d'un dî­ner avec des amis, il re­marque que l'un des in­vi­tés, éga­le­ment père de fa­mille, change la couche de son bé­bé, en lui par­lant en adulte. « Il m'a dit : “Je ne vais pas lui faire ‘ga­zou ga­zou' comme d'autres le font. Je veux qu'il connaisse dès main­te­nant le vrai lan­gage”,

se sou­vient Eu­gene Os­ment. C'est ain­si que je n'ai ja­mais par­lé “bé­bé” avec Ha­ley. » The­re­sa se met au dia­pa­son, quitte son poste d'ins­ti­tu­trice et met, dès que pos­sible, son fils à la lec­ture de J.R.R. Tol­kien ou Ed­gar Al­lan Poe. Le père veut en faire une star, la mère un bio­lo­giste ma­rin. Quoi qu'il en soit, leur fils se­ra quel­qu'un. Quand la pu­bli­ci­té Piz­za Hut passe à la té­lé­vi­sion, Eu­gene Os­ment re­nonce dé­fi­ni­ti­ve­ment à sa car­rière pour coa­cher son fils, à la mai­son comme sur les tour­nages, où il chope de temps en temps des ca­méos. « Ha­ley est de­ve­nu un tra­vail à temps plein, dit-il. Il pas­sait plu­sieurs cas­tings par se­maine. » Ain­si, le jeune gar­çon en­chaîne les rôles d'en­fant pré­coce : de Bo­gus, avec Gé­rard De­par­dieu et Whoo­pi Gold­berg, aux sé­ries comme The Jeff Fox­wor­thy Show ou en­core Wal­ker, Texas Ranger avec Chuck Nor­ris. « Je ne sais pas si j'étais un en­fant sé­rieux mais j'ai tou­jours pris au sé­rieux le tra­vail au ci­né­ma » , se sou­vient le jeune homme.

Pas de glaces sur les heures de tra­vail Après l'au­di­tion ra­tée pour le rôle d'Ana­kin Skywalker dans Star Wars : Épi­sode I - La Me­nace fan­tôme, pas ques­tion de lais­ser pas­ser l'op­por­tu­ni­té de Sixième Sens, avec Bruce Willis. « Mon père m'a dit de ne pas consi­dé­rer le film comme un film d'hor­reur, mais plu­tôt comme un film sur l'in­ca­pa­ci­té à com­mu­ni­quer. » Avant de prendre la voi­ture pour Hol­ly­wood Pic­tures – le stu­dio pour adultes de Walt Dis­ney –, Eu­gene serre au­tour du cou de son fils de 10 ans, une cra­vate. De quoi le dé­mar­quer dès son ar­ri­vée. M. Night Shya­ma­lan pose une pre­mière ques­tion : « As-tu lu ton rôle en en­tier ? » Le ga­min ac­quiesce en pré­ci­sant l'avoir lu trois fois avant de se cou­cher. « Whaou ! Ça t'ar­rive sou­vent de lire trois fois ton rôle ? » Ha­ley Joel Os­ment “Si quel­qu'un vous dit qu'il ado­re­rait faire des pe­tites vi­déos ou des films in­dé­pen­dants pour le reste de sa vie, il ne fait que se men­tir à lui-même.” Eu­gene Os­ment, père de Ha­ley Joel dé­gaine, sans un re­gard pour son père : « C'est le scé­na­rio que j'ai lu trois fois. » Après la lec­ture, le réa­li­sa­teur reste sans voix, pleu­rant presque au­tant que Ha­ley, à fond dans le rôle du pe­tit souffre-dou­leur de la classe qui voit des morts. Une fois seul avec son di­rec­teur de cas­ting, le ci­néaste lui avoue : « Je ne suis même plus sûr de vou­loir faire le film sans ce ga­min. Tout le reste ne se­rait qu'une pâle co­pie. » Sur le tour­nage, l'en­fant, bien coa­ché par son père, se com­porte en pro. Quand, un jour, Bruce Willis dis­tri­bue des glaces aux en­fants du quar­tier de Phi­la­del­phie, Ha­ley Joel Os­ment, lui, re­fuse de se lais­ser cor­rompre par un cor­net va­nille pis­tache. Trop oc­cu­pé à se concen­trer. « Il adop­tait la même dis­ci­pline que s'il dan­sait dans un bal­let » , se sou­vient Shya­ma­lan. Les mau­vais jours, pa­pa veille. Dans la scène où Bruce Willis lui confie qu'il ne peut plus être son mé­de­cin, Ha­ley n'ar­rive pas à sor­tir les larmes, qu'il fait pour­tant cou­ler fa­ci­le­ment les autres jours. Eu­gene Os­ment s'ap­proche de Bruce Willis : « Criez vos ré­pliques hors-champ. » L'ac­teur hé­site, Eu­gene in­siste et Ha­ley se met à pleu­rer. Deux ans plus tard, sur le tour­nage d'A. I. In­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, le jeune ac­teur a pris en­core plus d'as­su­rance. Après sa séance de ra­sage quo­ti­dien pour se faire une peau de pou­pée, il fait une sug­ges­tion à Ste­ven Spiel­berg : « Mon per­son­nage ne de­vrait ja­mais cli­gner des yeux. » Le réa­li­sa­teur lui serre la main et lui pro­met qu'au­cun an­droïde ne cli­gne­ra des yeux. Avant de chan­ger d'avis.

Les cartes pos­tales de Ste­ven Spiel­berg Sur les af­fiches de ses deux grands films, Sixième Sens et A.I., Ha­ley Joel Os­ment ap­pa­raît comme une ombre, der­rière la­quelle il fi­ni­ra par dis­pa­raître à l'ado­les­cence : une voix dans Les Coun­try Bears ou un film sur la Se­conde Guerre mon­diale, dont le dé­ve­lop­pe­ment stagne tel­le­ment qu'il de­vient trop âgé pour le rôle. Seul res­ca­pé de l'aven­ture ? Eu­gene, qui mise dé­sor­mais sur le po­ten­tiel de la pe­tite soeur, Emi­ly. Meilleure amie de Mi­ley Cy­rus dans la série Dis­ney Han­nah Mon­ta­na, et, de­puis l'an der­nier, blo­gueuse cu­li­naire de la série Young & Hun­gry, elle compte près de 4 mil­lions de fol­lo­wers sur Twit­ter quand son frère, lui, culmine à 17 000. Un signe que la roue tourne dans le mau­vais sens pour l'an­cien pe­tit pro­dige et que, dé­sor­mais, il va de­voir ob­ser­ver à dis­tance la mise en or­bite de sa ca­dette ? Là en­core, Ha­ley Joel Os­ment joue par­fai­te­ment le dé­ta­che­ment. Un mou­ve­ment d'épaule, un air ahu­ri et il cloue comme un ro­bot : « Il n'y a au­cune ri­va­li­té entre nous. Nous at­tei­gnons des pu­blics dif­fé­rents. » La preuve, pen­dant que la sis­ter em­pile les « likes » sur Fa­ce­book, Ha­ley, lui, conti­nue d'en­tre­te­nir une cor­res­pon­dance un peu vin­tage avec Ste­ven Spiel­berg… par cartes pos­tales. « Je dis la même chose à tous mes jeunes ac­teurs, théo­rise Shya­ma­lan au su­jet de son an­cien pro­té­gé qu'il conti­nue à fré­quen­ter lors de dî­ners en fa­mille. Vous al­lez avoir deux car­rières : la pre­mière, en­fant, et la se­conde, adulte. Vous avez beau avoir un nom, il fau­dra tout re­com­men­cer. » Et si les choses ne se (re)mettent pas en place, Ha­ley Joel Os­ment a dé­jà un plan mu­sée.• B : gar­dien de Pro­pos de Ha­ley Joel Os­ment et Eu­gene Os­ment re­cueillis pars MD. Autres pro­pos, is­sus de De­tails. com

À la sor­tie du res­to, après avoir man­gé John Len­non

Avec Spiel­berg sur le tour­nage de A.I.

Sixième Sens

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