Mer­cre­di 10 sep­tembre 2025

So Film - - ~ Happy End~ -

Parce qu'on ne prend ja­mais as­sez d'avance, le ci­néaste Be­noît For­geard livre en ex­clu­si­vi­té le dé­tail des nou­veau­tés ci­né à sor­tir dans… dix ans pile. Avec no­ta­tion, évi­dem­ment.

MIA MIA

Afin de re­ga­gner en po­pu­la­ri­té, l'Union Eu­ro­péenne dé­cide de se do­ter d'une mas­cotte : La perche à sel­fies Mia. Jean-Claude Jun­cker, pré­sident déchu, et Fran­ces­ca, bombe de la té­lé-réa­li­té ita­lienne sillonnent le continent à bord d'un Ber­lin­go, pour dis­tri­buer Mia aux po­pu­la­tions, avec pour ob­jec­tif d'ob­te­nir en retour leurs por­traits, pré­texte fi­nal à une grande ex­po. Un re­make du Sa­laire de la peur, où l'on réa­lise que la ni­tro­gly­cé­rine est peu, com­pa­rée à la vin­dicte po­pu­laire. Mê­ler mu­sique et viande, c'est l'idée, pas si folle, de Kev Adams, qui signe ici sa pre­mière réa­li­sa­tion. Quelque part entre Stars 80 et La Tra­ver­sée de Paris, Bar­bie Boys dé­peint la tour­née d'une cho­rale spé­cia­li­sée an­nées 1990, au sein d'un cli­mat dé­lé­tère où la viande, in­ter­dite, en­gendre un marché noir. Sur­pren­dra par son âpre­té, à l'exemple de cette fin abys­sale où le lea­der du groupe (Jean-Marc Barr, im­pec') se voit for­cé de chan­ter La Tri­bu de Da­na pour cou­vrir la dé­coupe d'un porc.

HIGH- SPEED RAIL­WAY 3

Troi­sième opus du sur­vi­val fer­ro­viaire ins­pi­ré de la ten­ta­tive de mas­sacre à bord d'un Tha­lys à l'été 2015. Cette fois, c'est à bord d'un TER Col­mar-Mul­house que se sont as­sis trois ter­ro­ristes pas très fu­tés, n'ayant qu'une tête pour trois, mais nu­cléaire. Rien ne vous se­ra ré­vé­lé ici, si­non la belle per­for­mance de Jean-Hugues An­glade, rôle prin­ci­pal et co-scé­na­riste, tout en ma­lice et charme fren­chy, qui sau­ra désar­mer par la seule ma­gie du verbe une si­tua­tion com­pro­mise.

BAR­BIE BOYS PE­TIT FOU SO­PHIA- AN­TI­PO­LIS

Dans un uni­vers ta­pis­sé de mo­tifs da­miers, nous sui­vons les aven­tures de Pe­tit Fou, simple pion qui, vou­lant être pro­mu ca­va­lier, doit rem­por­ter un tour­noi d'échecs, dis­ci­pline où il ex­celle. Une fable sym­pa, qui donne le tour­nis lorsque Pe­tit Fou prend conscience qu'il n'est qu'un pion dans un monde aux règles pré­éta­blies. On se de­mande alors – mais trop tard – si l'au­dace frac­tale des scé­na­rios Pixar, à force de com­plexi­té, ne vient pas de bas­cu­ler dans l'in­di­geste. Fort de sa puis­sance fi­nan­cière, So­phia-An­ti­po­lis de­vient un État indépendant. Après s'être do­té d'un dra­peau et d'un hymne, son gou­ver­ne­ment vote le lan­ce­ment d'un pro­gramme scien­ti­fique : la des­truc­tion de la prin­ci­pau­té de Mo­na­co de­puis l'es­pace. Pre­mier film de science-fic­tion fi­nan­cé par la ré­gion PA­CA et tour­né en par­tie à la Belle de Mai, So­phia-An­ti­po­lis ra­vi­ra ceux qui aiment à la fois le pas­tis et les la­sers. (Avec Ariane As­ca­ride et Patrick Bos­so).

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