De­nis Villeneuve.

So Film - - Édito - Par Mat­thieu Ros­tac, avec Fer­nan­do Gan­zo

Com­ment tourne-t-on des pe­tits films noirs – vrai­ment noirs – à Hol­ly­wood, avec des stars, quand on n'a pas trop d'ar­gent et qu'on est ca­na­dien ? Ré­ponse : il faut s'ap­pe­ler De­nis. Et faire preuve de beau­coup de ma­lice. À l'heure de la sor­tie de son Sicario, retour sur la lente as­cen­sion d'un homme qui aime les at­mo­sphères pe­santes.

Son vi­sage dit tout, la piz­za était bonne.

Avec Sicario, De­nis Villeneuve sort son troi­sième film amé­ri­cain en trois ans. Une prouesse pour ce réa­li­sa­teur qué­bé­cois ve­nu du do­cu­men­taire, re­pé­ré à la suite du film In­cen­dies et pro­mis à un grand ave­nir hol­ly­woo­dien. Mais si sa fil­mo­gra­phie ac­tuelle res­semble à un sprint, le ci­né­ma est avant tout une course de fond pour De­nis Villeneuve. Ro­ger Young, la soixan­taine bien tas­sée et les yeux rieurs, coule dé­sor­mais des jours pai­sibles à Trois-Ri­vières au Qué­bec. Avant ce­la, ce tech­ni­cien de la­bo­ra­toire à la re­traite a pas­sé des dé­cen­nies en­tières à ani­mer un ate­lier de ci­né­ma au Sé­mi­naire Saint-Jo­seph, col­lège pri­vé de la ville. Par­mi la cen­taine d'élèves pas­sés sous ses yeux, il se sou­vient d'un en par­ti­cu­lier. Un ga­min « fan de Star Wars, des Aven­tu­riers de l'arche per­due et de Ren­contres du troi­sième type » dé­bar­qué dans son cours un jour de 1982 : De­nis Villeneuve. « Même au col­lège, du haut de ses 12 ou 13 ans, De­nis sa­vait. Il me di­sait : “Mon­sieur Young, un jour, mon mé­tier se­ra le ci­né­ma !” C'est à cet âge-là qu'il faut prendre la dé­ci­sion. Plus vieux, vous pen­sez aux filles, aux gar­çons, vous n'avez plus le temps. Lui a com­men­cé à l'âge de 12 ans et puis n'a ja­mais ar­rê­té. » Phi­lippe Fa­lar­deau, réa­li­sa­teur de The Good Lie et ami de De­nis Villeneuve, ajoute : « Il dé­tes­te­rait m'en­tendre dire ça, mais des gens de ma gé­né­ra­tion, c'est pro­ba­ble­ment ce­lui dont on at­ten­dait le plus. Moi, j'ai étu­dié les sciences po­li­tiques et ma car­rière dans le ci­né­ma est une suc­ces­sion d'ac­ci­dents, alors que De­nis, c'est to­ta­le­ment le contraire. Pour moi, c'était évident qu'il était ce­lui qui avait le plus de po­ten­tiel. Le plus d'am­bi­tion, aus­si. Pas parce qu'il vou­lait mon­ter la py­ra­mide, mais dans sa créa­ti­vi­té. Il avait un vrai ré­ac­teur der­rière lui. »

Pierre Per­rault, un ex­tra- ter­restre et neuf ans de pause À l'échelle ca­na­dienne, beau­coup pensent que Villeneuve a, si ça se trouve, plus de souffle que Xa­vier Do­lan ou Jean-Marc Val­lée. Ce qui est cer­tain, c'est qu'à l'heure ac­tuelle, avec sur son CV des films comme In­cen­dies, Pri­so­ners et le ré­cent Sicario, De­nis Villeneuve est de­ve­nu l'un des réa­li­sa­teurs les plus ban­kable de Hol­ly­wood. À peine vient-il de ter­mi­ner Sto­ry of Your Life avec Amy Adams et Je­re­my Ren­ner, qu'on l'an­nonce comme le réa­li­sa­teur du re­make de Blade Run­ner. Tout ce­la après avoir été cour­ti­sé par Spiel­berg him­self pour réa­li­ser Ame­ri­can Sni­per. Ne pas ou­blier pour­tant qu'avant de de­ve­nir la nou­velle fian­cée qué­bé­coise de l'Amé­rique, le réa­li­sa­teur de Sicario a pris son temps pour développer une fil­mo­gra­phie longue de près de vingt ans. Avant In­cen­dies, la no­mi­na­tion à l'Os­car du meilleur film étran­ger et les si­rènes de Hol­ly­wood, il y a eu REW FFWD, Cos­mos, Un 32 août sur Terre, Mael­ström, Next Floor ou en­core Po­ly­tech­nique. Six films dont la ri­chesse d'ex­pé­rience n'a d'égale que la pe­ti­tesse de leur bud­get, comme le théo­rise Ro­ger Young : « Il a fait In­cen­dies avec 7 mil­lions. C'est ce dont tu as be­soin pour ré­ser­ver Har­ri­son Ford pour ton film dans deux ans. C'est dé­ri­soire. Dans Sicario, il y a une scène qui dure cinq minutes, qui a coû­té exac­te­ment le même prix que tout l'ar­gent que met le ci­né­ma qué­bé­cois en une an­née. » Aus­si, en 2000, lorsque Villeneuve ren­contre le suc­cès avec Mael­ström, c'est presque à re­cu­lons qu'il va sous les feux de la rampe. Pas prêt, en­core en ap­pren­tis­sage mal­gré deux longs mé­trages. « De­nis, à l'époque, n'était pas quel­qu'un qui ai­mait s'ex­pri­mer en pu­blic » , ex­plique Fa­lar­deau. Ré­sul­tat de cette ti­mi­di­té ma­la­dive : entre Mael­ström et Po­ly­tech­nique, le réa­li­sa­teur qué­bé­cois lais­se­ra pas­ser neuf ans. « On fai-

sait de la pub, on ex­pé­ri­men­tait, il dé­ve­lop­pait In­cen­dies et il s'est oc­cu­pé de ses trois en­fants. Il a pu re­ve­nir plus fré­quem­ment à la mai­son », ex­pose so­bre­ment An­dré Tur­pin, ami de longue date et chef opé­ra­teur des pre­miers films du réa­li­sa­teur. Puis il pré­cise : « Il a af­fec­ti­ve­ment pris son temps pour ap­prendre à faire du ci­né­ma. Là, il est en train d'en maî­tri­ser de plus en plus d'as­pects et peut en­tre­prendre des « big­ger scope » ( des pro­jets de plus grande en­ver­gure, ndlr). Il est vrai­ment ca­pable de prendre des gros pro­jets parce qu'il maî­trise as­sez son lan­gage pour ne pas se faire im­po­ser des choix. » Conscient que le ci­né­ma est sans doute l'art le plus em­pi­rique de tous, De­nis Villeneuve a d'abord tour­né au ki­lo­mètre à la fac. « Cha­cun de notre cô­té, on a eu une « car­rière » uni­ver­si­taire as­sez pro­li­fique, on avait fait beau­coup de films. La ren­contre a été as­sez ful­gu­rante, s'anime Tur­pin. On a en quelque sorte re­fu­sé l'in­dus­trie qui exis­tait dé­jà à l'époque, très syn­di­quée, très struc­tu­rée. Nous, on était très ins­pi­rés par la Nou­velle Vague fran­çaise et le ci­né­ma di­rect du Qué­bec, par cette fa­çon de faire très lé­gère, spon­ta­née et im­pro­vi­sée. À l'époque, on avait tou­jours une ca­mé­ra. On tour­nait à tout prix. » Vain­queur de la Course des­ti­na­tion monde (une émis­sion té­lé­vi­sée où les par­ti­ci­pants se ren­daient seuls dans dif­fé­rents en­droits du monde en réa­li­sant des courts mé­trages, ndlr) à 24 ans, Villeneuve ob­tient un fi­nan­ce­ment de l'Of­fice na­tio­nal du film du Ca­na­da pour tour­ner son pre­mier film, REW FFWD, après un court pas­sage sur le der­nier film du maître ca­na­dien Pierre Per­rault, Cor­nouailles. « À l'ori­gine, REW FFWD est une com­mande de co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale pour fil­mer dans les bi­don­villes en Ja­maïque, sou­ligne Phi­lippe Fa­lar­deau, lui aus­si pas­sé par la case Course des­ti­na­tion monde. La plu­part d'entre nous au­rait fait un truc bien cor­po du genre aide hu­ma­ni­taire, et lui a fait, avec les moyens du do­cu­men­taire, un film hal­lu­ci­né, une sorte de fic­tion à double nar­ra­tion. » De ce pas­sage par le do­cu­men­taire, Villeneuve garde une « mé­thode ». Celle de « tra­vailler très vite. Al­ler dans un en­droit, sai­sir l'en­droit, es­sayer de le cap­tu­rer et en rendre compte dans un film » , qu'il ap­pli­que­ra même à son der­nier film en date, Sicario. « Quand je suis al­lé à Juá­rez, comme je ne pou­vais pas ar­ri­ver avec une équipe pour fil­mer des images, j'ai pris beau­coup de photos moi-même, pour es­sayer de sai­sir l'ar­chi­tec­ture, la géo­gra­phie, la ten­sion… La ten­sion d'une rue vide où il ne se passe rien, mais où on en­tend des bruits loin­tains, où on voit des af­fiches de femmes dis­pa­rues » , pré­cise le réa­li­sa­teur de 48 ans.

Une « si­gna­ture » vi­suelle forte Ro­ger Young, qui se dé­crit comme « l'étin­celle qui a al­lu­mé un très beau feu d'ar­ti­fice » , s'ac­corde un tout pe­tit peu de cré­dit dans la fa­çon de faire de Villeneuve : « À la fin de chaque film, je leur mon­trais des ex­traits de films russes, ja­po­nais, al­le­mands. Les ga­mins me di­saient : “Mais Mon­sieur, pour­quoi vous nous mon­trez ça ? On com­prend rien !” “Ben jus­te­ment, si vous ne com­pre­nez rien, c'est parce que le film est mal fait. On n'a pas be­soin d'en­tendre, on filme !” C'était pour leur mon­trer l'im­por­tance de l'image. Main­te­nant, les films pour­raient être des émis­sions de ra­dio. » De cette le­çon, Villeneuve a gar­dé le goût de l'ample, du film qui ne se re­garde qu'en Ci­ne­maS­cope. « Il pour­rait fa­ci­le­ment faire un court mé­trage sur un lam­pa­daire et rendre ça in­té­res­sant » , plai­sante Fa­lar­deau, quand Pas­cale Bus­sières, rôle prin­ci­pal d'Un 32 août sur Terre évoque, elle, une « si­gna­ture vi­suelle très forte, très tra­vaillée. Et une fa­çon de ra­con­ter par­fois lu­dique, très proche de la bande des­si­née, en de­hors de ce na­tu­ra­lisme, de ce réa­lisme fran­çais ou qué­bé­cois. » En somme, De­nis Villeneuve sait don­ner de l'en­ver­gure à son cadre, quel qu'il soit. An­dré Tur­pin : « De­nis, c'est le plus grand fil­meur de l'his­toire du Qué­bec. Beau­coup de grands ci­néastes sont avant tout de grands ven­deurs. La qua­li­té du ci­né­ma de De­nis est vrai­ment pure, ba­sée sur le ci­né­ma lui-même. Quand on a tour­né la scène du bus dans In­cen­dies, ce­la a pris trois jours et ça a im­pli­qué tous les com­par­ti­ments du ci­né­ma. C'est là où De­nis est à son meilleur : une scène qui im­plique de la pré­pa­ra­tion, du sto­ry­board, etc. » Cette scène du bus sym­bo­lise à elle toute seule ce « wow fee­ling » dont parle Tur­pin et que le réa­li­sa­teur de Sicario cherche à in­suf­fler à ses longs mé­trages : si le bud­get est ser­ré, l'am­bi­tion, elle, en est dé­cu­plée, presque dé­me­su­rée. Pour ce faire, la pré­pa­ra­tion est pri­mor­diale, de même que les re­pé­rages. Ce cadre qui fe­ra toute la dif­fé­rence, en­core une fois. « Pour In­cen­dies, c'était évident qu'il cher­chait un lieu aride, in­quié­tant. Je ne pense pas que ce­la vienne de son goût pour l'aven­ture, mais plus de la re­cherche du ma­té­riau qu'il va fil­mer. Pri­so­ners fait ex­cep­tion à ce­la en quelque sorte, mais De­nis, c'est un réa­li­sa­teur qui est très conscient du lieu qui va im­pres­sion­ner. C'est im­por­tant pour lui de faire tom­ber la mâ­choire du spec­ta­teur. Il le fait de moins en moins avec des acro­ba­ties de ca­mé­ra, ce qu'on pou­vait faire quand on était jeunes. Mainte-

“Il a fait In­cen­dies avec 7 mil­lions. C'est ce dont tu as be­soin pour ré­ser­ver Har­ri­son Ford pour ton film dans deux ans.” Ro­ger Young, son pro­fes­seur de ci­né­ma.

nant, il re­cherche la ba­na­li­té de l'hor­reur » , dé­roule Tur­pin. Ne pas vi­sua­li­ser der­rière le ci­néaste qué­bé­cois une bête cha­ris­ma­tique ha­bi­tée par le ci­né­ma. « Vrai­ment doux, pas dic­ta­teur, quel­qu'un qui s'ex­cuse de res­pi­rer », dixit Tur­pin. Pour ceux qui le connaissent, le réa­li­sa­teur qué­bé­cois res­semble plu­tôt à un homme mi­nu­tieux. Quel­qu'un ayant le sou­ci de faire beau­coup avec peu tout en res­tant humble. « C'est quel­qu'un d'as­sez ti­mide, de pu­dique. Il a tel­le­ment d'hu­mi­li­té qu'il lui ar­rive de dire à ses ac­teurs qu'ils ont beau­coup plus d'ex­pé­rience que lui dans le do­maine du ci­né­ma, se sou­vient Pas­cale Bus­sières. La di­rec­tion d'ac­teurs n'est pas sa plus grande force, mais il ne pré­tend pas être un grand di­rec­teur d'ac­teurs non plus. Quand il est dans le doute, il ne fait pas sem­blant d'avoir la ré­ponse à la ques­tion. Il ne pré­tend pas tout sa­voir tout le temps. Ça crée un rap­port plus di­rect, hu­main. J'ai l'im­pres­sion d'être à sa hau­teur et lui, à la mienne. Ça rac­cour­cit les che­mins » , en­chaîne le co­mé­dien Maxim Gau­dette. « Lorsque j'ai pris ma re­traite, il m'a écrit une lettre pour me re­mer­cier. Il di­sait : “J'au­rais beau­coup ai­mé être là pour votre cé­ré­mo­nie d'adieu, mais je ne suis pas là à cause de vous, parce que vous m'avez mon­tré ma route…” » , lâche un Ro­ger Young pas peu fier. Dès lors, un grand gen­til pa­reil n'est-il pas trop tendre pour ré­sis­ter aux exi­gences des grands stu­dios, à la re­cherche des ci­néastes ca­pables de faire une oeuvre maxi­male avec un bud­get mi­ni­mal, après l'avè­ne­ment des No­lan et des Sny­der. Co­lin Tre­vor­row sur Ju­ras­sic World ou Josh Trank sur Fan­tas­tic Four se sont fait ava­ler par la ma­chine ces der­niers mois. Pour­tant, De­nis Villeneuve est tou­jours en vie de­puis trois ans. Mieux, le na­tif de Gen­tilly a ob­te­nu ce to­tem d'im­mu­ni­té que tout réa­li­sa­teur amé­ri­cain rêve de gla­ner : le fi­nal cut. Quand il parle de la trans­for­ma­tion de son ami, An­dré Tur­pin se dit « com­plè­te­ment fla­ber­gas­té, très éton­né. Dans les films que j'ai faits avec lui, il avait en­core le feu sacré, ce be­soin de re­cher­cher, mais il était as­sez ner­veux. Quand il ob­te­nait ce qu'il vou­lait à la fin de la jour­née, il le ma­ni­fes­tait, il était très heu­reux. Main­te­nant, il a énor­mé­ment ga­gné en ex­pé­rience et en confiance. » Une confiance que Villeneuve au­rait vrai­sem­bla­ble­ment em­ma­ga­si­née après avoir tour­né son pre­mier film amé­ri­cain, Ene­my. « C'était alors son plus gros bud­get et là, c'est sa re­la­tion avec Jake Gyl­len­haal qui a dû faire la dif­fé­rence » , pour­suit Tur­pin. « Jake l'a beau­coup ai­mé. Quand on ar­rive, on doit sû­re­ment avoir peur de la main­mise des pro­duc­teurs, mais aus­si un peu des ve­dettes. Le ve­det­ta­riat est tel­le­ment puis­sant… De­nis m'avait ra­con­té que sa re­la­tion avec Jake était sym­bio­tique. » Or­phe­lin de son ac­teur fé­tiche pour la pre­mière fois de­puis qu'il est ar­ri­vé à Hol­ly­wood, Villeneuve s'est re­trou­vé sur Sicario avec un sacré client en la per­sonne de Be­ni­cio del To­ro. Mais nou­velle ve­dette, nou­veau coup de foudre, comme l'ex­plique l'in­té­res­sé : « Il a été ma muse sur Sicario. Quand on fait un film, il y a tou­jours un mo­ment où on com­prend ce qu'on veut, ça peut être un en­droit où on va tour­ner, une his­toire, on se dit : “C'est ça !” Et pour moi, c'était Be­ni­cio. » Dé­sor­mais, après avoir ex­pé­ri­men­té tout au long de sa car­rière, De­nis Villeneuve semble prêt à s'ac­com­plir. Et au­cune sur­prise à le voir at­ta­ché à des pro­jets de science-fic­tion tels que Sto­ry of Your Life ou Blade Run­ner. Le co­pain de jeu­nesse ci­né­phile An­dré Tur­pin té- moigne : « On a été mar­qués par un cer­tain ci­né­ma asia­tique, no­tam­ment ce­lui de Shi­nya Tsu­ka­mo­to. Les deux pre­miers Tet­suo nous ont fas­ci­nés. De­nis sort d'un uni­vers très BD. Il a tou­jours été fan des films de science-fic­tion. Mais quand il a com­men­cé à faire du ci­né­ma, j'ai tou­jours trou­vé qu'il se re­fu­sait à fan­tas­mer. Il a vou­lu être sé­rieux, il s'est éloi­gné de son ins­tinct pre­mier en ma­tière de ci­né­ma, quelque chose de beau­coup plus fan­tas­tique. Il y a un cô­té in­ex­plo­ré dans sa fil­mo­gra­phie, quelque chose de plus sur­réel. » À dire vrai, le genre, c'est une af­faire de fa­mille chez les Villeneuve : Mar­tin, le frère, est l'au­teur du ro­man-photo SF Mars et Avril, ain­si que de son adap­ta­tion ré­cente au ci­né­ma. De­nis, lui, est peut-être la seule rai­son d'es­pé­rer que Blade Run­ner 2 ne soit pas un ac­ci­dent in­dus­triel. Tous pro­pos re­cueillis par MR, sauf De­nis Villeneuve ( à Cannes) par FG

“Il pour­rait fa­ci­le­ment faire un court mé­trage sur un lam­pa­daire et rendre ça in­té­res­sant.” Phi­lippe Fa­lar­deau, ci­néaste.

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