Bad Boy Bub­by

So Film - - ~ Cahier Critique~ -

de Rolf de Heer, avec Ni­cho­las Hope, Claire Be­ni­to, Ralph Cot­te­rill. Res­sor­tie en salle le 11 no­vembre un coup de foudre ar­tis­tique de Rolf de Heer pour le co­mé­dien Rit­chie Sin­ger, à la suite d'une re­pré­sen­ta­tion d'une pièce de Sam She­pard. L'en­vie de bos­ser en­semble au­tour d'une idée en­core in­dé­fi­nie, une di­gres­sion sur les jeu­nesses ba­fouées des fu­turs tueurs en sé­rie, peu­têtre. Pour Rolf de Heer, le pro­jet reste vague. « Je pen­sais le tour­ner les wee­kends, sur une pé­riode de deux ans. Je tra­vaillais sur le script dis­trai­te­ment, en ac­cu­mu­lant les notes sur des cartes qui se sont per­dues dans les dé­mé­na­ge­ments, que je re­trou­vais quelques mois plus tard… Ce que j'en ai com­pris, c'est que pour que ça marche, il fal­lait que ce script donne de la voix, que ça hurle, que ça couvre le bruit des autres films que j'al­lais tour­ner. C'est en­suite de­ve­nu le film que je n'al­lais ja­mais faire ; j'ai­mais cette idée, ce­la en­le­vait toute pres­sion » , pré­cise-t-il au­jourd'hui. L'ombre de Bad Boy Bub­by plane sur le dé­but de car­rière du réa­li­sa­teur. Son troi­sième film, Din­go, co­pro­duc­tion fran­co-aus­tra­lienne avec Miles Da­vis de­vant la ca­mé­ra et Mi­chel Le­grand à la bande ori­gi­nale, s'écroule sous le poids de ses am­bi­tions. Le ré­sul­tat reste ho­no­rable au­jourd'hui, mais laisse son au­teur épui­sé, dé­pi­té des ma­noeuvres de ses as­so­ciés, et fi­na­le­ment rui­né. Le mo­ment idéal pour sor­tir Bub­by de sa boîte à idées. Son héros se­ra un grand en­fant de 35 ans, main­te­nu à l'écart du monde par sa mons­trueuse gé­ni­trice. Rolf de Heer ré­dige la pre­mière moi­tié d'une traite et en­tame ses dé­mar­chages.

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