Rolf de Heer

So Film - - ~ Cahier Critique~ -

“Il fal­lait que ce script donne de la voix, que ça hurle.”

fois que le héros prend son en­vol hors du sous-sol fa­mi­lial, dans son cos­tume de cu­re­ton em­prun­té à son « pa­ter­nel » tout juste oc­cis, le film res­pire. On en­tend presque l'équipe exul­ter de fu­reur créa­trice au pre­mier grand angle, au pre­mier con­tre­champ sur le sou­rire dé­ment de Ni­cho­las Hope. La ju­bi­la­tion de Bub­by ne fai­bli­ra plus, trim­ba­lant le spec­ta­teur de sur­prises nar­ra­tives en chocs émo­tion­nels. Tout fron­deur et mal éle­vé soit-il, le film em­por­te­ra les suf­frages des cri­tiques et du pu­blic, rem­por­tant trois prix au Fes­ti­val de Ve­nise, et res­tant à l'af­fiche plus de six mois dans cer­taines salles aus­tra­liennes. Le culte est en marche. «Je me rap­pelle en­core la pre­mière pro­jec­tion pu­blique à Ve­nise, avoir quelque chose comme ça dans sa vie, c'est… Au­de­là des mots. La ré­cep­tion du film a été épous­tou­flante. Ce­la m'a chan­gé en tant que réa­li­sa­teur. »

Le mes­sie sau­vage Il est frap­pant de re­voir Bad Boy Bub­by vingt ans après. D'abord, parce que le film n'a rien per­du de son au­ra trau­ma­ti­sante, du choc de son pre­mier acte tout en ma­laise gra­phique au souffle de l'en­vo­lée punk de la deuxième par­tie. Sur­tout, il est sai­sis­sant de consta­ter à quel point ses images em­blé­ma­tiques

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