Dans le monde des frères Lar­rieu, on pra­tique l'échan­gisme entre deux verres de vin, on se pro­mène nu dans la na­ture et l'adul­tère s'as­sume sans pro­blème. Bref, même quand il est ques­tion de né­cro­phi­lie, comme dans leur der­nier fi lm la chair n'est ja­mais

So Film - - ~ Cahier Critique~ -

Dans votre nou­veau fi lm, Ka­rin Viard en­chaîne plu­sieurs mo­no­logues très crus sur ses ren­contres d'un soir. Ce­la vous est ve­nu com­ment ? Jean- Ma­rie Lar­rieu : Ces ré­cits viennent d'une vraie Pattie. Un soir à Cas­tans, cette fille s'est mise à nous ra­con­ter ses his­toires de re­la­tions. Et à chaque fois elle par­tait d'un constat: « Je ren­contre tou­jours des types qui ont un pro­blème. » Leur sexe était tou­jours bi­zarre, pe­tit, spé­cial… Ar­naud Lar­rieu : Elle ado­rait la pé­né­tra­tion et elle tom­bait sur des gens à qui il man­quait tou­jours quelque chose, par­fois même un membre… JML : Elle avait cou­ché avec un type et dans la nuit, elle se lève pour al­ler faire pi­pi, et elle se rend compte qu'il n'y a qu'une chaus­sure au pied du lit : il lui man­quait une jambe… Bon, on n'a pas for­cé­ment gar­dé ces his­toires, mais c'est ve­nu de là. Pour vos scènes de sexe, com­ment ce­la se passe avec les ac­teurs, c'est très na­tu­rel ? JML : Ce n'est pas tou­jours fa­cile. Par exemple sur Les Der­niers Jours du monde, on avait pré­ve­nu Ka­rin Viard qu'il y au­rait une scène de sexe quo­ti­dien avec son ma­ri, mais qu'il y au­rait une dou­blure. La pre­mière fois qu'on a ren­con­tré cette dou­blure, elle s'est dé­poi­lée dans les bu­reaux de la production, mais ne s'est ja­mais rha­billée pen­dant les trois quarts d'heure où on a dis­cu­té. Comme elle était épi­lée on s'est dit qu'elle de­vait lais­ser re­pous­ser ses poils pu­biens. Pen­dant la pré­pa­ra­tion, quel­qu'un sui­vait l'état de sa pi­lo­si­té! Parce qu'il fal­lait quand même la faire ve­nir de Pa­ris, tout ça avait un coût… Ce­la avait pris des pro­por­tions énormes. Et fi­na­le­ment, Ka­rine a fait toute la scène seule…

Et cette scène où Ser­gi Ló­pez sort nu de la salle de bain ? AL : Dans le scé­na­rio, on avait scru­pu­leu­se­ment écrit que le per­son­nage avait le sexe « en érec­tion » . JML : Et cette char­mante dou­blure, tou­jours elle, avait pro­po­sé : « Si vous vou­lez, puisque je suis là, je m'en oc­cupe. Ser­gi, il va sor­tir, il se­ra à fond ! » Lui, qui ne vou­lait pas res­ter seul dans sa salle de bain avec une vieille re­vue por­no, avait ré­pon­du : « Oui, pour­quoi pas. » En fait, elle a dû re­par­tir, mais

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