De Jack Black

So Film - - L'ouvreuse -

1969 : Nais­sance à Her­mo­sa Beach en Ca­li­for­nie d’une mère juive et d’un père conver­ti au ju­daïsme sur ordre de sa femme. Mais après sa Bar Mitz­vah, Jack re­nie sa re­li­gion et joue­ra même Jé­sus Ch­rist de­vant une fausse mer tur­quoise dans la co­mé­die mu­si­cale Prop 8 en fa­veur du ma­riage gay. Pour se ra­che­ter, il chante des chan­sons tra­di­tion­nelles juives sur le pla­teau de Co­nan O’Brien. Ré­demp­tion. 1994 : Lors de leur pre­mier concert au Al’s Bar, Jack Black et Kyle Gass de­mandent au pu­blic de choi­sir le nom de leur nou­veau groupe de rock sa­ti­rique par­mi Pets or Meat, Bal­boa’s Bi­bli­cal Theatre, The Axe Lords Fea­tu­ring Gor­ga­zon’s Mi­schief et Te­na­cious D. Fi­na­le­ment, ils ne font pas le dé­compte des votes et choi­sissent le der­nier. Gros sens du mar­ke­ting. 1983 : Ado­les­cent, Jack pique dans le por­te­mon­naie de sa mère et prend des acides qui lui font croire que l’un de ses ca­ma­rades de classe veut le tuer. Il es­saie aus­si l’hé­roïne en haut d’une col­line, mais sent qu’il va mou­rir. Pour re­trou­ver la vie, il dé­vale la pente et part faire du shop­ping au 7-Ele­ven. 1999 : Il tourne une pa­ro­die de K 2000 dans le pi­lote de Heat Vi­sion & Jack pro­duit et réa­li­sé par Ben Stiller. Il est alors Jack Aus­tin, un an­cien as­tro­naute qui com­bat le crime au vo­lant de sa bé­cane rouge par­lante de­vant un faux cou­cher de so­leil. Mais la Fox n’en veut pas. Da­vid Has­sel­hoff, ir­rem­pla­çable. 2015 : Dans la sé­rie The Brink, Jack re­trouve Tim Ro­bins avec qui il a dé­bu­té. Il joue un di­plo­mate stu­pide qui part se ré­fu­gier chez les pa­rents de son chauf­feur pa­kis­ta­nais au moindre coup de pé­tard. Pen­dant la pro­mo de cette sé­rie po­li­tique, il mar­tèle qu’il ne vo­te­ra pas pour Do­nald Trump bien qu’il le consi­dère comme une « source in­ta­ris­sable de co­mé­die ». 2008 : Il ar­rête le Well­bu­trin qui l’aide à ne plus fu­mer et en­chaîne sur le fi­film Ton­nerre sous les tro­piques où il met à pro­fit les symp­tômes de son se­vrage au ser­vice de son per­son­nage, Jeff Port­noy, la star de la sé­rie Les Gros Lards. Pris de se­cousses et do­té d’un « cer­veau qui se suce tout seul » , Jack Black réa­lise une de ses meilleures per­for­mances. Ac­tors Stu­dio.

2008 : De­puis sa plus belle ex­pé­rience, la voix du rôle titre de Kung Fu Pan­da où il peut al­ler bos­ser en py­ja­ma à 11h, il adopte le style « ani­mal chic » . C’est-à-dire? Il porte des T-shirts avec des gueules d’ani­maux. Son pré­fé­ré ? Le rott­wei­ler noir et mar­ron, fraî­che­ment sor­ti de la four­rière. Taille XXXL. 2005 : Grâce à une pa­ro­die du Sei­gneur des an­neaux où il pète et se dé­froque sous ses longs che­veux blonds lis­sés, Pe­ter Jack­son l’em­bauche sur King Kong. Mais ar­ri­vé sur le tour­nage en Nou­vel­leZé­lande, il s’en­nuie. « Tour­nage et bud­get trop lourds, je res­tais toute la jour­née as­sis dans ma re­morque » , se sou­vient-il. C’est là qu’il a l’idée de faire des en­fants. Pal­lia­tif. 2011 : Après School of Rock, il re­prend du ser­vice avec Ri­chard Link­la­ter sur Ber­nie. Mais son rôle d’agent des pompes fu­nèbres bien gen­til qui fi­nit par ti­rer sur une vieille dame le met mal à l’aise. « Parce que j’aime être ai­mé » , ex­pli­quet-il. Sa par­te­naire Shir­ley MacLaine le ré­con­forte en l’in­vi­tant à une re­traite mé­di­ta­tive au Nou­veauMexique. Il ac­cepte sans trop y croire. Par Ma­rous­sia Du­breuil

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