L’ac­tu ci­né­ma comme vous au­riez sou­hai­té ne ja­mais la lire

So Film - - Sommaire - PAR MA­THIAS ED­WARDS ET VINCENT RUEL­LAN

Ven­dre­di 23 fé­vrier

Bren­dan Fra­ser donne les rai­sons de sa dis­pa­ri­tion des écrans. En 2003, avant les Gol­den Globes, Phi­lip Berk, un an­cien pré­sident de l’as­so­cia­tion, lui touche les fesses. Ré­cit : « Un de ses doigts touche mon anus. Et il com­mence à le re­muer. Je me suis sen­ti mal. Comme un en­fant. J’avais une boule dans la gorge, je pen­sais que j’al­lais pleu­rer. J’ai plon­gé dans la dé­pres­sion, je me sen­tais mi­sé­rable, et j’avais honte parce que je me di­sais que ce n’était pas un drame. » Les olives, c’est tou­jours mieux à l’apé­ro.

Di­manche 25 fé­vrier

Wes An­der­son re­part avec l’Ours du meilleur réa­li­sa­teur pour son film d’ani­ma­tion L’Île aux chiens. Ve­nu cher­cher le prix, Bill Mur­ray, l’une des voix du film, ba­lance : « Je ne pen­sais pas qu’en jouant un chien, je re­par­ti­rais avec un ours. » Wesh, Mur­ray pour­rait dire Boo­ba, le pe­tit our­son.

Lun­di 26 fé­vrier

Jen­ni­fer La­wrence a ar­rê­té l’école à 14 ans. « Je n’ai ja­mais ob­te­nu mon GED (équi­valent amé­ri­cain du bac), je me suis édu­quée toute seule. J’avais du mal à l’école, je ne me suis ja­mais sen­tie très in­tel­li­gente. » Hap­pi­ness The­ra­py.

Mer­cre­di 28 fé­vrier

Pour avoir connu la consé­cra­tion avec Woo­dy Al­len en 1985, Jeff Da­niels a du mal à cra­cher dans la soupe. « Ce film se­ra tou­jours une ex­pé­rience for­mi­dable. C’est un grand film pour moi et il se­ra tou­jours un grand ci­néaste amé­ri­cain. J’ai com­men­cé à tra­vailler avec lui à l’âge de 30 ans et ça a chan­gé ma vie. Fe­rais-je un autre film avec Woo­dy ? Ça se­rait une dé­ci­sion dif­fi­cile de lui tour­ner le dos. » Pen­dant ce temps, Bar­ba­ra Strei­sand re­con­naît avoir fait clo­ner deux fois son chien Sa­man­tha, dé­cé­dé en 2017. Re­ser­voir Dogs.

Jeu­di 1er mars

Evan Ra­chel Wood livre un té­moi­gnage gla­çant de­vant une com­mis­sion spé­ciale de la Chambre des re­pré­sen­tants des abus dont elle a été vic­time: « J’ai su­bi des vio­lences do­mes­tiques : des abus toxiques men­ta­le­ment et phy­si­que­ment, des abus sexuels qui ont com­men­cé dou­ce­ment puis se sont in­ten­si­fiés. C’étaient par exemple des me­naces de mort, des brû­lures au gaz, du la­vage de cer­veau. Je me suis ré­veillée à cô­té de l’homme qui pré­ten­dait m’ai­mer et qui vio­lait ce qu’il pen­sait être mon corps in­cons­cient. J’étais at­ta­chée, bat­tue, et je de­vais en­tendre des choses in­nom­mables, j’avais vrai­ment l’im­pres­sion que j’al­lais mou­rir parce que non seule­ment il me di­sait qu’il al­lait me tuer mais j’avais peur de cou­rir. Il me trou­ve­rait. »

Ven­dre­di 2 mars

To­ri Spel­ling ap­pelle la po­lice pour une pré­ten­due ef­frac­tion. À leur ar­ri­vée, les po­li­ciers dé­couvrent une femme en plein cra­quage avec un com­por­te­ment agres­sif, dû à une dé­pres­sion ner­veuse. Ner­vous break­down éga­le­ment pour TF1 avec Ca­nal+ qui in­ter­rompt la dif­fu­sion des chaînes du groupe, dont elle juge « les exi­gences fi­nan­cières dé­rai­son­nables et in­fon­dées » . Mar­cel Phi­lip­pot s’en fout. À 64 ans, il ne se fe­ra plus ja­mais ap­pe­ler le Di­rec­teur. Tweet de Trump sur Alec Bald­win : « Alec Bald­win, dont la mé­diocre et mou­rante car­rière était à l’ago­nie, a été sau­vé par cette très mau­vaise imi­ta­tion de moi dans le Sa­tur­day Night Live, il dit main­te­nant qu’il est à l’ago­nie lors­qu’il m’imite. Alec, ceux qui sont à l’ago­nie, ce sont ceux qui sont for­cés de te re­gar­der. » Ré­ponse d’Alec Bald­win: « Bien que ce soit l’ago­nie, j’ai­me­rais bien con­ti­nuer jus­qu’aux au­di­tions

pour la des­ti­tu­tion, le dis­cours de dé­mis­sion, le dé­part en hé­li­co­ptère vers Mar-a- La­go. » Alec s’en ba­lec.

Di­manche 4 mars

Dis­cours de Jim­my Kim­mel aux Os­cars : « Os­car est l’homme le plus ai­mé et le plus res­pec­té d’Hol­ly­wood et il y a une très bonne rai­son à ça. Re­gar­dez-le : il garde ses mains là où vous pou­vez les voir, ne dit ja­mais un mot gros­sier et sur­tout, il n’a pas de pé­nis. » La Forme de l’eau n’a pas peur de s’ap­pro­cher et s’en ap­pro­prie quatre, dont ce­lui du meilleur film.

Lun­di 5 mars

Ash­ton Kut­cher ex­plique que lui et sa femme Mi­la Ku­nis déshé­ri­te­ront leurs en­fants, pré­fé­rant « don­ner leur ar­gent à des oeuvres de cha­ri­té. » Ash­ton que tchi.

Mar­di 6 mars

Gwy­neth Pal­trow sou­haite un bon an­ni­ver­saire à Ch­ris Mar­tin (son ex) avec une pho­to de leurs deux en­fants: « Joyeux an­ni­ver­saire mon frère ! Mer­ci de m’avoir don­né ces deux-là. » Bien­ve­nue chez les… Non, par­don. C’est au tour de Free, de pri­ver ses abon­nés de Jean-Pierre Per­naut et d’Eve­lyne Dhé­liat.

Jeu­di 8 mars

C’est of­fi­ciel, le Bur­ger Quiz fe­ra son re­tour « au prin­temps » sur TMC, et se­ra à nou­veau pré­sen­té par Alain Cha­bat. Alors, Ket­chup ou mayo ? Jen­ni­fer La­wrence choi­sit l’abs­ti­nence : « Je suis no­so­phobe. Jus­qu’ici, je m’en suis sor­tie sans MST. C’est dan­ge­reux, les pé­nis. » Pé­nis soit qui mal y pense. Un pre­quel ci­né des So­pra­nos est en pré­pa­ra­tion. In­ti­tu­lé The Ma­ny Saints of Ne­wark, le film ra­con­te­ra le New Jer­sey des an­nées 60, mar­qué par les conflits entre com­mu­nau­tés noire et ita­lo-amé­ri­caine. Cer­tains per­son­nages des So­pra­nos fe­ront une ap­pa­ri­tion, et Da­vid Chase a co-scé­na­ri­sé l’af­faire. Rien à voir avec le chan­teur mar­seillais, donc.

Sa­me­di 10 mars

Em­ma Wat­son et Chord Overs­treet, aper­çu dans Glee, sont of­fi­ciel­le­ment en couple. Il pa­raît que c’est une ex­cel­lente nou­velle.

Di­manche 11 mars

Pour Twi­light ( L’heure ma­gique en VF), avec Paul New­man, donc sans Kristen Ste­wart et Ro­bert Pat­tin­son, film sor­ti en 1998, Su­san Sa­ran­don ra­conte le geste de grande classe de l’ac­teur : « Paul a pris les de­vants et il a dit qu’il al­lait me don­ner une par­tie de son sa­laire. C’était vrai­ment une perle rare. » « J’ai­me­rais faire une co­mé­die, mais per­sonne à Hol­ly­wood ne pense à moi pour ça. » Ga­ry Old­man a du lol à re­vendre, et vou­drait en faire pro­fi­ter le monde.

Lun­di 12 mars

Si vous êtes fran­çais et que vous avez entre 7 et 14 ans, sa­chez que Big­flo & Oli sont vos per­son­na­li­tés pré­fé­rées et fi­lez faire vos de­voirs. Sa­bri­na Dho­wre re­fuse qu’Idris El­ba, son fian­cé, soit le nou­veau James Bond. Parce que leur mai­son ne va pas s’en­tre­te­nir toute seule. « Il sou­tient l’éga­li­té des sexes mais il ne par­ti­cipe pas tou­jours aux tâches mé­na­gères parce qu’il tra­vaille trop. Je n’ima­gine pas ce que ce se­rait d’être ma­riée au pro­chain James Bond, il se­rait dix fois plus oc­cu­pé qu’il ne l’est main­te­nant... » Quand à San­drine Ki­ber­lain, c’est Fleuve noir, le film qu’elle a tour­né sous la hou­lette d’Erick Zon­ca, qu’elle re­fuse d’évo­quer. « C’est une ex­pé­rience que je n’ai pas ai­mée donc je ne peux pas trop par­ler de ce film. »

Mar­di 13 mars

Hea­ther Lo­ck­lear n’a plus le droit de pos­sé­der une arme à feu. En fé­vrier der­nier, lorsque la po­lice était in­ter­ve­nue chez la star de Mel­rose Place pour des faits de vio­lences conju­gales, l’ac­trice au­rait me­na­cé de se ser­vir de son arme, plu­tôt que d’être ar­rê­tée.

Mer­cre­di 14 mars

Sha­ron Stone prend la dé­fense de James Fran­co et le contre-pied du mou­ve­ment ac­tuel : « C’est l’homme le plus char­mant, gen­til, doux et élé­gant que je connaisse. Main­te­nant, tout à coup, c’est un mé­chant ? J’ai tra­vaillé avec lui, je le connais. Je suis conster­née. » Elle ajoute : « Cer­tains hommes sont in­croya­ble­ment stu­pides. Tu sors avec eux, ils te ra­mènent à la mai­son pour te dire au re­voir et ils prennent ta main et la mettent sur leur pé­nis. Un homme de 50 ans m’a fait ça. Je ne pense pas qu’il es­sayait de me har­ce­ler sexuel­le­ment. Je pense que ces hommes sont juste stu­pides et mal­adroits. Ok, vrai­ment ? C’est ça que tu pro­poses ? S’il te plaît, ne m’ap­pelle plus ja­mais parce que tu es trop bête. » Ins­tinct ba­sique.

Jeu­di 15 mars

Dans l’épi­sode de Plus belle la vie qui se­ra dif­fu­sé le 12 avril pro­chain, le com­man­dant de po­lice in­ter­pré­té par Jé­rôme Ber­tin va mou­rir. Et à 40 ans, Loa­na dé­couvre dans la presse qu’elle est grand-mère. Elle n’a plus de nou­velles de sa fille de­puis dix-sept ans. À vous de dé­ci­der le­quel de ces deux spoi­lers est le plus trau­ma­ti­sant. De son cô­té, Ri­han­na est très en co­lère contre Snap­chat, qui a au­to­ri­sé une pu­bli­ci­té po­sant la ques­tion sui­vante : « Pré­fé­rez-vous gi­fler Ri­han­na, ou frap­per Ch­ris Brown ? » En ce qui nous concerne, on fait des bi­sous à tout le monde.

Ven­dre­di 16 mars

Le pré­sident de l’Aca­dé­mie des arts et des sciences du ci­né­ma, les Os­cars de fait, est l’ob­jet d’une en­quête in­terne à la suite de trois ac­cu­sa­tions de har­cè­le­ment sexuel. Ter­ry Gilliam en­chaîne sur Wein­stein : « C’est un monstre, un sa­laud. Mais, le dé­bat est de­ve­nu trop sim­pliste, c’est de­ve­nu un monde de vic­times. Il y a des gens qui ont pro­fi­té. Je connais des filles qui sont al­lées dans les suites de Har­vey et qui n’étaient pas du tout des vic­times. Hol­ly­wood ne chan­ge­ra ja­mais. Le pou­voir pro­fite tout le temps de la si­tua­tion, la ques­tion est de sa­voir com­ment vous trai­tez avec ce pou­voir. » C’est le cas d’une as­so­cia­tion proche des ca­tho­liques tra­di­tio­na­listes qui ob­tient que 50 Nuances plus claires soit in­ter­dit en salles aux moins de 12 ans, en rai­son de « scènes re­pré­sen­tant des pra­tiques © sexuelles à ca­rac­tère sa­do­ma­so­chiste » , in­dique la cour ad­mi­nis­tra­tive d’ap­pel de Pa­ris. Dan­ny Boyle s’en fout et confirme qu’il se­ra aux ma­nettes du pro­chain James Bond.

Sa­me­di 17 mars

Parce qu’il fait ce qu’il veut, Shia La Beouf a dé­ci­dé de pro­duire un bio­pic sur sa propre vie. Et il a choi­si Lu­cas Hedges ( Man­ches­ter by the Sea, Th­ree Bill­boards...) pour l’in­car­ner. Fo­lie tou­jours, Sa­my Na­ce­ri pu­blie une lettre tra­duite en an­glais et en russe, dans la­quelle il ex­plique pour­quoi il ne se­ra pas à l’af­fiche de Taxi 5. « J’ai été sur­pris d’ap­prendre que à la base, leur idée était de faire un Taxi 5 sans même un pe­tite ap­pa­ri­tion de moi. Et ce n’est qu’une fois que les fans de la sa­ga Taxi ont fait sa­voir leur mé­con­ten­te­ment et leur éton­ne­ment face à mon ab­sence, que j’ai re­çu un coup de fil de Franck Gas­tam­bide, en mi­lieu de tour­nage. » Tou­ché dans sa fier­té, le sla­meur re­fuse de se conten­ter d’une ap­pa­ri­tion. Et conclut sa mis­sive par une pro­messe : « Quand nos amis jour­na­listes dé­cou­vri­ront com­ment ils ont ob­te­nu la fran­chise Taxi, je pense que tout le monde ri­go­le­ra. » On a hâte.

Di­manche 18 mars

Shia LaBeouf ga­lère clai­re­ment pen­dant la pro­mo de Borg vs McEn­roe, dans le­quel il in­carne le ten­nis­man amé­ri­cain : « Je n’ai au­cun in­té­rêt pour le ten­nis. Zé­ro. Sim­ple­ment, je ne le dé­teste plus de­puis que j’ai fait ce film. C’est un sport éli­tiste. » Jo­li pas­sing-shot. Sans au­cun rap­port, Sha­ron Stone ré­vèle que l’AVC dont elle a été vic­time en 2001 fut plus sé­rieux qu’an­non­cé. L’ac­trice était en ef­fet ren­trée chez elle aveugle, avec une oreille bou­chée et une jambe pa­ra­ly­sée. « Les mé­de­cins ne me don­naient que 5 % de chances de sur­vivre » , pré­cise même celle qui est tout heu­reuse d’avoir fê­té ses 60 ans il y a quelques jours. Il est fou Af­fle­lou.

Lun­di 19 mars

The Wein­stein Com­pa­ny dé­pose of­fi­ciel­le­ment le bi­lan. Avec comme prin­ci­pales consé­quences la fin im­mé­diate des clauses de confi­den­tia­li­té si­gnées à l’ini­tia­tive de Har­vey Wein­stein, « dans la me­sure où elles em­pê­chaient de par­ler des in­di­vi­dus ayant su­bi ou été témoin des abus sexuels d’Har­vey Wein­stein. Per­sonne ne doit avoir peur de s’ex­pri­mer. » Sui­vi par Rose McGo­wan, la­quelle sou­haite un joyeux 66e an­ni­ver­saire à Har­vey Wein­stein : « Je t’avais dit qu’on vien­drait. Je t’ai dit il y a vingt ans que si j’ap­pre­nais que tu avais fait ça à une autre fille, on vien­drait pour toi. Que je vien­drais pour toi. Joyeux pu­tain d’an­ni­ver­saire de la part de nous toutes. Nous ga­gnons. » Ga­gner, c’est éga­le­ment ce que compte faire Cyn­thia Nixon, l’ac­trice de Sex and the Ci­ty, qui an­nonce sa can­di­da­ture au poste de gou­ver­neur de l’État de New York. Si elle l’em­porte elle se­ra à la fois la pre­mière femme, la pre­mière ho­mo­sexuelle et la pre­mière rousse à oc­cu­per la fonc­tion. Tri­plex and the Ci­ty.•

« Jus­qu’ici, je m’en suis sor­tie sans MST. C’est dan­ge­reux, les pé­nis. » Jen­ni­fer La­wrence, ac­trice no­so­phobe

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