Re­wind :

So Film - - Sommaire -

L'ac­tu ci­né­ma comme vous au­riez sou­hai­té ne ja­mais la lire.

Lun­di 23 avril

Cé­line Bos­quet, ex-femme de Tho­mas Lang­mann, l'ac­cuse de har­cè­le­ment et de toxi­co­ma­nie. « Il lais­sait en­trer les dea­lers à son do­mi­cile et lais­sait traî­ner sa drogue dans les ma­ga­zines qui étaient à por­tée de main. » Elle l'ac­cuse éga­le­ment de « me­naces ré­ité­rées, vio­lences et har­cè­le­ment ». Le Co­mi­té de co­or­di­na­tion des or­ga­ni­sa­tions juives de Bel­gique (CCOJB) évoque une « mas­ca­rade » concer­nant la re­mise des in­signes de Doc­teur Ho­no­ris Cau­sa de l'ULB à Ken Loach. Qui se dé­fend : « Je connais l'his­toire du dé­ni de l'Ho­lo­causte et sa place dans les po­li­tiques d'ex­trême droite et ima­gi­ner que je pour­rais avoir quoi que ce soit en com­mun avec de telles prises de po­si­tion est mé­pri­sable. »

Mar­di 24 avril

Le duo de Sher­lock, Mar­tin Freeman et Be­ne­dict Cum­ber­batch, ne peut pas s'en­ca­drer dans la réa­li­té. « Ils sont pro­fes­sion­nels et très po­lis mais il n'y a au­cune cha­leur entre eux, comme on pour­rait l'at­tendre quand on tra­vaille en­semble de­puis six ans. » Aux at­tentes des fans, Mar­tin Freeman ré­pli­quait : « On nous dit des choses du genre : “Vous avez in­té­rêt à faire ça si­non vous êtes vrai­ment des en­cu­lés.” Ça n'a rien d'agréable ou d'amusant. » Ce à quoi Cum­ber­batch ré­pond : « C'est as­sez pa­thé­tique si vous ne vou­lez pas ac­cep­ter la réa­li­té juste à cause de ça... À cause des at­tentes ? Je ne sais pas. Je ne suis pas for­cé­ment d'ac­cord avec ça... Je dois dire que je ne me sens pas du tout af­fec­té de la même ma­nière. » Élé­men­taire, mon cher Wat­son. Autres grands amis, Jean-Marc Barr et Luc Bes­son. L'ac­teur du Grand Bleu pré­cise : « Je l'ai vu à Cannes quand il a été pré­sen­té en ou­ver­ture du fes­ti­val. J'étais com­plè­te­ment bour­ré. Le seul sou­ve­nir, c'est qu'il fal­lait ab­so­lu­ment que je trouve des toi­lettes pour pis­ser. Puis sept ou huit ans après, je l'ai re­vu mais je n'ai pas pu le fi­nir. Le film me pa­rais­sait trop ju­vé­nile. Il parle avant tout aux ados. » Avant d'en re­mettre une couche : « On s'est per­du de vue, j'es­saie de ne pas prendre ce mé­tier au sé­rieux et j'ai un sens de l'hu­mour un peu pous­sé. Et ce­lui de Luc est li­mi­té... Ça ne fait rien, moi je l'aime tou­jours mais c'est lui qui n'ap­pré­cie pas mon sens de l'hu­mour, c'est tout! »

Jeu­di 26 avril

Vir­gi­nie Efi­ra ra­conte son pre­mier bai­ser : « C'était un jeu. J'étais en­fant. On jouait dans la cour de l'école à bi­sou/baffe. Le prin­cipe était hy­per sexiste. Les gar­çons cou­raient après les filles (et ja­mais l'in­verse). Quand un gar­çon réus­sis­sait à at­tra­per une fille, il di­sait : “Bi­sou ou baffe ?” Et elle choi­sis­sait. C'était bien parce que ça per­met­tait d'em­bras­ser sans as­su­mer qu'on en avait en­vie. » Pour Bill Cos­by, qui a

pous­sé le « jeu » beau­coup plus loin, c'est la fin de par­tie. Il est re­con­nu cou­pable d'agres­sion sexuelle sur An­drea Cons­tand en 2004.

Ven­dre­di 27 avril

Gé­rard De­par­dieu inau­gure sa marque de pro­duits ali­men­taires en Rus­sie. Avec cette as­su­rance qu'il a dû tout goû­ter au­pa­ra­vant. Jeu­di 3 mai

Dans son der­nier ou­vrage, so­bre­ment in­ti­tu­lé The Sex Is­sue: Eve­ry­thing You've Al­ways Wan­ted to Know about Sexua­li­ty, Se­duc­tion, and De­sire, Gwy­neth Pal­trow ré­vèle en­fin la re­cette pour at­teindre le ni­veau ul­time de l'or­gasme. Pour ce­la, rien de plus simple : il suf­fit de se faire po­ser quatre ser­pents sur le corps, et de vi­brer avec eux. Un rite des­ti­né à « dé­blo­quer la sen­sua­li­té de la femme ». Si­non, elle conseille éga­le­ment de chan­ger ré­gu­liè­re­ment de sous-vê­te­ments. Plus rai­son­na­ble­ment, Min­dy Ka­ling est char­gée par la pla­te­forme de strea­ming Hu­lu d'adap­ter en sé­rie Quatre ma­riages et un en­ter­re­ment. De son cô­té, Tho­mas Lang­mann dé­nonce une « ma­ni­pu­la­tion » de son ex-femme. « Elle me de­mande 60.000 eu­ros de pen­sion men­suelle. Je ne vais pas me lais­ser faire. » Même s'il avait ad­mis: « J'ai peut-être beau­coup ap­pe­lé ma femme. J'ai har­ce­lé ma femme pour voir mon fils. » En­core un fan de Ba­la­voine.

Sa­me­di 5 mai

Pri­vé de ré­com­pense à Cannes en 1989 pour Do the Right Thing, Spike Lee n'a tou­jours pas di­gé­ré la dé­ci­sion du ju­ry pré­si­dé par Wim Wen­ders. Le­quel ré­fute cette ac­cu­sa­tion. « Il a dit qu'il m'at­ten­drait dans une al­lée avec une batte de ba­se­ball. Eh bien, il au­rait dû at­tendre tout le ju­ry parce que ce n'était pas ma dé­ci­sion. Le film n'a tout sim­ple­ment pas eu le sou­tien du ju­ry. Ce n'est pas que ce n'était pas un bon film. J'ai eu des nuits blanches en pen­sant à notre dé­ci­sion. Je suis tou­jours triste en consta­tant que Spike Lee l'a pris per­son­nel­le­ment. » Faire ce qui est juste qu'on avait dit.

Mar­di 8 mai

À l'ini­tia­tive de Mar­lène Schiap­pa, un nu­mé­ro vert « an­ti-har­cè­le­ment » est mis en place pen­dant toute la du­rée du fes­ti­val de Cannes. « L'idée, c'est de dire qu'il faut pro­té­ger les ac­trices qui sont vic­times de ces viols mais il faut pro­té­ger aus­si les in­ter­mit­tents du spec­tacle et l'en­semble des fes­ti­va­lières qui se­ront pré­sentes » , pré­cise la se­cré­taire d'État à l'Éga­li­té hommes-femmes. Jus­te­ment, Ro­man Po­lans­ki est de ceux qui savent prendre la tem­pé­ra­ture de leur époque : « Il me semble que c'est une hys­té­rie col­lec­tive, du genre de celles qui ar­rivent dans les so­cié­tés de temps à autre. » Dé­li­ca­tesse tou­jours, avec Char­lie Sheen, ac­cu­sé par une ex de lui avoir trans­mis le vi­rus du Si­da. Il la dé­crit comme étant une « fê­tarde pro­fes­sion­nelle » , qui au­rait eu des rap­ports sexuels avec « des cen­taines, si­non des mil­liers » d'hommes car ce se­rait une « pros­ti­tuée » qui le har­cè­le­rait jusque de­vant la mai­son de son père Mar­tin Sheen. Pas très Char­lie, tout ça.

Jeu­di 10 mai

Ex­clu de l'Aca­dé­mie des Os­cars comme Bill Cos­by, Ro­man Po­lans­ki me­nace de por­ter plainte contre l'ins­ti­tu­tion. Son avo­cat al­lant jus­qu'à évo­quer un cas « de mal­trai­tance psy­chique » à l'en­contre de son client, « une per­sonne âgée ». Avant de ra­jou­ter : « Mettre sur le même plan Bill Cos­by et Ro­man Po­lans­ki consti­tue un ma­len­ten­du to­tal, un har­cè­le­ment » . Cha­cun son tour ? Pen­dant ce temps, la Rus­sie re­fuse la de­mande des or­ga­ni­sa­teurs du Fes­ti­val de Cannes de li­bé­rer le réa­li­sa­teur Ki­rill Se­re­bren­ni­kov, dont le film Le­to est sé­lec­tion­né, as­su­rant ne pas pou­voir

« in­fluen­cer » la jus­tice. L'hu­mour russe, pro­ba­ble­ment.

Ven­dre­di 11 mai

Le tour­nage de ce qui de­vait être la pro­chaine sai­son de Koh-Lan­ta est an­nu­lé, suite à la plainte d'une can­di­date pour agres­sion sexuelle. La fa­meuse épreuve du po­teau. De son cô­té, Fran­çoise Har­dy rend un hom­mage très per­son­nel à Mau­rane : « La seule chose qui lui man­quait un pe­tit peu, c'était le phy­sique, le cha­risme. Mal­heu­reu­se­ment, c'est quelque chose qui aide énor­mé­ment à faire une très grande car­rière. »

Di­manche 13 mai

Mi­chel Ha­za­na­vi­cius ap­plau­dit la dé­ci­sion du Fes­ti­val de Cannes de ne plus mon­trer le film de la séance de gala du soir à la presse le ma­tin : « Les cri­tiques avaient dé­tes­té The Search. Quand je suis ar­ri­vé pour la pro­jec­tion du soir, j'avais l'im­pres­sion d'être condam­né à mort. Ce n'était pas un ta­pis rouge, c'était le cou­loir de la mort. Vous y al­lez et vous vous dites: “Il y a 2 000 per­sonnes, ils vont dé­tes­ter mon film, ils vont me huer, ça se­ra la pire soi­rée de toute ma vie.” C'est un cau­che­mar. » Jour­née noire pour tous les per­vers de France : Fort Boyard an­nonce la sup­pres­sion de l'épreuve des cy­lindres, et donc des gros plans sur les dé­col­le­tés qui vont avec.

Lun­di 14 mai

Sal­ma Hayek se bat pour l'éga­li­té sa­la­riale, et de­mande aux hommes d'en faire au­tant : « Les pro­duc­teurs ne sont pas les seuls à de­voir agir pour com­bler les écarts de sa­laires. Les ac­teurs aus­si. Si le bud­get d'un film est de 10 mil­lions de dol­lars, la star mas­cu­line doit com­prendre qu'en de­man­dant 9,7 mil­lions, il va être dif­fi­cile de par­ve­nir à l'éga­li­té sa­la­riale. » Pas sûr que Tex soit d'ac­cord. Dans un por­trait que Li­bé­ra­tion lui consacre, l'hu­mo­riste ex­plique que « dans les Z'Amours, je l'ai vue la nou­velle gé­né­ra­tion, les mecs do­mi­nés. Ils font la vais­selle et quand leurs femmes rentrent du tra­vail, elles disent que c'est mal fait. Je pré­fère nos vieux sché­mas qui étaient un peu plus simples. » Une émis­sion qui a failli être re­bap­ti­sée les Zem­mours, ap­pa­rem­ment. Heu­reu­se­ment, Ron Ho­ward an­nonce tra­vailler sur la suite de Willow. Ce qui est in­con­tes­ta­ble­ment la meilleure nou­velle du mois.

Mar­di 15 mai

À Cannes, Lars von Trier dé­clare qu'il « au­rait fait un très bon se­rial killer » , pour com­men­ter The House That Jack Built, son film pré­sen­té la veille, pré­ci­sant au pas­sage : « Je n'ai ja­mais tué per­sonne, mais si je de­vais le faire, ce se­rait un jour­na­liste. » Le Da­nois sait conclure une confé­rence de presse. Spike Lee en­chaîne Trump. La mort de Hea­ther Heyer (tuée à Char­lot­tes­ville) est pour lui « un meurtre ». Il cloue : « Nous avons un type à la Mai­son Blanche, je ne pro­non­ce­rai même pas son pu­tain de nom, qui, à ce mo­ment dé­ci­sif, au­rait pu choi­sir l'amour contre la haine. Mais ce fils de pute n'a pas dé­non­cé le pu­tain de Klan, l'Alt-right et ces fils de pute de na­zis. Ce type à la Mai­son Blanche, il a le code nu­cléaire, ce n'est pas de la science-fic­tion, ce fils de pute a le code nu­cléaire, mais qu'est-ce qui se passe ! »

Jeu­di 17 mai

À un jour­na­liste qui lui parle de rôles de femmes fortes, Emi­lia Clarke s'énerve : « Si ce n'est pas fort, qu'est-ce que c'est ? Vous me dites qu'il y a une op­tion faible ? Vous pen­sez qu'un rôle prin­ci­pal dans un film va être te­nu par une femme faible ? Ar­rê­tez avec ce truc de femmes fortes, par pi­tié. En­le­vez le “fort”, trou­vez un autre ad­jec­tif, bon sang. Je joue juste des femmes. » Les ci­né­philes du monde en­tier sont émus : Har­ry Styles, un an­cien chan­teur de One Di­rec­tion, va adap­ter en sit­com ses dé­buts dans le mé­tier. Et ça va être su­per. Pour res­ter dans le di­ver­tis­se­ment de qua­li­té, lors du pas­sage de Tex aux prud'hommes, où il ré­clame 1,2 mil­lions d'eu­ros d'in­dem­ni­té après son li­cen­cie­ment de France 2, l'ani­ma­teur est rat­tra­pé par des pro­pos te­nus en off à pro­pos de Mar­lène Schiap­pa : « Ah, je t'ai pas en­core bai­sée ? Parce que tu sais, je les prends par de­vant, par der­rière, sur le cô­té. » Tex s'in­digne : « C'est dé­gueu­lasse. Ces mé­thodes sont dé­loyales. C'est de l'es­pion­nage. » 00Tex ?

Ven­dre­di 18 mai

Jen­ni­fer Anis­ton in­car­ne­ra la pre­mière pré­si­dente des États-Unis ho­mo­sexuelle, dans une pro­duc­tion Net­flix. Ross a dé­ci­dé­ment vrai­ment la poisse.

Sa­me­di 19 mai

Na­tha­lie Pé­cha­lat et Jean Du­jar­din se ma­rient à SaintC­loud, de­vant un peu moins de monde que Me­ghan Markle et le prince Har­ry, qui laisse les trois mil­liards de Ter­riens qui ont as­sis­té à la cé­ré­mo­nie de­vant leur té­lé dans l'ex­pec­ta­tive : lors de l'ar­ri­vée de sa fu­ture épouse de­vant l'au­tel, le prince lui a-til dit qu'elle lui avait man­qué ( « I mis­sed you » ), ou lui a-t-il confié se chier des­sus ( « I'm shit­ting it » ) ? Deux op­tions qui peuvent très bien se com­bi­ner. À Cannes, Une af­faire de fa­mille, de Hi­ro­ka­zu Kore-eda, rem­porte la Palme d'or. Mais c'est le slam d'Asia Ar­gen­to du­rant la cé­ré­mo­nie de clô­ture qui fe­ra date : « En 1997, j'ai été vio­lée par Har­vey Wein­stein ici à Cannes. J'avais 21 ans. Ce fes­ti­val était son ter­rain de chasse. Je sou­haite pré­dire quelque chose : Har­vey Wein­stein ne se­ra ja­mais plus le bien­ve­nu ici. Toute une com­mu­nau­té lui a tour­né le dos, même ceux qui n'ont ja­mais dé­non­cé ses faits. Et par­mi vous, dans le pu­blic il y a ceux que l'on de­vrait poin­ter du doigt à cause de leur com­por­te­ment en­vers les femmes, un com­por­te­ment in­digne de cette in­dus­trie, de n'im­porte quelle in­dus­trie. Vous sa­vez qui vous êtes. Plus im­por­tant en­core, nous, nous sa­vons qui vous êtes. Et nous n'al­lons pas vous per­mettre de vivre dans l'im­pu­ni­té. »

Lun­di 21 mai

Hugh Grant se ma­rie pour la pre­mière fois à 57 ans. Prends ça George Cloo­ney.

« Le Grand Bleu ? Je l’ai vu à Cannes quand il a été pré­sen­té en ou­ver­ture du fes­ti­val. J’étais com­plè­te­ment bour­ré. » Jean-Marc Barr

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