NI­CO­LAS CAGE

So Film - - Sommaire - PAR AXEL CADIEUX ET RA­PHAËL CLAIREFOND - PHO­TOS : COL­LEC­TION CH­RIS­TOPHE L.

Cou­ver­ture. De ses dé­buts de bel­lâtre ca­li­for­nien hâ­lé avec l'oncle Cop­po­la à Sai­lor et Lu­la en veste à peau de serpent, du Bad Lieu­te­nant hal­lu­ci­né d'Herzog au film d'hor­reur ex­pé­ri­men­tal Man­dy en pas­sant par ces in­nom­brables sé­ries B sor­ties di­rec­te­ment en DVD ou en VOD au fil des an­nées 2000, Ni­co­las Cage n'a pas chô­mé. Mais entre les pages people, les Tum­blr en son hon­neur et les fonds de ca­ta­logue de stu­dios, sait-on vrai­ment, au fond, à quoi car­bure Ni­co­las Cage de­puis tant d'an­nées, au point de de­ve­nir la pre­mière star hol­ly­woo­dienne de l'his­toire à être qua­li­fiée de meilleur et de pire ac­teur du monde sans que ce­la n'étonne per­sonne ?

18 avril der­nier. Ni­co­las Cage fait es­cale à Por­to Ri­co pour pro­mou­voir l’un de ses nom­breux films à ve­nir, Pri­mal. En in­ter­view pour le site TheB­last, il lâche une pe­tite bombe : « Pour l’ins­tant, je suis un “film per­for­mer” et je vais con­ti­nuer à faire ça pen­dant trois ou quatre ans avant de me concen­trer sur la réa­li­sa­tion. » Nick Cage, ce pitre flam­boyant et ha­bi­té, cette lé­gende vi­vante, icône hol­ly­woo­dienne et même In­ter­net, tour­nant de­puis un mo­ment dans quelques block­bus­ters et pas mal de pa­nouilles à un rythme de trois, quatre, voire cinq films par an, pren­drait sa re­traite ? Dif­fi­cile d’y croire to­ta­le­ment. De ses dé­buts de bel­lâtre ca­li­for­nien hâ­lé avec l’oncle Cop­po­la à Sai­lor et Lu­la en veste à peau de serpent, du Bad Lieu­te­nant hal­lu­ci­né d’Herzog au film d’hor­reur ex­pé­ri­men­tal Man­dy (pré­sen­té à la Quin­zaine des réa­li­sa­teurs cette an­née) en pas­sant par ces in­nom­brables sé­ries B sor­ties di­rec­te­ment en DVD ou en VOD au fil des an­nées 2000, c’est vrai qu’il n’a pas chô­mé et bien d’autres se conten­te­raient d’ores et dé­jà d’une re­traite do­rée après une der­nière pige ju­teuse du cô­té des sé­ries té­lé. De ses dé­boires fa­mi­liaux, de ses ex­cès en tous genres et de sa fo­lie dé­pen­sière, tout a été dit. Mais entre les pages people, les Tum­blr en son hon­neur et les fonds de ca­ta­logue de stu­dios, sait-on vrai­ment, au fond, à quoi car­bure Ni­co­las Cage de­puis tant d’an­nées, au point de de­ve­nir la pre­mière star hol­ly­woo­dienne de l’his­toire à être qua­li­fiée de meilleur et de pire ac­teur du monde sans que ce­la n’étonne per­sonne ? Quelles bles­sures, quelles ob­ses­sions le poussent à re­pous­ser tou­jours plus loin les li­mites sans ja­mais frô­ler le bur­nout ? Et sur­tout, à l’aune des témoignages de ceux qui l’ont bien connu, ne fau­drait-il pas en­fin prendre au sé­rieux ce qu’il a théo­ri­sé un jour en une for­mule toute simple : « C’est en étant hors de contrôle que je suis le plus en contrôle » ? Ça se dé­fend.

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