ET LE FAIR-PLAY FINANCIER, ALORS?

So Foot Club - - ANALYSE -

On pour­rait pen­ser que, avec près de 200 mil­lions d’eu­ros dé­pen­sés, Milan risque de ter­mi­ner dans le vi­seur du fair-play financier qui dit que l’on ne peut pas dé­pen­ser plus que ce qu’on a ga­gné. Or, Pierre Ron­deau ex­plique que la donne a chan­gé: “Quand l’UEFA a sanc­tion­né Ci­ty et le PSG, elle a été beau­coup cri­ti­quée parce qu’on consi­dé­rait que l’équi­libre com­pé­ti­tif n’était ni res­pec­té ni sou­te­nu, c’était vé­ri­ta­ble­ment tout pour les puis­sants, tout pour les vieux riches, tout pour la bour­geoi­sie du foot­ball. Donc l’UEFA a re­te­nu ces cri­tiques et

lâ­ché du lest.” Les Ros­so­ne­ri sont donc al­lés au-de­vant de l’ins­tance eu­ro­péenne avec le pre­mier “vo­lun­ta­ry agree­ment” de l’his­toire. Cette me­sure adop­tée en 2015 est un al­lé­ge­ment du FPF, per­met­tant à un nou­veau riche de s’écar­ter des règles s’il peut ex­po­ser un bu­si­ness plan viable qui lui per­met­tra de re­ve­nir dans les clous dans les quatre an­nées. “S’il y a un dé­fi­cit, le club met­tra en avant le fait que, grâce à son pro­jet spor­tif, il pour­ra pé­ren­ni­ser ses re­cettes via la per­for­mance spor­tive, et ré­cu­pé­rer la dette qu’il va créer. Le FPF a adap­té la lo­gique de la DNCG fran­çaise, en consi­dé­rant l’as­so­cia­tion d’un pro­jet éco­no­mique et spor­tif ”, conclut Ron­deau. L’UEFA ana­ly­se­ra la re­quête mi­la­naise en oc­tobre.

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