NA­PO­LI JU­VEN­TUS

So Foot Club - - ARRÊTS DE JEU - PAR FLORIAN CADU. PHOTOS: PANORAMIC / DR

En Ita­lie, nom­breux sont ceux qui dé­testent la Juve. Mais les Na­po­li­tains sont sans doute les plus ex­trêmes quand il s'agit de huer la Vieille Dame. Car la ri­va­li­té entre les deux clubs dé­passe lar­ge­ment le foot­ball.

Lorsque l’on vi­site Naples, il est dif­fi­cile d’échap­per aux bars an­ti-Ju­ven­tus. Et aux ban­de­roles in­sul­tant le club tu­ri­nois bran­dies en pleines rues. Sur le ter­rain, la Vieille Dame a pour­tant da­van­tage dû en dé­coudre avec les équipes mi­la­naises ou ro­maines par le pas­sé. Sauf que la ri­va­li­té Na­po­li-Juve va bien au- de­là de la confron­ta­tion spor­tive. Pour les Az­zur­ri, Ita­liens du Sud, Tu­rin fait avant tout par­tie de l’Ita­lie du Nord et re­pré­sente la ré­gion qui au­rait dé­ci­dé d’uni­fier tous les États du pays il y a plus de 150 ans. Et qui se se­rait sur­tout per­mis de piller les caisses des autres com­munes, dont celle de Naples. C’est donc une frac­ture éco­no­mique qui sé­pare les “pauvres du

Mez­zo­gior­no” – in­sulte fré­quem­ment ba­lan­cée par les sup­por­ters tu­ri­nois – et les riches “es­claves de Fiat” – in­jure lâ­chée par les fans na­po­li­tains en ré­fé­rence au construc­teur au­to­mo­bile dé­te­nu par le pro­prié­taire du club. La concur­rence sur la pe­louse entre une Ju­ven­tus ti­tu­laire du re­cord de titres na­tio­naux et un Naples cham­pion en 1987 et 1990 fait le reste. D’au­tant que cette concur­rence s’est am­pli­fiée ces der­nières an­nées, at­tei­gnant son apo­gée lors de l’été 2016 avec le pas­sage de Gon­za­lo Hi­guaín de Naples à la Ju­ven­tus.

Mi­chel Pla­ti­ni et Die­go Ma­ra­do­na

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