Les bonnes ques­tions du mois

So Foot Club - - SOMMAIRE - PAR KE­VIN CHARNAY ET ERIC MAGGIORI. PHO­TOS: PA­NO­RA­MIC/DR

1 POUR­QUOI TOUT LE MONDE AIME ANDRÉS INIESTA?

En larmes, Andrés Iniesta an­nonce qu’il quit­te­ra le FC Bar­ce­lone à la fin de la sai­son. Ce n’est pas seule­ment le Bar­ça qui pleure, c’est toute l’Es­pagne, toute l’Eu­rope. Dé­jà, parce que c’est tou­jours triste quand une lé­gende s’en va. En­suite, parce qu’il est l’un des der­niers ga­rants de “l’ADN Bar­ça”, Xa­vi et Puyol ayant dé­jà ti­ré leur ré­vé­rence. Et que ce­la marque donc ir­ré­mé­dia­ble­ment la fin de quelque chose. Mais sur­tout, parce qu’avec sa peau toute blanche et sa tête de vieux-jeune, Don Andrés avait quelque chose d’at­ta­chant. C’est ce pote que tu au­rais choi­si en der­nier dans la cour de ré­cré parce qu’il avait tout sauf un phy­sique à être bon au foot. Et qui, fi­na­le­ment, s’est ré­vé­lé être le meilleur de l’école.

2 COM­MENT JEAN-MI­CHEL AULAS VIT-IL L’ÉPO­PÉE MAR­SEILLAISE?

Les ten­sions ont ra­re­ment été aus­si vives entre l’OM et l’OL. Après la fin de match hou­leuse au Vé­lo­drome en mars, Jean-Mi­chel Aulas et Jacques-Hen­ri Ey­raud n’ont ces­sé de s’en­voyer des balles sur Twit­ter et de ré­cla­mer des sanc­tions exem­plaires pour le club ad­verse. Sauf que pen­dant ce temps-là, l’OM s’éclate en Ligue Eu­ro­pa, avec en ligne de mire une fi­nale qui se dis­pu­te­ra… à Lyon. Un af­front ul­time dans le stade que Jean-Mi­chel Aulas ché­rit comme un bé­bé. Le pré­sident de l’OL a beau cla­mer qu’il “sou­haite que l’OM se qua­li­fie pour la fi­nale”, on l’ima­gine tout de même en train de bouillir. Et on ne veut pas voir quand ça va ex­plo­ser.

3 DOIT-ON TOUS SUP­POR­TER LE NA­PO­LI?

Mi-avril, il ne reste qu’un seul grand cham­pion­nat où la lutte pour le titre est en­core ou­verte: l’Ita­lie. Dans le rôle du fa­vo­ri, la Ju­ven­tus, sex­tuple cham­pionne en titre, et dans ce­lui de l’out­si­der, le Na­po­li, qui court après un titre de­puis 28 ans. Po­sons-nous la ques­tion: y a-t-il quelque chose de plus en­nuyant qu’un film qui se ter­mine tou­jours de la même ma­nière? Au­cune sur­prise, au­cun twist, les gen­tils gagnent et on connaît la fin avant même de voir le film. Ré­ponse: non. Il faut donc sup­por­ter le Na­po­li. Parce que la Se­rie A, c’est pas Hol­ly­wood!

4 MO­HA­MED SA­LAH PEUT-IL PEN­SER AU BAL­LON D'OR?

Mais don­nez-lui le Bal­lon d’or!” Sans l’ombre d’un doute, il est le meilleur joueur de la pla­nète

ac­tuel­le­ment.” À l’image des mots de Rob­bie Sa­vage et Ste­ven Ger­rard, l’An­gle­terre croit bien te­nir un fu­tur Bal­lon d’or en son cham­pion­nat. Dé­li­rant? Pas tant que ça. Avec 43 buts cette sai­son et des per­for­mances in­croyables en Ligue des cham­pions, l’Égyp­tien se hisse au ni­veau des plus grands. Des ai­liers de mé­tier qui se trans­forment en ma­chines à mar­quer, on en connaît seule­ment deux. Et ils se par­tagent les Bal­lon d’or de­puis dix ans.

5 QUEL AVE­NIR POUR ARSÈNE WENGER?

– Al­ler en­traî­ner Stras­bourg, le club de sa ville de nais­sance. – Ré­cu­pé­rer la sé­lec­tion an­glaise après son éli­mi­na­tion aux tirs au but en Coupe du monde. – Mon­ter un coup d’État chez TF1 pour ai­der Ch­ris­tian Jean­pierre à re­prendre le contrôle des com­men­taires de match. – Se lan­cer dans le ci­né­ma pour in­car­ner le per­son­nage d’Arsène Lu­pin. – Lan­cer sa propre marque de dou­dounes.

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