MARC BOU­TRUCHE

So Foot - - SO FOOT_ AVANT-MATCH - PHO­TO: PA­NO­RA­MIC GA­BRIEL CNUDDE /

Ni de gauche, ni de droite… mais peut-être un peu plus l’un que l’autre, quand même. “J’en ai ras le bol des cli­vages po­li­tiques! Je ne suis pas convain­cu de droite. Je suis plu­tôt à sou­te­nir les en­tre­prises et les chefs d’en­tre­prise, à ai­der les gens qui ont des ac­ci­dents de vie plu­tôt que ceux qui pro­fitent du sys­tème. Je suis par­ti­san du bon sens, sans éti­quette, et je veux qu’on me laisse ma li­ber­té de pen­ser”, clame Marc Bou­truche. À 39 ans, l’an­cien la­té­ral droit du FC Lo­rient et du Stade Bres­tois est maire de la com­mune de Qué­ven, neuf mille ha­bi­tants, dans le sud du Mor­bi­han, de­puis mars 2014 et une cam­pagne “à l’ar­rache”. In­ves­ti tête de liste à peine quatre mois avant, il re­prend alors une ville aux mains des so­cia­listes de­puis plus de soixante-dix ans: “On a fait une cam­pagne comme une équipe de CFA qui joue la coupe de France, qui s’ap­pelle Ca­lais, qui va en fi­nale et qui gagne.” Un vi­rage vers la vie po­li­tique en­ta­mé dès le terme de sa car­rière. Sé­vè­re­ment bles­sé en no­vembre 2008, dé­pas­sé par son ami Ch­ris­tophe Jal­let dans son cou­loir chez les Mer­lus –“un pri­vi­lège, car c’est un très bon joueur”–, Marc Bou­truche rac­croche à 33 ans, à la fin de la sai­son: “Je suis de­ve­nu conseiller mu­ni­ci­pal à Gui­del. J’étais avec un maire qui avait du ta­lent qui m’a fait com­prendre beau­coup de choses. J’ai aus­si mon­té mon ca­bi­net de con­seil en ges­tion du pa­tri­moine. Je suis un cu­mu­lard, moi!” S’il re­bon­dit aus­si vite à l’époque, c’est sur­tout parce que le Bre­ton, bac+5, di­plô­mé d’un DUT fi­nance et comp­ta­bi­li­té et d’une école de com­merce –dont il suit les cours alors qu’il joue avec Brest en Na­tio­nal–, pense à l’après-football de­puis long­temps. “Si on ra­joute que je suis un bon vi­vant et que j’aime bien boire une bière avec les amis, on ima­gine vite que je n’étais pas des­ti­né à une grande car­rière”, ar­gu­mente-t-il. De fac­to, son pal­ma­rès ne dit pas l’in­verse et se li­mite à une par­ti­ci­pa­tion au tro­phée des cham­pions en 2002 (dé­faite 1-5 contre l’Olym­pique Lyon­nais) et un “titre” de cham­pion du Groupe D de CFA avec le SB29. C’est sûr, ça fait maigre com­pa­ré à ce­lui de Co­ren­tin Mar­tins, avec qui il com­mence le football, tout ga­min, au PL Ber­got puis au Brest Ar­mo­rique, club qui le re­père après quelques matchs avec la sélection du Fi­nis­tère. “J’ai joué avec Jal­let, Mo­rel, Coué, Sa­lin… Tout ça, c’est notre pe­tit groupe qui me laisse des sou­ve­nirs gé­niaux”, se conten­tet-il d’évo­quer. D’au­tant que Marc Bou­truche ne s’in­ter­dit pas de voir plus grand dans son nou­veau champ d’ac­tion, la po­li­tique: “Je ne peux pas dire que je vais en faire ma car­rière, mais si on consi­dère que la po­li­tique ap­par­tient aux gens qui per­cutent, qui com­prennent, qui s’in­té­ressent, qui font preuve d’em­pa­thie, et qu’on part du pos­tu­lat que je ne fais pas par­tie des plus cons, j’ai en­vie de dire: pour­quoi ne pas être can­di­dat à la pré­si­dence de la Ré­pu­blique?” À condi­tion que Ch­ris­tophe Jal­let n’ait pas la même idée.

“Je suis un bon vi­vant et j’aime bien boire une bière avec les amis… Je n’étais pas des­ti­né à une grande car­rière”

Shi­va.

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