Pour­quoi j’aime pas… Le tru­cu­lent Tho­mas VDB est for­mel: les matchs sont trop longs.

En so­lo sur France In­ter ou en duo avec Ma­thieu Ma­dé­nian dans Ac­tua­li­ty sur France 2, Tho­mas VDB donne son avis sur à peu près tout. Il n’est donc pas em­mer­dé pour par­ler foot et bri­ser un ta­bou: oui, un match ne de­vrait du­rer que cin­quante minutes.

So Foot - - SOMMAIRE - PAR THO­MAS VDB

Les matchs sont trop longs. Il y a trop de phases où il ne se passe stric­te­ment rien. Comment le foot peut-il susciter un en­thou­siasme aus­si uni­ver­sel quand tu vois le nombre de mo­ments où on se fait chier dans une ren­contre? D’ailleurs, si c’était vrai­ment pal­pi­tant, les mecs n’au­raient pas le temps de s’ou­vrir des bières ou de dé­cou­per des piz­zas. Je suis al­lé voir France-Al­le­magne, à Rio, pen­dant la coupe du monde 2014. For­cé­ment, je suis pris dans le feu de l’évé­ne­ment et je me dis que ça va être un truc de dingue. Sauf qu’on ne va pas se men­tir: c’est dif­fi­cile de trou­ver plus en­nuyeux que ce match. Déjà, la moi­tié du ter­rain était en plein ca­gnard, les mecs jouaient sur de la braise. For­cé­ment, ils avaient du mal à se don­ner à fond sur quatre-vingt-dix minutes.

Selon moi, un match de foot de­vrait du­rer deux fois vingt-cinq minutes.

Les mecs se­raient à fond, il y au­rait beau­coup plus de spec­tacle. On as­sis­te­rait à des trucs aus­si kif­fant qu’un film avec Bruce Willis, quoi. À la fin des cin­quante minutes, s’il y a match nul, on ne s’em­merde évi­dem­ment pas avec les pro­lon­ga­tions et on va di­rec­te­ment aux tirs au but, le truc plus ha­le­tant du foot­ball: c’est comme la par­tie en cho­co­lat au fond du cône gla­cé. Pour ne rien ca­cher, j’avais même pen­sé à sup­pri­mer les matchs pour ne plus faire que des séances de tirs au but, mais ça ren­drait un peu ca­duc le principe de passes, de dribbles et tout ça. En­fin bon, on a déjà chan­gé des règles, ce ne se­rait pas com­pli­qué de chan­ger la du­rée des matchs, pu­tain! Un match de foot, en fait, c’est la du­rée d’une ré­créa­tion. Ou alors de la pe­tite pause du mi­di. Mais pas plus. Tu cours à fond pen­dant dix, vingt minutes, der­rière t’es bien cla­qué et t’es content. Même notre prof de sport ne nous fai­sait pas jouer aus­si long­temps, il avait peur de nous tuer. Après, il faut dire que le foot n’était pas vrai­ment mon truc. Les mecs me choi­sis­saient en der­nier. Voire après le der­nier, c’est-à-dire que les mecs ne sa­vaient même pas que je jouais. sPROPOS RECUEILLIS PAR GAS­PARD MANET / PHO­TO: RE­NAUD BOUCHEZ POUR SOCIETY

“J’avais pen­sé à sup­pri­mer les matchs pour ne plus faire que des séances de tirs au but”

Vie De Bar­bu.

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