Mais qu’est-ce qu’ils footent? Fa­bien Boudarène fait pas­ser des cas­tings pour The Voice.

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La sixième sai­son de The Voice a dé­mar­ré le 28 jan­vier der­nier. Avant de pas­ser sur TF1 de­vant Za­zie, Mi­ka, Florent Pa­gny et M. Po­ko­ra, cer­tains des can­di­dats se sont pré­sen­tés de­vant… Fa­bien Boudarène. Depuis quatre ans, l’an­cien mi­lieu de ter­rain fait pas­ser des pré­cas­tings à plu­sieurs mil­liers de per­sonnes. Une aven­ture qu’il doit à son propre casting, ra­té, en 2012. “Quelques mois plus tard, Bru­no

Ber­beres (di­rec­teur de casting, ndlr) m’ap­pelle pour me dire qu’ils n’ont per­sonne sur SaintÉ­tienne pour faire pas­ser des au­di­tions, for­cé­ment je dis oui. Et depuis, je conti­nue.” Le tout bé­né­vo­le­ment, par amour pour la mu­sique.

Un truc de fa­mille. “Tous les Boudarène jouent. Mon oncle avait même in­ven­té une bat­te­rie avec les deux cas­se­roles de la ma­mie, une boule de chaus­settes et une pe­tite cuillère pour faire le boom boom. Il ta­pait des­sus avec des spa­ghet­tis…” Si son ins­tru­ment reste la gui­tare –il en pos­sède une di­zaine–, “Bi­bi” aime

sur­tout com­po­ser. Par­tout, tout le temps: “Je suis un dé­glin­go. L’autre fois, dans mon bain, je com­mence à fre­don­ner quelque chose, et j’ai écrit une chan­son en six minutes. C’est celle qui a le plus de suc­cès sur Fa­ce­book, elle a été par­ta­gée qua­rante-quatre fois, et douze mille per­sonnes l’ont vi­sion­née en deux mois.” Une pas­sion qui l’a sui­vi tout au long de sa car­rière: “En ren­trant des matchs, à So­chaux, j’écri­vais mes chan­sons sur les sacs pour vo­mir. Si on avait per­du, je ren­trais à la mai­son, j’ap­pe­lais quelques co­pains, on jouait des chan­sons, et le len­de­main matin au dé­cras­sage, c’était ter­mi­né, alors que cer­tains met­taient trois jours à s’en re­mettre.” Le na­tif de Saint-Étienne a tou­jours vou­lu être foot­bal­leur. C’est avec So­chaux que le mi­lieu dé­fen­sif, qui a dé­bu­té chez les Verts, connaît

ses avec plus une belles coupe heures,de la sur­tout,ligue en­la coupe2004 et, d’Eu­rope:que tu y as “Une goû­té, fois tu ne peuxÀ tel point­plus t’en qu’après dé­faire.” une sai­son à Di­jon, Boudarène re­joint la Bul­ga­rie et le club de Lo­vetch pour la re­trou­ver. Les pre­miers mois sont mer­veilleux, jus­qu’au chan­ge­ment d’en­traî­neur: “Un You­go qui vou­lait que les joueurs fran­çais payent pour jouer. Il nous fai­sait le geste avec les doigts. Une fois, deux fois, sauf qu’à la troi­sième, je tra­verse le ter­rain et je vais lui col­ler une droite en plein en­traî­ne­ment.” Il re­bon­dit à Cluj, en Roumanie: “C’était la ca­tas­trophe, on s’en­traî­nait sur du sable et on n’était pas

payés.” Re­tour en France, à Vannes, en L2, puis à Au­rillac et Pon­ti­vy, en CFA, avant de re­ve­nir chez lui, en 2012, à Feurs, club de CFA2 près de Saint-Étienne. Là, ce­lui qui vou­lait se re­con­ver­tir dans la mu­sique trouve sa nou­velle vo­ca­tion: en­traî­neur. “Je n’ai ja­mais ga­gné d’ar­gent avec la chan­son, mais je ne déses­père pas de sor­tir un al­bum, pour mon plai­sir, même s’il se vend à quatre exem­plaires…” L’ac­tuel coach de Lure, en Franche-Com­té, a le bon­heur simple: “Quand on est entre amis, qu’on sort les gui­tares et des bonnes bou­teilles de vin, c’est le pa­ra­dis.” Et il

faut bien quel­qu’un pour le chan­ter. yPAR GAS­PARD MANET / PHO­TO: PANORAMIC

“En ren­trant des matchs, à So­chaux, j’écri­vais mes chan­sons sur les sacs pour vo­mir”

Le mon­sieur de chez Peu­geot a quelque chose à vous dire.

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